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 what are you doing ? ♦ ichinose & yan

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MessageSujet: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Mar 29 Sep - 23:39



what are you doing ?


La journée a été relativement tranquille. Après avoir emprunté les transports en commun, je suis enfin rentré chez moi. Samedi. C'est certainement la journée que je préfère. Celle qui annonce enfin le week-end, mais aussi le début d'un peu de repos, de calme et de silence. Les matinées sont relativement paisibles généralement ce jour-là, puisque les étudiants sont fatigués, et réclament tout comme le corps enseignant un peu de répit dans cette vie de folie. Je suis comme tout le monde, poser mes fesses dans le canapé pour regarder les débilités de la télévision me fait rêver. Pas aujourd'hui, cependant. Je n'en ai pas le temps. Je retire avec soin les nombreuses feuilles de ma sacoche pour les déposer sur la table, et redescends afin de sortir du bâtiment. La journée est déjà bien avancée, et je n'aurai pas vraiment le temps de profiter.

Le vent se promène lui aussi, au point de se faufiler sous nos vêtements pour nous donner des frissons. Je remonte ma veste pour cacher mon cou et affronte courageusement les températures lunatiques. Je marche dans la rue rapidement, ne faisant pas attention à la foule qui se contente également de mener sa vie comme il se doit. C'est samedi, j'aurai du aller faire les courses dans la semaine pour éviter la populace, mais je n'en ai absolument pas eu le temps. En entrant dans le supermarché du coin, le plus près de chez moi, je prends un caddie et me détends un petit peu. Il n'y a pas grand monde qui vient acheter à manger, ils doivent certainement parader dans les rues, boire une boisson chaude ou faire du shopping. Les étudiants ont raison de dépenser leur argent dans les vêtements, bijoux ou autre : c'est leur manière à eux de décompresser, de relâcher la pression des cours. Je mets plusieurs variétés de légumes dans mon caddie, comme de la salade, des carottes, du céleri … Je réfléchis en même temps à ce que je vais me préparer à manger ce soir. C'est une question existentielle pour moi.

Alors que je passe devant les paquets de viande, une idée me vient. Cela fait un petit moment que je n'en ai pas fait, et ça me met l'eau à la bouche rien que d'y penser. J'encaisse et paie mes achats (qui ne sont pas nombreux en fin de compte) et me dirige vers la boucherie. De retour dehors, avec trois sacs à bout de bras, je décide de rentrer. Je prends donc le sens inverse, le chemin qui mène à mon appartement, mais en passant devant une boutique fermée, je m'observe deux minutes dans la baie vitrée. Je devrais prendre une douche. Je ne suis pas sale, bien au contraire, mais mes cheveux ont besoin d'un peu de repos eux aussi. J'acquiesce physiquement pour moi-même et reprends la route, en accélérant le pas. De nouveau au chaud, je range les courses dans le réfrigérateur et les placards, puis me dirige vers ma chambre. Je retire l'ensemble de mes vêtements et les mets tout de suite dans la machine à laver, puis enfile mon peignoirs. Finalement, je vais faire un bain. J'ai des dizaines d'examens écrits à corriger, et je vais en avoir pour plusieurs heures. Autant que je sois détendu au maximum pour le faire.

Je m'en vais donc dans le salon, le temps que l'eau du bain remplisse la baignoire et m'affale dans le canapé pour fermer les yeux quelques secondes. Le calme environnant me fait un bien fou, j'ai même l'impression d'être sourd tellement c'est inhabituel. L'université est si bruyante que je m'ennuie presque de ne pas avoir des centaines d'étudiants autour de moi. J'allume donc un peu de musique pour éviter de ressentir la solitude et me laisse bercer par les mélodies. Je me relève très peu de temps après pour aller vérifier le niveau de l'eau, et constate que c'est suffisant. J'éteins donc le robinet, retire mon peignoirs et glisse lentement mon corps dans la chaleur apaisante. Je me relaxe au maximum, j'inspire et expire lentement. J'immerge totalement mon corps dans l'eau, retenant ma respiration, fermant les yeux afin de ne pas me noyer bêtement. Je ne reste que quelques secondes dessous avant de revenir à la surface, et d'essuyer mon visage avec mes mains, pour chasser les gouttes d'eau. Je secoue un peu mes cheveux pour éviter qu'ils soient complètement plaqués sur mon front. Alors que je m'apprête à m'affaler dans la baignoire, la sonnerie de l'appartement retentit.

Je m'arrête. De bouger, et de respirer, évitant ainsi les vibrations de l'eau et ses bruits naturels. Je suis aux aguets, j'attends encore un peu, mais de nouveau, je l'entends sonner. Plusieurs fois, presque impatiemment. Je fronce les sourcils, prends mon peignoirs et l'enfile. La porte de ma chambre ouverte, je crie « j'arrive ! », ce qui parvient certainement jusqu'au visiteur inconnu devant la porte. Je me demande qui c'est. Je vérifie mon portable, mais pas d'appels, ni de messages. Qui est si pressé de me voir ? Je m'essuie rapidement le corps, surtout les pieds afin de ne pas mettre d'eau partout, et me dirige vers l'entrée. « Qui est-ce ? » Je ne laisse pas le temps de répondre et ouvre. Mes yeux s'agrandissent. Ma surprise est grande, indescriptible. Qu'est-ce qu'il fait là ? « Ichinose ? »

Paroles de Qiyi : #9E7160


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Dernière édition par YAN Qi Yi le Dim 4 Oct - 23:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Mer 30 Sep - 20:08


What are you doing ?
Qi Yi + me
Le soleil se lève doucement sur le port de Yokohama. Je sens un frisson parcourir ma colonne vertébrale. J’enfonce encore plus mes mains dans les poches de mon gros gilet en laine, doublé de polaire. Je me balance d’un pied sur l’autre en tendant que me procurer un semblant de chaleur. Rentrant mon cou dans mon écharpe XXL, je commence à maudire ses pêcheurs qui me mettent en retard en cours. Je me suis levé très tôt pour récupérer notre pêche, retourné au restaurant pour la déposer avant de filer à l’université tout en finissant ma nuit et mon petit déjeuner dans le train. Mes journées ressemblent plus à celles d’un ministre qu’à celles d’un étudiant en quatrième année de commerce. Je me demande comment je peux chercher un stage, finir mes études et continuer à travailler pour ma famille sans terminer à l’hôpital pour épuisement. Ma vie était devenue un enfer au fur et à mesure que je vieillissais. Je meurs d’envie de tout envoyer balader mais ma famille ne me laissera jamais faire.

Le bateau finit par arriver, je récupère notre pêche et fonce à la gare pour reprendre le train. Sur les différents trajets que j’effectue aujourd’hui, je dois bien m’assoupir à chaque occasion. Mes rêves ne sont pas de tout repos mais je ne vais pas me plaindre alors que je pourrais travailler toute la journée au restaurant et subir la mauvaise humeur de mon père. Les cours sont une torture, ces derniers temps. Je manque toujours de m’endormir et évidemment mon comportement ne passe pas inaperçu surtout avec le professeur Yan. Il se mêle toujours de ce qui ne le regarde pas celui-là. Je ronchonne mais cela me fait plaisir de voir que quelqu’un s’intéresse à moi. Quand je peux enfin revenir chez moi, je ne désire qu’une chose : me laisser échouer sur mon lit.

Malheureusement mon paternel décide de me réquisitionner en cuisine. Je dois assurer le service du midi ainsi que du soir. Je ne vais pas pouvoir tenir une journée sans dormir. Quand l’activité diminue, je me faufile dans la maison familiale pour aller fermer les yeux quelques instants. Je ne sais pas combien de temps je dors mais je me souviens de mon joli rêve. Je me baigne dans une eau douce et sucrée. Elle sent le multi-fruit, mon jus de fruits favori. Je n’aime pas les autres car cela pique la langue et me donne des larmes au coin des yeux. Je suis encore dans cette eau agréable quand une vive douleur me fait pousser un cri. J’ouvre précipitamment les yeux, je suis réveillé ! Ma grand-mère ne donne des coups de canne en me hurlant que je suis un fainéant. Purée ! Il faut toujours que cette vieille bique me casse les pieds. Son regard est rempli de la haine que je lui inspire. Mon cœur bat de façon désordonnée. Je ne sais pas ce que je leur ai fais mais on ne désire pas de moi dans cette famille. Je tente de battre en retraite à l’autre bout de mon lit mais elle est encore agile cette sorcière. Les coups continuent mais je réussis à esquiver. Je cours dans les couloirs. Mon objectif ? Quitter cette maison de malade !

Je ne sais plus vraiment comment je sors de chez moi, en enfilant mes chaussures en courant dans la cour. Je passe mon gilet quand je suis dans le train. Machinalement j’ai pris la ligne qui me mène chez ma sœur, Aruka. Je suis plus proche d’elle que les autres. Je fouille dans mes poches pour la prévenir de mon arrivée. Merde ! J’ai oublié mon téléphone ! Je ferme les yeux en priant pour qu’elle soit chez elle, un samedi soir. En sortant de la gare, je laisse mon instinct me guider… sauf que ce con me fait tourner une rue trop tôt et je me retrouve dans la rue de mon professeur d’anglais. Je me plante devant son immeuble en me demandant ce que je dois faire. Je compte faire demi-tour quand une vieille dame arrive, les mains chargées de courses. Je lui souris et me précipite à sa rencontre. Je me propose de lui porter ses sacs et je la suis dans l’immeuble. Je ne suis pas assez débile pour proposer mon aide à n’importe qui, il s’agit de la propriétaire de l’immeuble. Je peux ainsi rentrer sans que l’on ne me soupçonne. En arrivant devant chez elle, elle me remercie en me donnant des légumes. Ouais ! Je m’incline et fonce vers l’appartement de mon professeur. Je toque à plusieurs reprises avant d’entendre sa voix de l’autre côté de la porte.

Quand cette dernière s’ouvre, je suis surpris de le trouver dans une tenue quelque peu dénudée. Il est en peignoir ! Je cligne des yeux plusieurs fois en essayant de reprendre mes esprits. Je dois avoir l’air un peu idiot car je l’entends m’appeler par mon nom de famille. Mécaniquement je lève mon bras au bout duquel se trouve le sac offert par la proprio.

« Vous avez faim, j’espère ! »

Non mais je suis sérieux ? Je n’ai rien trouvé comme excuse que ça ? Je franchis le seuil de sa porte et défait mes chaussures avant de rentrer dans son appartement.


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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Lun 5 Oct - 0:55



what are you doing ?


En voyant son visage, je me souviens vaguement de cette semaine. Il y a certains noms qui me restent en mémoire, des comportements que je ne loupe pas, des figures que je reconnais à chaque couloir, parfois même des voix que je pourrai reconnaître dans un brouhaha sans nom. Ichinose Shin. Ce gamin fait partie de ce genre de personnes. Je suis généralement observateur, mais celui-là attire l’œil. Est-ce son apparence ou tout simplement un charisme naturel qui se dégage de lui ? Je ne saurai le dire, mais il m'est déjà arrivé de poser mes yeux sur sa silhouette. Trois fois cette semaine, je l'ai repris durant ma classe. Deux fois parce qu'il ne cessait de discuter, et s'il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est bien que l'on ne m'écoute pas. Les règles sont les règles, tous ceux qui m'ont comme prof d'anglais le savent, et je ne leur laisse que très rarement deux chances. Le premier commentaire est amical ; à la deuxième remarque, je demande tout aussi amicalement de prendre la porte et de ne revenir que lorsqu'on sera intéressé par mon cours.

Cette semaine, j'ai remarqué plusieurs comportements différents chez Ichinose. Il était distrait, et passait le plus clair de son temps à discuter. Ce qui m'a désagréablement dérangé, et ce sont les deux fois où je lui ai fait de gentilles réflexions. Ce matin-même, c'était différent. Il n'était pas bruyant, ni même dérangeant d'un point de vue sonore, ni agité ou incontrôlable, comme certains peuvent l'être parfois en fin de semaine, mais endormi sur sa table. Je n'ai absolument rien dit, ce qui a du en étonner plus d'un. Dormir en cours … Je pars du principe que c'est une université, que les étudiants sont assez grands pour sécher les cours qu'ils veulent pour dormir chez eux ou dans leur dortoir, mais jusqu'ici Shin ne s'était jamais endormi pendant MON cours. Cela m'a interpellé, je me doutais bien qu'il se passait quelque chose en ce moment dans sa vie, mais je ne savais pas quoi. Je suis prof, mais avant tout humain, et pas un monstre. Je suis d'ailleurs très à l'aise avec les jeunes. Faut dire que je ne suis pas si vieux non plus. « Ichinose Shin, passez à mon bureau lorsque la salle sera vide, s'il vous plaît. » lui avais-je dit lorsque la fin du cours avait sonné. En bon enseignant, je lui avais proposé mon aide, une oreille qui pourrait l'écouter et une épaule sur laquelle s'appuyer s'il avait des soucis personnels. Je ne savais même plus comment j'avais été amené à dire de telles choses. Je passais peut-être pour un pervers en agissant de cette façon. Mais mes intentions sont bien trop bonnes pour être mal vues, n'est-ce pas ?

J'ai beau réfléchir, sur le coup, je ne vois aucune raison de sa présence ici. S'il a réellement besoin d'un coup de main, il doit avoir des amis ou une famille ? Il est vrai que je ne sais pas de quelle nature sont ses problèmes, mais rien ne justifie sa présence là, devant ma porte, avec un sac de légumes frais et une mine un peu perdue. Je dois avouer que me présenter dans cette tenue devant un étudiant, un de mes élèves, est peu convenable mais je me répète, IL N'A RIEN A FAIRE ICI. Je ne veux pas paraître impoli, alors je me mets immédiatement à penser à quelque chose pour le faire partir. Un de mes élèves chez moi. Un étudiant chez un prof de fac. Je crois que la fin de ma carrière approche plus vite que prévu. Il brandit le sac devant moi. « Vous avez faim, j’espère ! » Je fronce les sourcils, le temps de me rendre compte qu'il est entré sans même me demander la permission. Oui, quitte à enfreindre les règles, autant le faire jusqu'au bout, n'est-ce pas. Ma raison me crie de le jeter à coup de pieds hors de mon espace personnel, alors que ma conscience me demande de prendre le temps de savoir pourquoi il est là. Mais comment il a su que je vivais ici ?

Je glisse mes mains dans les poches de mon peignoir blanc et le regarde retirer ses chaussures, puis entrer, sans gêne. Je l'observe quelques instants, sans savoir quoi lui dire, mitiger entre deux avis intérieurs. Que faire ? Je pousse un léger soupir et marche en direction de la cuisine. « Voulez-vous quelque chose à boire ? » Je tire un placard pour prendre deux verres et les pose sur un plan de travail, avant de me tourner de nouveau vers lui. J'appuie le bas de mon dos contre le bord d'un meuble et le fixe perplexe. « J'ai tellement de questions à vous poser que je ne sais pas par laquelle commencer. » J'ai l'impression que quelque chose ne va pas malgré son air enjoué, et je suis bien curieux de savoir pourquoi il est là. Je me mords la lèvre tout en réfléchissant à une raison. S'il est ici … C'est qu'il a besoin de prendre l'air. Qui suis-je pour poser des questions ? … Mais je dois savoir ! Je ferme les yeux, le temps de pousser un léger soupir et de nouveau, le regarde.

Paroles de Qiyi : #9E7160


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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Lun 5 Oct - 21:13


What are you doing ?
Qi Yi + me
Mais qu’est-ce que je vais faire chez lui ? Cette question me traverse l’esprit au moment où il ouvre la porte de son appartement. Je ne suis pas certain de connaître la réponse. Je crois que mon corps a choisi lui-même de m’emmener ici. Je pense que inconsciemment je suis partie à la recherche d’une personne qui se souciait de moi… non pas de la façon dont ma famille se soucie de moi. Une personne qui ne lève pas la main sur moi en me hurlant que je suis un incapable à la moindre occasion. Mes sœurs sont toutes adorables avec moi, elles ont toujours cherché à me protéger et me sortir de cet enfer mais elles ont peur de mon père. Je les comprends ! Je pensais en sortant du train que je me rendrai chez Aruka, la plus jeune. Je suis donc surpris de me retrouver devant l’appartement de mon professeur d’anglais… enfin pas vraiment. Il est probablement la personne qui se préoccupe le plus de moi en dehors de ma famille. Je ne suis pourtant pas un élève brillant, je me débrouille surtout dans sa matière. Je suis toujours surpris de le voir faire attention à moi. Certes généralement il me fait remarquer que je ne suis pas attentif mais même ses remarques sont plus agréables à entendre que celles de ma famille.

Ce matin, en cours je me suis endormi alors que je luttais. Je suis honteux de mon comportement ! Cela ne m’arrive jamais ! Je suis mortifié quand il me demande de le retrouver dans son bureau à la fin du cours. Je me souviens que mon cœur battait tellement vite que j’ai bien cru qu’il allait exploser. Je ne voulais pas le décevoir. Son discours sonne un peu creux, ce n’est pas la première fois que l’on me propose de m’écouter… mais en réalité tout le monde se fout pas mal de ce que je vis. Sa sollicitude me touche bien malgré moi. J’aimerai vraiment croire qu’il se soucie de moi mais une petite voix me dit de me méfier. Mon père semble être une personne honnête et aimante alors que c’est un connard qui frappe son fils. Quand je suis rentré à la maison, je pensais que ma journée ne pouvait pas être aussi pourrie qu’elle ne l’était déjà. C’était sans compter sur cette vieille bique ! Généralement je fuis la maison quand tout le monde dort mais je ne pouvais pas rester plus longtemps sous le même toit que cette folle. Je suis de service ce soir, je sais que mon absence va leur causer des problèmes mais je ne veux pas rentrer.

Je regarde la porte de l’appartement comme si elle était une barrière que je devais décider de franchir ou non. Est-ce que je suis prêt à laisser quelqu’un prendre soin de moi ? Je ne suis pas certain que je veuille mêler une personne aussi gentille que le professeur Yang… à cet enfer. Inconsciemment, je suis venu chez lui. Je ne sais pas ce que cela signifie mais je suis là. Quand il ouvre la porte, il est en peignoir. Mon cœur loupe plusieurs battements devant cette vision. Merde ! Il est vachement sexy ainsi ! Je reste muet pendant quelques secondes, un vrai exploit. Reprenant le contrôle de mon corps, je fais irruption chez lui sans demander l’autorisation d’entrer. Lorsque je passe près de lui, son odeur m’enveloppe et je me sens tout bizarre. Il me demande si je veux boire quelque chose. Oh il ne me fout pas dehors ?! Je suis surpris ! Je le suis comme un petit chien dans sa cuisine et le regarde sortir deux verres du placard.

« J'ai tellement de questions à vous poser que je ne sais pas par laquelle commencer. »

Je souris car je comprends bien qu’il est dévoré par la curiosité. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bavard sur ma famille alors il devra faire preuve de patience ou trouver le moyen de me faire parler. Remarque s’il reste en peignoir, je risque de craquer. Je m’approche de l’évier et sors les légumes du sac. Je me félicite d’avoir aidée la vieille dame ainsi je ne suis pas arrivé les mains vides. Je sens son regard sur moi. C’est une sensation très étrange. Je me tourne vers lui et lui réponds :

« Autant ne pas les poser dans ce cas-là. »

Non mais je suis sérieux ? Je viens de parler ainsi à mon professeur ? Je suis dingue ! Je ne veux pas qu’il m’interroge sur ma famille. Il serait effrayé et me jetterait dehors. Je ne veux pas qu’il se détourne de moi, il est le seul qui se préoccupe de moi. Je retourne aux légumes.

« Vous n’avez pas encore mangé, j’espère ! Je vais vous préparer à dîner. »

Je suis une personne sans gêne ? Normalement non… mais avec lui, oui ! Mon cœur bat plus rapidement dans ma poitrine en attendant sa réaction.


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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Mer 7 Oct - 16:36



what are you doing ?


tenue ♦ J'ai bien envie de me dire : « qui suis-je pour me mêler de sa vie ? », mais il est chez moi. Par je ne sais quel moyen il est parvenu à trouver le lieu dans lequel je vis, et cela ne m'enchante pas vraiment. Je suis déjà assez souvent à l'université, on est samedi, j'avais besoin d'un peu de repos et voilà que Ichinose Shin débarque sans prévenir. Je suis un peu perdu, est-ce que j'aurai loupé quelque chose sur le chemin ou à la fac ? Je ne pense pas … Plus j'y réfléchis, et plus j'en suis certain : je lui ai simplement proposé mon aide, mon écoute, mes conseils, pas mon canapé, ni même une soirée ou un dîner. Je ne sais pas vraiment quoi penser de son comportement et de sa venue, mais peut-être qu'il sera capable de me le dire tout seul, comme un grand. En attendant, je ne peux pas le chasser de cette façon, même si je devrais le faire, puisque ce ne sera pas bien vu un étudiant avec un prof ; je ne suis pas ainsi.

Alors le bas du dos contre un plan de travail de la cuisine, j'attends en le regardant. J'ai toujours la désagréable impression qu'il y a quelque chose qui cloche, mais qu'il n'en parlera pas. Pourquoi être venu s'il ne veut rien dire ? Ou peut-être qu'il a simplement besoin de fuir ses problèmes. Je continue de penser que ce n'est pas la solution, mais pour le moment, je ne vais que l'observer, afin d'agir au mieux. Après mon interrogation implicite, il sourit. Contrairement à lui, cette situation ne me fait absolument pas rire, elle n'est même pas un peu amusante. Je risque gros en l'accueillant ainsi. Il agit comme s'il était chez lui, il sort de son sac en plastique des légumes frais, comme si c'était normal, comme s'il y était habitué. « Autant ne pas les poser dans ce cas-là. » Il me le dit en se tournant vers moi, et je le fixe, sans que mon expression ne change. Comme je m'en étais douté, il ne souhaite pas en parler. Je croise les bras sur mon torse, tout en réfléchissant. À plein de choses à la fois à vrai dire, j'ai du mal à faire le tri et ordonner ma cervelle.

« Vous n’avez pas encore mangé, j’espère ! Je vais vous préparer à dîner. » Détournant son attention de moi, il s'occupe de nouveau des légumes. Qu'il débarque ici, c'est une chose, qu'il touche à mon appartement et mes affaires en est une autre. Je m'approche de lui, la mine sérieuse et accroche son regard sans le lâcher. « Je ne doute pas de vos compétences, mais par principe, vous ne toucherez pas à ma cuisine. » Dans la semaine, j'avais tout bonnement consulté sa fiche de contact, pour constater que ses parents possédaient un restaurant dans un quartier voisin de Shibuya. Logiquement, il devait certainement aider l'affaire familiale de temps en temps et avoir de bonnes connaissances en cuisine, mais je suis réticent à l'idée d'avoir quelqu'un chez moi. Peut-être est-ce aussi le fait que je n'y suis pas habitué. Dans tous les cas, il est hors de question de le laisser faire quelque chose.

En baissant les yeux, je m'aperçois que ma tenue n'est absolument pas appropriée pour recevoir quelqu'un, un étudiant qui plus est. « Ne touchez à rien, je vais m'habiller. » Je préfère lui dire qu'il ne touche à rien, parce qu'il est venu jusqu'ici, alors il serait certainement capable de cafouiller un peu partout. La façon dont je pense de lui paraît négative, mais il n'en est rien. En fait, je l'aime plutôt bien ce gosse. Quoi qu'il en soit, je dois absolument mettre quelque chose sur le dos. Mes pas se dirigent dans ma chambre, je pousse la porte afin qu'elle se ferme. Cela me fait drôle qu'elle soit close, généralement, je laisse ouvert puisque je vis seul. Je pousse un soupir en regardant l'eau moussante de mon bain. Adieu détente. Je retire mon peignoir, l'accrochant sur un cintre et me glisse dans la douche. Elle est rapide, juste le temps de me mouiller, shampouiner, laver, rincer, puis je sors et me dirige vers mon dressing. Il n'est pas bien utile que je mette un costume à la maison, mais je ne peux pas non plus paraître négligé avec un invité dans le coin. Je fouille la penderie, à la recherche d'une tenue décente, puis tire un jean, ainsi qu'un pull fin de couleur grise. J'enfile d'abord un boxer, avant le reste, ce qui est logique, puis mets mes pieds dans mes chaussons avant de revenir dans le salon. Je cherche des yeux la silhouette de mon invité surprise dans l'appartement, tout en ébouriffant un peu mes cheveux mouillés du bout des doigts pour qu'ils ne soient pas collés entre eux.

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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Mer 7 Oct - 17:51


What are you doing ?
Qi Yi + me
Mes sœurs auraient été mortifiées par mon comportement. Je débarque ainsi chez mon professeur, sans avoir été invité au préalable. Les connaissant, elles m’auraient fait la morale puis voyant que je boudais elles auraient fini par se jeter sur moi pour me faire des câlins. On ne pouvait pas me qualifier d’enfant pourri, gâté car c’était loin d’être le cas. En revanche j’étais d’accord pour dire que mes sœurs me couvaient un peu trop. Je ne sais pas pourquoi je pense à elles maintenant. Je regarde le sac de légumes que j’ai posé sur le plan de travail. Je le regarde comme si la réponse à tout se trouvait inscrite dessus. Pourquoi je suis venu ? Pourquoi fallait-il que je mêle mon professeur à tout ça ? Je ne ferai que lui créer des ennuis. Il me rappelle mes grandes sœurs, il se préoccupe de moi. Sa sollicitude me touche bien plus que je ne veux le laisser voir. Ce n’est pas tous les jours que l’on fait attention à ma petite personne. Je tente de cacher mes problèmes par des bavardages joyeux et intempestifs mais mon regard ne peut pas tout cacher. Je sais que mes yeux sont souvent tristes ou fatigués comme si je n’avais pas 22 ans mais au moins 60 ans. Je ne cherche pas à attirer la pitié des autres. D’ailleurs je ne parle jamais de ce qui se passe chez moi. Je laisse les gens s’imaginer ce qu’ils veulent sur moi. J’ai déjà entendu dire que je collectionnais les conquêtes. Cela me fait bien rire car je n’ai jamais embrassé qui que ce soit. Certains disent que je fais du trafic et que je me sers du restaurant de mes parents comme de couverture… comme si j’avais du temps à perdre en connerie. Mon père ne me laisserait jamais faire une telle chose. Les gens pouvaient être idiots !

Lorsque mon professeur me dit que les questions se bousculent dans sa tête, je sens mon dos se raidir. Non je ne veux pas qu’il me questionne ! Je dois fuir par tous les moyens ces interrogations. Je ne veux pas que mes sombres secrets soient révélés. Mon cœur se met à battre beaucoup plus vite dans ma poitrine. Je cherche un moyen de m’échapper et je ne trouve rien de mieux que de lui dire de garder ses questions pour lui comme il ne sait pas par laquelle commencer. Je sais que je suis culotté de lui répondre ainsi mais je ne veux pas qu’il soit au courant de ce qui se passe chez moi. Je vais déjà lui créer des ennuis si les gens apprennent que je suis venu chez lui, alors s’il apprenait ce que je cache ce serait pire. Je préfère changer de sujet. Je lui annonce que je vais lui préparer son dîner. Cuisiner, c’est la seule chose dont je sois capable. Probablement aussi le seul domaine dans lequel je me débrouille. Je tends le bras pour prendre des ustensiles quand je l’entends me dire :

« Je ne doute pas de vos compétences, mais par principe, vous ne toucherez pas à ma cuisine. »

Ses mots me font l’effet d’un coup porté derrière la nuque, je peux vous dire que cela fait mal. Mes mains se mettent à trembler. Je serre les poings tellement forts que mes jointures blanchissent. Mon cœur bat fort dans ma poitrine. Je pensais qu’il était différent des autres mais en faites il n’est pas mieux. Je n’entends pas ce qu’il me dit ensuite. Je me mords la lèvre inférieure pour retenir mes larmes. Je ne sais pas combien de temps je reste debout dans sa cuisine. Je me souviens seulement que je ne veux pas rester. Je préfère retourner au restaurant plutôt que de continuer à faire semblant. Il s’est bien moqué de moi ! Je suis déçu mais surtout je m’en veux. Je suis en colère après moi. Comment ai-je pu être aussi naïf ? Pourquoi ferait-il attention à moi ? Je suis uniquement un étudiant parmi tant d’autres. Je n’ai rien de spécial. Je pensais vraiment que le professeur Yan était différent mais non il fait seulement semblant. Je ne sais pas expliquer ce que je ressens mais j’ai bien compris que je n’étais pas le bienvenu. Je pensais avoir trouvé un endroit où je me sentais en sécurité sauf que ce n’est pas le cas.

Il avait quitté la pièce sans que je m’en rende compte. Je fais demi-tour et me dirige vers la porte d’entrée. Je ne veux pas rester une minute de plus surtout que je sens que je ne pourrais pas retenir mes larmes plus longtemps. Je m’assois dans l’entrée pour remettre mes chaussures. Non mais pourquoi j’ai choisi de mettre ses baskets ?! Fait chier ! Les lacets sont tellement grands que je suis obligé de les faire sinon je risque de me prendre les pieds dedans en marchant. Je ne sais pas où je vais aller mais loin de chez lui. Je n’ai même pas mon téléphone pour prévenir ma sœur, Aruka… Je suis tellement occupé à remettre mes chaussures que je ne remarque pas son retour. Je ne sais pas pourquoi mais je me retourne. Mes yeux remplis de larmes se posent sur lui. Mon cœur bat plus vite. Je me lève pour quitter son appartement…


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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Mer 7 Oct - 18:52



what are you doing ?


tenue ♦ L'eau coule sur ma peau, et je réfléchis un peu à ce que je viens de dire. Est-ce que je n'ai pas été trop dur ? Je me mets à culpabiliser. Je viens de l'envoyer balader, clairement, et sans classe. Je passe mes mains sur mon visage, alors que l'eau chaude lèche mon corps avec intensité. Comment a-t-il pu réagir face à mes paroles ? Je colle mon front contre la paroi froide et ferme les yeux, regrettant d'être toujours aussi strict avec moi-même, ainsi qu'avec les autres. Ayant perdu mes parents, je n'ai pas eu le choix que de grandir seul et de me créer des barrières, des limites, des règles, au quotidien, dans ma vie privée et professionnelle, tout le temps, partout. Je prends une grande inspiration puis relâche l'air de mes poumons d'un seul coup en me dépêchant de terminer ma douche. Ce n'est qu'en sortant, devant mon dressing, une serviette autour du bassin, que je me demande quel genre de tenue je vais pouvoir mettre. Je dois être détendu, sans pouvoir autant paraître négligé. Généralement, je ne m'embête pas, j'enfile short et t-shirt, mais je ne peux pas faire ça devant quelqu'un.

J'opte pour un jean bleu, délavé sur les cuisses, et un pull gris, qui ne sera pas trop inconfortable à porter. La matière est également douce et ne risque pas d'abîmer ma peau. J'approche ma main de la poignée de la chambre mais m'arrête à seulement quelques centimètres. Comment m'excuser ? Lui faire comprendre que je ne voulais pas le blesser, ou le contrarier, ou même paraître désagréable. Le truc, c'est que je me soucie réellement de ce gamin, et que son regard en dit long sur ce qu'il vit. Je n'écoute pas les ragots concernant les étudiants, mais peut-être que je devrais parfois. Si je commence … Je n'ai pas fini d'entendre des bêtises, je crois. Autant ne pas le faire, et accorder ma confiance en ce jeune qui ne demande qu'un peu d'aide, un peu de changement dans son quotidien. Je ne l'avais encore jamais vu s'endormir en cours, et cela prouve bien que quelque chose le dérange en ce moment. J'aimerai le connaître afin de l'aider, mais je dois d'abord lui montrer que je suis une bonne personne. J'ai agi comme un idiot, et mes mots étaient bien trop durs pour quelqu'un qui veut sincèrement lui donner un coup de main. De nouveau je pousse un soupir, histoire de me donner un peu de courage et appuie sur la poignée afin de voir le salon.

Mes yeux se portent sur le dernier endroit où je l'ai vu : la cuisine. Je balaye très rapidement les lieux, pour ensuite diriger mon regard vers le salon. Je fronce les sourcils, et affûte mes recherches en m'avançant un peu dans la pièce. Je ne le vois nulle part, et immédiatement, je me mets à penser qu'il est parti. J'ébouriffe mes cheveux pour leur donner un peu de volume, mais sans grande conviction, parce que je suis mangé par la culpabilité. Je mords ma lèvre inférieure quand j'entends un léger bruit derrière le paravent qui coupe l'accès à la chambre et l'entrée. Je fais le tour et mon cœur se sent tout de suite soulagé de le voir encore là. Très légèrement cependant, parce que quand je comprends qu'il est effectivement en train de partir, enfilant ses chaussures précédemment retirées, mon cœur se serre. Ce qui me rend mal, c'est la détresse que je peux lire dans son regard lorsqu'il sent ma présence pas loin de lui. Je n'ai pas pensé une seule seconde au fait que mes paroles puissent provoquer ce genre d'effets. Lui qui paraît si sûr de lui, me montre clairement sa sensibilité, et mon ventre se tord. Il se lève, prêt à partir, à quitter mon appartement, à m'abandonner, mais ma main se pose vivement sur la porte, afin qu'il ne l'ouvre pas. Je le regarde sans savoir quoi dire. Ok, je ne veux pas qu'il s'en aille ; ok, je veux m'excuser : mais comment le lui dire ou le lui faire comprendre ? Maintenant qu'il est là, je ne vais pas le laisser dans cet état.

Ce qui me fend le cœur, c'est de me rendre compte que s'il est venu ici, c'était pour se changer les idées et avoir quelqu'un pour l'aider, même s'il ne parlait pas de ses problèmes. C'était ce que je voulais à la base, ce matin, lorsque je lui ai proposé de l'écouter, je voulais sincèrement qu'il puisse se reposer sur quelqu'un. Avoir une personne avec quelques années de plus à son compteur près de soi ne fait pas de mal. Je sais qu'il a des sœurs, mais un regard extérieur ne peut pas être mauvais. « Shin … » Je ne sais pas quoi dire d'autre, mes mots sont bloqués, les excuses sont encore loin d'être prononcées. Mon bras sur la porte vient l'attirer contre moi afin de le consoler, mes doigts viennent caresser ses cheveux avec douceur, alors que l'autre main glisse de haut en bas le long de son dos. « Je ne voulais pas vous faire fuir … »

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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Mer 7 Oct - 22:19


What are you doing ?
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Mon existence ne peut pas être un joli conte de fées dans lequel un prince charmant viendrait à mon secours pour me sauver… Non ! Je dois cesser de croire que je rencontrerai une personne pour laquelle je compterai assez pour qu’elle désire affronter ma famille et m’arracher à eux. Je vais devoir arrêter de lire les romances que mes sœurs ont laissées à la maison car elles empoissonnent mon esprit avec des rêves impossibles. Pourquoi toutes les héroïnes finissaient par rencontrer le grand amour ? Celui qui vous faisait pousser des ailes et qui vous donnait le courage d’affronter vos pires cauchemars. La réalité est loin d’être ainsi. On ne trouvait pas son prince charmant au coin de la rue et personne ne vous soutenait. On est toujours seul… du début à la fin. Mes pensées peuvent paraitre sombres mais mon existence se résume uniquement à des moments de tristesse et de colère. Je ne peux même pas citer une personne qui m’a rendu heureux un instant. Je ne veux pas songer à ma passion pour la danse car même elle m’apporte que des ennuis. Je n’ai personne dans ce monde pour qui je compte. Pourquoi cela changerait ? Mes journées, je les passe à faire comme si tout allait bien alors que je veux seulement m’enfuir. Je ne sais pas pourquoi je reste auprès de ma famille. Je pourrais tout plaquer et partir… mais je ne le fais pas. Je suis un lâche…

Les paroles de mon professeur me rappellent brutalement que je suis une personne nuisible, indésirable. C’est comme une douche froide et encore… Je me raidis quand je comprends que je me suis une nouvelle fois encore trompé sur les intentions des autres. Je croyais que mon professeur était différent des autres mais il m’a brutalement ramené sur terre. Je suis seulement un parasite qui vient le déranger chez lui. Ce matin, il a été gentil avec moi uniquement parce que c’est son rôle mais il se fiche pas mal de mes problèmes. Il préfère sûrement que je ne lui en parle jamais. Mon cœur se serre quand je comprends que je me suis fourvoyé. Je quitte la cuisine pour me rendre dans l’entrée. Je passe derrière le paravent et m’assois pour remettre mes baskets. Mes mains tremblent tellement que je dois m’y reprendre deux fois avant de réussir à glisser mon pied dans les chaussures. Les larmes menacent de couler, je dois cligner des yeux à de nombreuses reprises pour y voir un peu. Je peste contre moi-même parce que je me suis fais avoir et parce que j’ai choisi ses chaussures bourrées de lacets, de fermetures éclairs. Je ne pouvais pas mettre une paire de chaussures classiques ? Non il avait fallu que je craque pour mes baskets favorites mais compliquées à mettre. Quand je sens sa présence dans mon dos, je me tourne vers lui. Mes yeux sont remplis de larmes, je détourne rapidement le regard car je ne veux pas pleurer devant lui. Je me lève pour quitter son appartement. Il me surprend en plaquant sa main sur la porte. Je m’arrête net, sa main est à la hauteur de mon visage. Je la fixe avec appréhension. Est-ce qu’il va me frapper ? Mon cœur se met à battre comme un fou. Je veux partir ! Il me fait peur !

« Shin … » Lorsque sa voix prononce mon prénom, je sens un frisson me parcourir tout le dos. Je me tourne lentement vers lui, me mordant la lèvre inférieure. Je ne sais pas pourquoi je le regarde alors que je suis effrayé. Quand sa main se décolle de la porte, je sens mon corps entier se figé sur place. Je ferme les yeux en attendant que le coup me touche mais rien… Je sens sa main se poser dans mes cheveux et me tirer vers lui. Son autre main me caresse le dos. « Je ne voulais pas vous faire fuir … » Ses paroles me touchent. J’ai eu tellement peur que je ne peux pas retenir mes larmes plus longtemps. Je me mets à pleurer contre son torse. Une de mes mains accroche son pull à la hauteur de mon visage. Je me sens bien contre lui, dans ses bras. Je devrais me soucier de cette posture mais non. Ce n’est pas le moment. C’est probablement la première fois que quelqu’un s’excuse envers moi et me console alors je vais en profiter un peu. Son odeur m’enveloppe. Je me sens bien. Mes larmes continuent de couler mais je peux parler sans me mettre à avoir le hoquet. « Cesse de me vouvoyer… » Je n’aimais pas cette distance qu’il avait instauré alors que j’étais dans ses bras, pleurant comme un enfant. Mon cœur battait tellement fort que j’avais l’impression que l’on entendait que lui. J’étais partagé entre le soulagement de ne pas avoir été mis dehors ou frapper et le bonheur d’être dans les bras de quelqu’un. Je sais que je dois m’éloigner de lui mais il est difficile de retrouver la solitude et le froid quand on vous apportait un peu de chaleur et de réconfort. Je prends quand même sur moi. Je me recule d’un pas et me frotte les yeux avec les manches de mon gros gilet en laine. Je ne l’avais pas quitté. Ce geste irrite mes yeux mais tant pis. Cela m’évite d’affronter son regard. « Je ne voulais pas déranger… Je vais rentrer… Pardon… Merci pour tout… » Bon sang, je me maudis de lui dire une telle chose alors je veux uniquement rester près de lui. Je veux qu’il me retienne… mais comme il ne voulait pas de moi, il faut que je me fasse une raison.


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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Ven 9 Oct - 23:11



what are you doing ?


tenue ♦ Je crois que c'est bien la première fois que je prends un de mes élèves dans mes bras. Généralement, j'aime garder mes distances, parce que je ne veux pas que des rumeurs courent à mon sujet, mais là … Je n'ai pas réfléchi. En fait, mon image est très importante pour moi et doit être maintenue. Je dois être respecté, et je passe parfois pour le prof chiant, à cheval sur les règles et qui n'en descend pas. Je le suis. Un peu. Mais tout vient de la façon dont j'ai du vivre jusqu'à aujourd'hui. Sans règles, sans principes, comment aurai-je pu grandir correctement ? Je me le demande. Mais me voilà, avec un étudiant dans mes bras, que je tente de consoler, alors que je ne suis absolument pas doué dans cette matière. À la fac, ils ne donnent pas ce genre de cours. Que suis-je censé faire ?

Je ferme les yeux quelques instants, me mordant la lèvre, quand la lueur dans son regard, juste avant que je ne le prenne contre moi, me revient en mémoire. Ce n'était pas de la tristesse, non, il était terrifié. La peur s'exprimait clairement dans ses yeux, mais je ne comprends pas pourquoi. Je n'ai pas été violent, je n'ai pas haussé le ton, ni même levé la main … Plus j'y réfléchis, et plus une idée germe dans mon esprit. Je souhaite de tout cœur que ce ne soit pas ce à quoi je pense, mais malheureusement, j'ai bien peur que ce soit tout à fait ça. Je le serre un peu plus fort contre moi. Rien que d'y penser, mon ventre se tord de colère, bien que je ne sache pas qui pourrait lui faire subir ce genre de choses. Mon cœur se serre également lorsque toute la pression sur ses épaules relâche et qu'il éclate littéralement en sanglots. À part effectuer des mouvements dans son dos pour essayer de le calmer, lui montrer que je suis là, je me sens démuni.

« Cesse de me vouvoyer… » Un petit sourire étire mes lèvres. Il me tutoie, presque comme si c'était normal, et malgré tous mes principes, cela ne me dérange pas plus que cela. À vrai dire, autant qu'il me considère comme un ami que comme un prof s'il se sent plus à l'aise de cette façon. Je me contente de hocher la tête, comme pour donner mon autorisation à cette familiarisation, tout en caressant doucement ses cheveux. Je vais devoir me faire violence pour le tutoyer, parce que je n'en ai pas l'habitude, mais je devrais en être capable. Je suis un peu surpris lorsqu'il se détache de notre étreinte. Moi-même m'étais habitué à sa chaleur et son odeur contre moi, et cela fait bizarre qu'il fasse un pas en arrière. Sur le coup, je me demande si je n'ai pas été déplacé.

Je le regarde attentivement se rougir les yeux avec ses manches de gilet, et une légère grimace déforme mes traits. « Je ne voulais pas déranger… Je vais rentrer… Pardon… Merci pour tout… » Je fronce les sourcils, ne comprenant pas ses paroles tout en le dévisageant longuement pour connaître ses véritables sentiments. Bien que cela ne soit pas bien utile. La détresse émane de tout son corps, de sa voix et de ses larmes, comment pourrais-je seulement le laisser partir dans cet état ? Surtout après le doute qu'il m'a mis concernant une partie de ses problèmes. Je réfléchis. Il me faut quelque chose, vite, un mot, une phrase, un son … « Vous … » Je ferme les yeux et pince mes lèvres, parce que j'ai failli le vouvoyer. « Tu … Tu ne voulais pas me préparer à manger ? » Qu'ai-je dit ? Qiyi, où sont tes règles, tes principes, tes barrières ?

Je lui adresse un sourire rassurant, amical. Je veux lui montrer, lui prouver que je suis là pour lui, et que je ne veux certainement pas qu'il s'en aille. Je me sens déjà bien assez coupable de l'avoir effrayé, je ne veux pas non plus mourir d'inquiétude. « Hm … Si je meurs cette nuit, vo-tu en seras le seul responsable, c'est compris ? » Je me suis rattrapé à temps, un peu plus et je le vouvoyais. Je me décale, lui laissant le choix entre retirer de nouveau ses chaussures et aller dans la cuisine, ou partir et refuser mon hospitalité. Cette dernière lui étant offerte cette fois-ci, alors que lorsqu'il était arrivé, il s'est invité tout seul. Mes pas me guident vers le canapé, sur lequel est posé la télécommande de la chaîne hi-fi que j'ai allumé pour prendre mon bain. Qui a bien évidemment été annulé, mais j'aurai le temps d'en faire un plus tard. J'espère. Je jette discrètement des regards vers mon invité afin de savoir ce qu'il fait, tout en éteignant l'appareil musical qui ne jouait plus de musique depuis plusieurs minutes. Je me sens coupable pour les paroles que j'ai prononcé à son arrivée, j'espère qu'il ne m'en voudra pas.

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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Sam 10 Oct - 0:28


What are you doing ?
Qi Yi + me
Le temps semble se figer pendant quelques secondes. Je sens mon cœur battre beaucoup plus rapidement depuis que sa main s’est posée sur la porte de son appartement. Je ne connais que trop bien ce que cela signifie. Mon père fait toujours la même chose juste avant de se défouler sur moi. Il lui arrive parfois de me dire de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller ma mère ainsi que ma grand-mère. Je me mords alors la lèvre jusqu’au sang car je suis bien trop lâche pour ne pas lui obéir. Je ferme les yeux pendant que ses coups pleuvent sur moi. Je voudrais tellement disparaitre dans ces moments… Son geste me rappelle trop ce que je vis au quotidien alors par réflexe je ferme les yeux. Je savais que je ne pouvais pas lui faire confiance. Il est comme tous les autres ! Pourtant rapidement la situation bascule. Je me sens tiré vers l’avant, je vais chuter mais je suis arrêté par un torse dur. J’ouvre les yeux alors que je sens sa main dans mes cheveux. Je suis surpris de me retrouver ainsi prêt de lui. Cette proximité me perturbe car mon cœur s’affole. Son odeur m’enveloppe et me rassure. J’ai la sensation de me retrouver dans un cocon. Je veux seulement me blottir un peu plus dans ses bras. Mes larmes se mettent à couler le long de mes joues. C’est bien la première fois que cela m’arrive. Mon professeur a vraiment quelque chose de plus que tous les autres…

Je me demande ce qui peut bien passer dans sa tête pendant que je pleure comme un enfant dans ses bras. Je tente de me rassurer en me disant que ce n’est pas moi qui ai demandé à me retrouver dans ses bras. Je ne peux pas dire que je déteste mais c’est troublant. Mes doigts serrent fort l’étoffe de son pull, je risque de l’abimer mais une partie de moi a peur de le lâcher. Je dois quand même me faire violence et quitter l’enceinte rassurante de ses bras pour reculer. Je dois mettre de la distance entre nous. Quand je m’écarte enfin de lui, je ressens comme un grand froid qui s’empare de moi. Je mets cela sur le compte de ma détresse. Mes yeux me brûlent, je les frotte avec les manches de mon gilet. Ce n’est pas une bonne idée mais tant pis. Je bredouille une vague excuse avant de me retourner pour partir. Ma fuite est bien minable car je ne vais pas très loin. Je voudrais pourtant mettre de la distance entre nous, faire comme si rien ne s’était passé. Mon comportement peut lui causer de gros ennuis et ce n’est pas ce que je veux… Sa voix me stoppe immédiatement dans mon élan.

« Tu … Tu ne voulais pas me préparer à manger ? »  Me retournant très lentement vers lui, je lui offre une expression stupéfaite. Je ne sais pas quoi lui dire car cela me surprend, surtout venant de sa part. Il a tenté de me mettre dehors pour finalement me demander de rester. Je ne sais pas quoi penser de tout ça. Je ne veux pas lui inspirer de la pitié, je ne le supporterai pas. Je reste planté dans son entrée, me demandant quelle réaction je dois avoir. Nous ressemblons à deux idiots qui ne savent pas quoi faire d’eux. Cela me fait plaisir que mon professeur cherche à me faire rester. Je ne sais pas pourquoi il agit de la sorte mais je trouve cela touchant. « Hm … Si je meurs cette nuit, vo-tu en seras le seul responsable, c'est compris ? » Mourir ? De quoi ? De faim ? Sa réflexion est tellement adorable et maladroite que je ne peux que rire. Des larmes perlent au coin de mes yeux sauf que cette fois-ci ce ne sont pas des larmes de tristesse mais de joie. Il semble un peu naïf sur les relations avec les autres. Je me baisse pour défaire mes chaussures, décidément je vais devenir un pro pour les mettre et les enlever. Je passe devant lui avec un grand sourire tout en enlevant mon gilet. Je le pose sur le dossier d’une chaise et file en cuisine. C’est mon domaine… bien malgré moi. Je regarde les légumes en me demandant ce que je peux improviser avec. Il faudrait que je puisse regarder dans son frigo mais je ne veux pas recevoir de nouvelles remarques désagréables. Je me retourne et demande : « Est-ce que tu aurais de la viande ? Ou du poisson ? » Je lui souris avant de me retourner pour laver les légumes. Je remonte mes manches et prends le temps de les nettoyer. Je me mets à fredonner sans m’en rendre compte.

Lorsque je cuisine, je suis pris d’une manie qui agace profondément chez moi. Je plie mon genou droit et tape en rythme avec la pointe de mon pied le sol, toujours prêt à partir pour esquisser quelques pas de danse. Sans m’en rendre compte je fais la même chose chez lui. Comme je n’ai pas encore la viande, je me retourne pour le regarder droit dans les yeux : « Je croyais que tu ne voulais pas mourir de faim ce soir ? Si tu n’as pas de viande ou du poisson, je vais improviser. » Je lui fais un grand sourire en attendant une réaction de sa part.



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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Dim 11 Oct - 0:48



what are you doing ?


tenue ♦ Je n'ai pas trouvé autre chose, non. Ce sont des paroles idiotes, mais je ne sais pas non plus comment le retenir de partir. Je ne suis pas dans une situation facile mais il va falloir que je gère au mieux. Après tout, je suis l'adulte dans cet appartement, il faut que j'agisse comme tel. Enfin, avec mes mots, je suis plutôt mal parti là. Lorsque ses gestes s'arrêtent, et qu'il se tourne au ralenti vers moi, avec son expression perplexe, je me demande si je n'ai pas dit de bêtises. Peut-être devrais-je lui faire comprendre que je ne peux pas le laisser partir de cette façon ? Mais je n'ai pas vraiment tord, il avait proposé de me faire à manger, et si cela peut l'aider à rester alors soit. Je me traite d'idiot mentalement parce qu'aucun de nous deux ne bouge. Nous restons là, comme des plantes dans la minuscule entrée de mon appartement. Franchement, c'est une situation vraiment étrange.

Mes yeux s'agrandissent quand il se met à rire. Je plisse les yeux, cherchant une quelconque raison à sa joie soudaine, mais ne trouve pas. Mon regard explore les environs sans vraiment les voir pour essayer de trouver, puis je ferme mes paupières en me rendant compte qu'il se moque simplement de moi. En vérité, même si cette phrase a été dite sur le ton de la plaisanterie, il doit vraiment faire attention aux aliments et assaisonnements qu'il ajoutera dans le plat qu'il aura décidé de préparer. J'ai beaucoup d'allergies, et si je suis négligent, je finirai sans doute la soirée à l'hôpital. Il passe devant moi, me faisant revenir à la réalité alors que mes yeux suivent sa silhouette, et naturellement, il dépose son gilet sur une chaise. Mes pas se dirigent dans le salon, afin d'éteindre la musique, qui ne tourne plus, et faire semblant d'être occupé tout en jetant des regards furtifs vers l'étudiant dans ma cuisine. Je ne suis pas tranquille, c'est un fait, mais je ne peux pas l'effrayer comme précédemment. De plus, il a retrouvé le sourire, et je dois avouer qu'il le porte beaucoup mieux que les larmes. Reste zen, calme ta nervosité, tout va bien se passer Qiyi. Il n'y a pas de raisons voyons … Je tente de me convaincre.

Je sursaute presque lorsqu'il me pose une question. « Est-ce que tu aurais de la viande ? Ou du poisson ? » Je suis un peu étonné par son interrogation. Avant il ne s'était pas gêné pour faire comme chez lui, et maintenant, il me demande mon avis. J'ai du le vexer tout à l'heure, et si j'en étais capable, je m'excuserai ouvertement. Je remarque très bien son sourire, et je le trouve adorable. Lorsqu'il m'a demandé si j'avais de la viande ou du poisson, je prenais déjà la direction de mon bureau. Avant d'aller le rejoindre en cuisine afin de lui donner un coup de main (ou le surveiller), je dispose les copies que je dois regarder en deux piles presque parfaitement empilées. Je vais devoir trouver du temps pour en voir au moins la moitié avant d'aller dormir, mais comment faire avec Shin dans les parages ? Je ne peux pas le laisser tout seul, ou lui faire croire qu'il me dérange. Perdu dans mes pensées, je m'apprête à le rejoindre d'un pas traînant, mais je m'arrête pour l'observer quelques minutes, alors qu'il lave les légumes.

Il fredonne des musiques, tout en dansant presque sur ce qu'il chante lui-même. Mes lèvres s'étirent toutes seules sans que je ne m'en rende vraiment compte, devant ce spectacle plutôt particulier. Si je n'ai pas l'habitude d'avoir quelqu'un dans mon appartement, c'est encore plus étonnant de ma part d'accepter un étudiant, dans ma cuisine, qui touche à mes affaires, qui envahit mon espace, mais pour ce soir, je vais faire comme si c'était normal. « Je croyais que tu ne voulais pas mourir de faim ce soir ? Si tu n’as pas de viande ou du poisson, je vais improviser. » Décidément, depuis que Shin est là, je suis perdu dans mes pensées. Je réponds rapidement à son sourire, et avance vers lui. Je me glisse derrière lui afin d'atteindre le réfrigérateur, nos corps se touchant, ce qui ne me rend pas spécialement à l'aise. J'essaie d'y faire abstraction.

J'ouvre le frigo et prends la viande hachée fraîche que j'ai acheté en rentrant du travail. Je la pose sur un plan de travail et sors la barquette du sachet plastique fin. Puis finalement, je me tourne vers Shin avec l'expression presque trop sérieuse. « Quand je parlais de mourir cette nuit, c'était presque au sens propre du terme. » Je me rends compte que mes mots sont encore une fois, un peu trop durs, mon ton paraissant presque accusateur, mais je me rattrape en souriant. « Je ne suis pas strict uniquement avec mes élèves. » J'ouvre un placard en hauteur et pose doucement ma main sur sa tête, afin d'éviter qu'il se cogne malencontreusement avec le coin de la porte. Un geste instinctif, comme si j'étais habitué à avoir sa compagnie, là, dans ma cuisine. Je prends rapidement une planche à découper et ouvre un tiroir pour prendre deux couteaux. « Je peux t'aider ? » J'essaie d'éviter de penser au geste que j'ai eu envers lui, ce qui m'a paru complètement naturel et normal, alors que ça ne l'est pas. Bizarrement, même si je suis un peu tendu, sa présence ne me met pas mal à l'aise. Pour cacher mon embarras, je le fixe en lui adressant un grand sourire, pour l'inciter à me répondre.

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Dernière édition par Yan Qi Yi le Dim 11 Oct - 20:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Dim 11 Oct - 2:22


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Mon professeur ne devait pas avoir conscience de sa popularité parmi la gente féminine de la section « commerce ». Mes camarades se pavanaient devant lui, un jour il y en aura une qui nous fera une syncope en cours juste parce que Qi Yi l’a interrogée. Les filles gloussaient sur son passage, quand elles ne le suivaient pas dans les couloirs. Leur comportement était puérile et pathétique… mais finalement je ne suis pas mieux que cette bande d’écervelées. Je sais où mon professeur vit et je débarque ainsi chez lui sans avoir été invité. Je me retrouve quand même dans sa cuisine, je vais même lui préparer son repas. Curieusement je me sens heureux de me trouver dans son appartement. Mon attitude est un peu enfantine parce que je ne devrais pas être aussi content de cette situation pourtant c’est le cas. Je ne veux même pas penser au faites que je m’étais retrouvé dans ses bras. Si la bande d’écervelées venaient à l’apprendre, elles allaient vouloir ma peau. J’avais assez d’ennemis ainsi dans ma famille pour en avoir en dehors. Le faites de penser à ce moment, je sens mes joues devenir toutes rouges. Je touche discrètement l’une entre elles. Mince ! Qu’est-ce que je vais faire ?

Je fronce les sourcils car je dois me concentrer sur ma recette au lieu de penser à ses bras autour de mon corps. C’est la première fois que je suis aussi troublé alors que je cuisine. Je dois aussi avouer que c’est la première fois que l’on prend ainsi dans les bras. Mes mains tremblent un peu, je ne sais pas pourquoi. Je me précipite pour les plonger dans l’eau afin de laver les légumes. Pas question de montrer que je suis troublé par cette situation. Je sélectionne les légumes que je garde pour la recette et mets de côté les autres. Je lui demande une première fois si son frigo contient de la viande ou du poisson. Pourquoi je lui pose la question ? Je ne veux pas me servir sans son autorisation car je n’ai pas envie d’avoir une nouvelle remarque ensuite. Certes il ne doit pas être doué dans les relations avec les autres mais ses propos peuvent être très blessants. Je ne désire pas me rappeler que je suis un parasite venu envahir son espace personnel. Ce sentiment reste dans un coin de mon cœur. Je suis une personne égoïste qui ne pense même pas à ses désirs. Je prends une grande inspiration car il faut que je me change les idées sinon je risque de pleurer à nouveau. Je me retourne vers lui pour lui demander une nouvelle fois si dans son frigo, on trouve de la viande ou du poisson. Je me permets d’insister parce que je ne veux pas mettre mon nez dans ses affaires sans son autorisation…. Quand il vient pour me donner ce que je lui demande, je sens mon cœur se mettre à battre plus rapidement. Je me fige lorsque je le sens passer dans mon dos. Nos corps se touchent, son odeur envahit mes narines. M’enveloppant comme tout à l’heure, je ne sais pas comment je dois réagir.

Sortant du frigo une barquette de viande hachée, je le regarde avec son achat. Non mais pourquoi cela ne m’étonne pas de le voir avec ça chez lui ?  Je suis même curieux de savoir si Qi Yi ne planque pas des plats tout préparés dans ses placards. Je ne le vois pas faire la cuisine. « Quand je parlais de mourir cette nuit, c'était presque au sens propre du terme. » Sa remarque me surprend, je le regarde avec de grands yeux. Pourquoi me parle-t-il de mourir cette nuit ? Mon cœur bat beaucoup plus rapidement. Je sens une angoisse naitre au creux de mon ventre. Que connait-il de cette envie de disparaitre ? Je ne sais pas comment je dois réagir ni même ce que je dois dire. Une petite voix me hurle de le prendre dans mes bras mais je ne peux pas. « Je ne suis pas strict uniquement avec mes élèves. » Mon silence a dut lui faire comprendre que je ne savais pas quoi répondre. Je me sens complètement perdu. Il me parle de quoi ? Je le regarde en me demandant comment je dois réagir. Il fait référence à quoi ? Je continue de rester muet, ainsi je suis certain de ne pas dire de bêtise. Il pose sa main sur ma tête quand il ouvre un placard. Cette attention est touchante. Mon cœur devient complètement fou en revanche. Je lève la tête vers lui, mon regard se posant sur lui.

Ne se préoccupant pas de moi, il sort son matériel et me demande s’il peut m’aider. Je lui souris, avant de plonger de nouveau sur les légumes. Mon dieu ! Juste le faites de poser mon regard sur lui me rend étrange. En plus quand il sourit de la sorte, c’est pire ! Je lui tends quelques légumes. « Coupe-les en de fines lanières. » Mince ! Je lui donne un ordre alors que Qi Yi est mon professeur. Je me mords la lèvre inférieure en le regardant. « Je suis désolé. C’est un réflexe. » Mon excuse est pitoyable mais je ne veux pas qu’il pense que je suis irrespectueux. Je prends la viande et commence à la hacher finement. Mes gestes sont fluides et sûrs. Cela fait tellement longtemps que je cuisine, tout est mécanique. Je n’éprouve même plus de plaisir à le faire. « Est-ce que tu n’aimes pas certaines choses ? » Je ne veux pas le rendre malade en cuisinant. Il aurait une mauvaise image de moi et de mon travail. Je n’en serai pas fier !


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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Dim 11 Oct - 22:13



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tenue ♦ Comment puis-je être professeur alors que mon expression est si mauvaise ? Je devrai simplement lui dire que j'ai plusieurs allergies et que mon régime alimentaire est strict. En dehors de mon emploi du temps serré de la faculté, je me prépare moi-même à manger, parce que je suis susceptible de tomber sur des épices qui ne me conviennent pas ou des produits chimiques. Certes, être dans une cuisine et préparer un plat décent prend du temps, mais si cela peut me permettre de rester en vie, alors ça en vaut la peine. Mais je ne veux pas non plus faire mon difficile devant Shin, peut-être pourrait-il encore être vexé par mes propos ? Je me demande à nouveau comment je suis capable de faire un cours dans une langue étrangère alors que je ne suis même pas capable de dire clairement que j'ai des allergies. Vraiment, je suis légèrement pitoyable.

Après ma remarque et mon ton un peu dur, il me fixe avec de grands yeux. Je m'insulte mentalement d'idiot pour dire une telle bêtise. Je suppose qu'il ne comprend pas, mais dans ses yeux, quelque chose me titille un peu sans que je ne sache ce que c'est. Une lueur triste, sombre, s'empare de ses prunelles, et je suis curieux de savoir ce qu'elle peut signifier, mais je le garde pour moi, en lui adressant un sourire. Qui se veut désolé, embarrassé aussi d'être aussi bête devant un étudiant. En fait, je remarque que notre situation est particulière, et je me sens déjà presque totalement habitué à sa présence, bien qu'il ne soit là que depuis un quart d'heure environ. Paradoxalement, je suis aussi à l'aise qu'anxieux. Certainement à cause de mon statut et du sien, du fait que nous ne devrions pas être ici, dans ce même appartement. Je ne suis pas le genre d'enseignant à sauter sur tout ce qui bouge, à avoir des idées déplacées sur des étudiants, mais tout de même, il devrait sans doute y faire attention. Ils ne sont pas tous aussi prévenants que moi.

Ma deuxième phrase le laisse perplexe, et je sens bien qu'il ne comprend pas un mot de ce que je lui dis. Ce n'est juste pas possible d'être aussi bête. Non pas Shin, mais je pense bien à ma petite personne en ce moment. Si une chose m'empêche psychologiquement de penser à un simple dîner avec un ami, mon corps, lui, réagit tout naturellement et sans se poser de questions. C'est ce qu'il se produit sans que je ne m'en rende compte tout de suite lorsque ma main se pose sur sa tête. Je n'y prête attention qu'après. Est-ce que je viens d'avoir un geste de papa poule à l'instant ? Peut-être que le fait d'avoir quelqu'un auprès de moi réveille un côté de ma personnalité que je ne connaissais pas. J'ai souvent été seul après le décès de mes parents, et personne ne veillait sur moi, comme je ne prenais soin de personne, sauf de moi-même. Je n'ai donc jamais eu l'occasion de connaître ces traits de caractère, qui finalement, apparaissent sans que je ne force quoi que ce soit.

Il répond à mon sourire, avant que son regard ne se focalise sur les légumes qu'il lave. Je fronce les sourcils et penche un peu la tête, parce que j'ai l'impression qu'il vient de me fuir. Ai-je été bizarre ? Finalement, il me tend quelques légumes, que j'attrape, en me spécifiant de les couper en fines lamelles. Je m'apprête à le faire quand je le vois se mordre la lèvre inférieure, je l'écoute s'excuser sans vraiment comprendre pourquoi. Puis je tilte sur la façon dont il m'a demandé de les couper, et je lui souris en secouant la tête. « Ce n'est pas grave. » Je commence à éplucher les carottes au dessus de l'évier, dans lequel j'ai précédemment mis un sac en plastique, et me concentre sur ma tâche. Ce n'est pas vraiment nouveau pour moi, mais comme d'habitude, je m'applique. Je jette des coups d’œil sur les mouvements précis de Shin qui s'occupe de la viande, et un petit sourire en coin apparaît sur mon visage, sans que je ne m'en rende compte. Je vois bien qu'il a la main pour le faire, mais je me demande s'il est vraiment heureux d'avoir cette vie-là. J'aimerai sincèrement le connaître, mais pour cela, il va falloir du temps et de la confiance. Cela tombe bien, j'ai toute la vie devant moi.

« Est-ce que tu n’aimes pas certaines choses ? » Je le regarde et me mets à réfléchir. Comment lister tout ce que je ne peux pas manger ? Je pince mes lèvres et émet un son qui ressemble à « hmmm … ». Je ne sais pas quoi lui répondre, et reste avec cette expression faciale durant plusieurs secondes. « c'est un petit peu compliqué. » J'observe un peu ce qu'il a sous la main, et les légumes qu'il compte cuisiner puis reporte mon attention sur lui. « il ne devrait pas y avoir de problèmes. » De plus, mes placards contiennent une réserve stricte d'assaisonnements. Tout ce que je ne peux pas manger n'y est pas, je ne dois donc me faire aucun souci à ce sujet. Peut-être pourra-t-il en être étonné, à vrai dire, je ne sais pas, personne ne vient jamais ici.

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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Dim 11 Oct - 23:14


What are you doing ?
Qi Yi + me
La cuisine avait toujours fait partie intégrante de mon existence. Quand j’étais encore un enfant, je trainais dans le restaurant pour observer mon père travailler ou encore ma maman. Cette dernière trouvait toujours le temps de venir me parler pendant son service. Je me souviens que je la trouvais tellement belle que je racontais à mes camarades que ma maman était en réalité une fée qui avait quitté son monde par amour pour mon père. Je regarde encore cette image de ma mère même si aujourd’hui notre relation s’est fortement dégradée. Je ne comprends toujours pas pourquoi mon papa me hait… Me retrouver dans la cuisine de mon professeur est assez étrange en vérité. J’ai la sensation de me trouver dans un lieu familier tout en y mettant les pieds pour la première fois. Je crois que c’est la pièce que je déteste le plus dans une habitation. Cela me rappelle trop ce que je vis chez moi. Je sais bien que rien ne m’oblige à cuisiner pour Qi Yi mais il m’accueille chez lui alors que je peux lui causer de gros ennuis et il a cessé de vouloir m’interroger alors que l’envie doit y être. Je lui en suis reconnaissant, je ne sais pas comment ce que j’aurais pu lui dire pour justifier mon comportement et apaiser son inquiétude. Ma vie est un tissu de mensonges que je traine comme un boulet enchainé à ma cheville.

Je lui demande de couper les légumes pendant que je m’occupe de la viande. Mes pensées se bousculent dans ma tête. Je me souviens de sa chaleur tout contre ma joue, la douceur du tissu de son pull. Son odeur corporelle qui m’enveloppait pendant que je me trouvais dans ses bras. Ses mains sur mon corps… Je suis submergé par toutes ses sensations nouvelles pour moi. Curieusement, au lieu de fuir ces contacts, je désire retrouver ces sentiments étranges qui m’ont habité pendant que j’étais près de lui. Je fronce les sourcils tout en hachant la viande. Je tente de me concentrer mais c’est compliqué parce que je suis bien trop conscient de sa présence à mes côtés. Je ne sais pas si ma confusion est le résultat de toutes les émotions de la journée ou d’autre chose… C’est pire quand en me tournant vers lui, je le vois me sourire. Mon cœur doit louper quelques battements parce que je ressens quelque chose de bizarre à cet endroit dans ma poitrine. Pourquoi est-il si loin de l’image du professeur qu’il nous offre en cours ? Je ne m’attendais pas à trouver une personne aussi maladroite avec les autres. Je ne suis certes pas un exemple mais je suis plus sociable que lui.

Je le questionne sur ses goûts en cuisine et ses réponses me surprennent. Je le regarde en cherchant à comprendre ce qu’il me raconte. Je dois comprendre quoi ? Immédiatement, je m’inquiète pour lui. Je m’arrête de hacher la viande et lui demande « tu es malade ? » Mon cœur cogne fort dans ma poitrine. Est-ce que Qi Yi cache un terrible secret ? Je ferai quoi si j’apprenais qu’il était malade ? Je ne sais pas mais je suis affolé à cette simple idée. Je ressens le besoin de lui attraper le bras juste pour lui faire comprendre ma détresse. Je me sens perdu et effrayé à cette perspective. Pourquoi suis-je ainsi ? Probablement parce que Qi Yi est la seule personne qui se préoccupe de moi dans ce monde. Il ne me demande rien en échange alors que je suis nuisible pour lui.

Il est loin de ressembler aux autres professeurs. Ces derniers prétendent se soucier de leurs étudiants mais il ne faut absolument pas les croire. Ils ne bougeraient même pas le petit doigt pour eux. La plupart me convoque pour se servir de moi… comme mon professeur de commerce qui m’exploite pour donner des cours de rattrapage à un premier année en échange d’une bonne note. Je suis assez gentil & idiot pour avoir accepter. Le professeur Yan ne me demande rien en retour. Il se soucie de moi et cela me fait bizarre. C’est bien la première fois que l’on veille sur moi ! Je le regarde en le suppliant du regard de me rassurer. Je ne veux pas perdre la seule personne qui se préoccupe de moi. Je ne veux pas le perdre…




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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Lun 12 Oct - 23:48



what are you doing ?


tenue ♦ Pour dire la vérité, je n'ai pas l'habitude de parler de moi ou de ma vie personnelle. Il y a bien quelques personnes de mon entourage à qui je peux en parler, mais je ne déballe pas mon histoire comme je laisserai rouler un parchemin sur le sol. Non, je préfère rester discret là-dessus, et éviter que des rumeurs courent à mon sujet. Il y en a déjà assez ainsi, inutile d'en rajouter. De plus, les collègues restent les collègues, à une ou deux exceptions près. Le moi de la maison est différent de la personne que je montre aux étudiants. Mais ce sont tous les deux des faces de ma personne, et il est tout à fait normal de se lâcher lorsque l'on est chez soi. Avec Shin dans les parages, je ne peux pas non plus rester fermé ou sévère, ça ne servirait à rien. Je l'ai déjà fait fuir et effrayé une fois, c'est suffisant pour que je me sente coupable.

Je mets un certain temps à répondre à sa question sur la nourriture. Je ne sais pas vraiment comment lui balancer que je suis un véritable calvaire quand il s'agit de la bouffe, et je crois que je suis aussi exigent avec les autres qu'avec moi-même. Au fil des années, je me suis découvert toutes sortes d'allergies, que je n'avais pas lorsque j'étais petit, et cela est devenu une véritable obsession de regarder tous les composants de ce que je mange. J'ai d'abord commencé à lire tous les ingrédients dans les plats préparés pour voir que c'était rempli de cochonneries mauvaises pour le corps, puis je me suis mis à préparer moi-même ce que je voulais manger. C'est meilleur, frais, et une véritable victoire lorsque c'est réussi. Puis c'est devenu une habitude de le faire, même si je m'arrange toujours pour qu'il en reste pour le prochain repas. Je n'ai pas toujours le temps et la motivation pour faire quelque chose, surtout avec les examens des gamins, c'est difficile de ne pas être nerveux et débordé de travail.

Donc, oui, mes réponses sur mes goûts alimentaires restent vagues, mais je veux quand même le rassurer sur le fait que les éléments présents ne sont pas dérangeants ou même dangereux pour ma santé. Je croyais sincèrement qu'il allait me sourire, et se contenter de continuer sa découpe, mais au lieu de ça, son expression et son regard changent. Il paraît d'abord curieux, étonné que je ne lui donne pas une réponse claire, mais très vite ses yeux se font inquiets. Je peux clairement le remarquer, et sa question qui suit me fait froncer les sourcils. « tu es malade ? » Malade ? Mais où va-t-il chercher une idée pareille ? Aussi sombre et négative, surtout. Il ne peut pas simplement penser que je suis un chieur de première classe, que je ne suis pas bien différent du prof casse bonbon des cours, non, lui, il va se faire un sang d'encre en pensant que j'ai une maladie. Il accroche mon bras avec nervosité, et je lui adresse un petit sourire.

« Est-ce que j'ai l'air malade ? » Je dépose mes doigts sur les siens, qui sont accrochés à moi, en continuant de sourire, ce qui se veut rassurant. Ma main libre vient se poser sur le haut de sa tête, et je lui ébouriffe doucement les cheveux. « Je ne suis pas malade, vraiment. J'ai juste … Quelques allergies. » C'est un peu difficile pour moi d'avouer ce genre de « faiblesses » à quelqu'un, c'est comme s'il entrait dans ma vie pour de bon et qu'il ne la quitterait pas. Et bizarrement, même s'il est dans mon appartement depuis peu de temps, je ne ressens pas le sentiment d'être envahit, au contraire, le fait qu'il soit là me donne le sourire. J'aurai pu être seul, dans un silence digne de celui d'un cimetière à corriger des copies ennuyeuses, à manger un repas que j'aurai mis longtemps à préparer et sans doute dans le même silence, ou peut-être aurai-je allumé la télé pour avoir un fond sonore, mais cela aurait été bien triste, habituel. Ce samedi soir unique et imprévu, malgré moi, me donne envie d'en avoir plus souvent.

Mon sourire s'efface, et une mine soucieuse prend place sur mon visage. Je penche légèrement la tête, tout en gardant mes yeux dans ceux de Shin. Il paraît vraiment paniqué, comme si j'étais une personne très importante à ses yeux, comme s'il ne voulait pas qu'il m'arrive quelque chose. C'est un peu troublant, mais j'essaie d'y faire abstraction, le temps de comprendre pourquoi il réagit de cette façon. « Shin, qu'est-ce qu'il y a ? Je vais bien, vraiment. Inutile de s'inquiéter, d'accord ? » Un rictus attristé par sa réaction étire mes lèvres, alors que ma main sur sa tête descend dans sa nuque. J'essaie de le rassurer du mieux que je le peux, mais le fait qu'il ait vu le pire immédiatement ne m'aide pas à me sentir bien. De plus, cette expression de panique, de tristesse sur ses traits me donne envie de le serrer dans mes bras, comme précédemment, mais je ne sais pas si j'y ai le droit, alors je chasse cette idée de ma tête. « Pourquoi as-tu pensé à ça, hm ? »

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Dernière édition par Yan Qi Yi le Dim 18 Oct - 17:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Mar 13 Oct - 0:32


What are you doing ?
Qi Yi + me
Mon quotidien a toujours été placé sous le signe de la violence, du mépris et de la haine. Je connais que trop bien ce sentiment de panique qui s’empare de moi. Sa main glacée et griffue remonte le long de mon dos, provoquant des frissons désagréables. Sa course se finit quand elle atteint mon cœur qu’elle serre entre ses doigts griffus, puis ma gorge. Ma respiration devient plus haletante parce que je suis submergé par cette vieille amie dont j’aimerai pouvoir me débarrasser un jour. L’air s’échappe de mes poumons sans y revenir. L’angoisse, c’est elle aussi invitée ! Les amants terribles qui contrôlent ma vie depuis toujours sont bien présents aujourd’hui… Étrangement leur présence me parait différente. C’est probablement dû au faites que les paroles énigmatiques de mon professeur n’étaient pas destinées à me mettre dans cet état. Il ne pouvait pas savoir que je réagirai de la sorte ! Je dois avoir une expression terrifiée, ma peau qui est d’habitude plus bronzée que la moyenne doit bien pâlir en ce moment. Mon cœur bat de façon assez irrégulière. Ma main s’accroche au bras de mon professeur. On dirait Kate Winslet dans Titanic quand elle s’accroche au corps sans vie de Leonardo Dicaprio… Non mais il faut vraiment que je cesse de lire les romances de mes sœurs et de regarder des films avec elles. Mes références laissent grave à désirer.

Je suis dans l’attente de sa réponse. Est-ce que la vérité sera difficile à accepter ? Que devrais-je faire si Qi Yi me révélait que sa santé était plus que menacée ? Pourquoi cela arrivait-il toujours aux meilleurs ? Pourquoi un connard comme mon père avait une santé de fer alors que ma sœur, Aruka, était plutôt fragile par exemple ? Lorsque je me retrouvais dans l’obscurité de ma chambre, après avoir reçu des coups, je me demandais toujours pourquoi je résistai à ce traitement sans que cela se voie… Je maudissais aussi mon géniteur en espérant que ce dernier disparaitrait prochainement. Malheureusement mes vœux ne seraient pas exaucés avant des années. Je crois même que cet homme nous enterra tous. Je suis sus pendu aux lèvres de mon professeur en attendant qu’il me réponde. Est-ce que le temps a cessé d’avancer ? Combien de temps s’écoule-t-il avant qu’enfin il réagisse ?

« Est-ce que j'ai l'air malade ? » Sa question m’arrache un sourire ironique. Je meurs d’envie de lui répondre du tac au tac : est-ce que j’ai l’air d’un enfant battu ? Je garde le silence parce que cette révélation pourrait causer beaucoup de problèmes à tout le monde… mais au final cela retomberait sur moi. Je lui réponds quand même d’une petite voix « Les apparences sont toujours trompeuses. » Est-ce que je suis fataliste ? Oui un peu beaucoup ! Je me mords la lèvre inférieure. Je suis tellement perdu dans mes pensées que je ne réagis pas au contact de sa main sur la mienne et encore moins à celle dans mes cheveux. Mon cœur ne cesse de battre comme un fou, j’en ai mal à la poitrine. Pourquoi suis-je toujours paralysé par la panique et l’angoisse ? Pourquoi mon professeur me raconterait-il sa vie ? Évidemment que Qi Yi ne me dira jamais s’il est malade. Nous sommes deux inconnus, l’un pour l’autre. Il est mon professeur, je suis son élève. Notre relation se limite à ça. Je prends une grande inspiration pendant que mon regard le supplie de me rassurer. Je suis au bord de la crise cardiaque tellement l’angoisse serre mon cœur entre ses doigts. Mes oreilles bourdonnent. Mon esprit est brouillé. Je ne sais pas ce que je fais… ni ce que je dis.

Je n’entends même pas sa réponse… enfin mon cerveau l’enregistre mais je ne suis pas capable de gérer l’information immédiatement. Je devrais car finalement ce n’est rien ! « Shin, qu'est-ce qu'il y a ? Je vais bien, vraiment. Inutile de s'inquiéter, d'accord ? » Merde ! Son inquiétude va avoir raison de moi. Je ne comprends pas pourquoi ni comment cela arrive… mais je me mets à pleurer. Je sens les larmes coulées le long de mes joues. Je pose mes poings serrés sur mes yeux. Je me cache de sa vue car je ne veux pas être aussi faible devant lui. Pourtant sa présence me permet de me libérer, de ne plus me cacher. J’ai besoin de tout lâcher. « Pourquoi as-tu pensé à ça, hm ? » Sa question me touche. C’est comme s’il me donnait l’autorisation de lui dire ce qui ne va pas. Je ne peux pas lui révéler ce que je cache au fond de moi… pas maintenant. Je lui révèle quand même, un peu surpris par mon audace. « Ne meurs pas ! Ne m’abandonne pas ! » Euh… non mais je ne suis pas bien comme mec ! Il a seulement des allergies et je lui parle de mort. Il va me prendre pour un fou !



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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Dim 18 Oct - 20:45



what are you doing ?


tenue ♦ Savoir ce que pensent les gamins de nos jours est très difficile. Ils savent cacher et montrer uniquement ce qu'ils veulent, et pour les gens de leur entourage, ce n'est pas plus facile de les suivre. Shin a beau avoir vingt-deux ans, c'est encore un gosse qui apprend à s'adapter à la dureté de la vie, et je n'ai pas l'impression qu'il ait beaucoup de soutien. Pourquoi serait-il ici sinon ? Je ne pense pas que sa visite soit anodine, quelque chose s'y cache forcément, mais quoi. Je ne me permettrais pas de le lui demander directement, je ne voudrai pas le faire fuir, mais à un moment ou à un autre, il faudra qu'il se lance. Dans le cas où il continuerait à garder le silence, je ne serai pas en mesure de l'aider. En cours, c'est un moulin à paroles, un peu agité, mais sans pour autant déranger mon cours à proprement parlé. Je le reprends seulement parce que je pars du principe qu'ils sont adultes : s'ils ne veulent pas suivre, qu'ils ne viennent pas. Il m'est déjà arrivé de demander à Shin si mon cours l'ennuyait, ou s'il voulait aussi me raconter sa vie si passionnante. C'est incroyable, il ne s'arrête jamais.

S'il discutait moins, peut-être qu'il aurait un bon niveau d'anglais. Ses notes sont plutôt médiocres, mais ce n'est pas dû à un manque de travail, puisqu'il fait des efforts, je m'en rends bien compte sur ses copies. « Les apparences sont toujours trompeuses. » Il a bien trop raison, mais son sourire ironique me laisse dans la confusion quelques minutes. Que pourrai-je lui répondre ? Que vit-il ou a-t-il vécu dans sa vie pour avoir de tels propos ? Je ne me démonte pas pour autant, et tente de faire taire toutes les questions qui m'assaillent en même temps à son sujet. J'essaie de le rassurer par des paroles, des gestes, ma main sur la sienne, dans ses cheveux, mais il semble perdu dans ses pensées. Ces dernières ne doivent pas être joyeuses au vu des expressions sur son visage. Il est paniqué, clairement, c'est ce que je vois dans ses yeux, mais aussi de la peur. Je me sens démuni face à ce que j'ai devant moi, je ne sais pas lire dans la tête des gens, je n'ai pas encore ce don, un jour viendra peut-être, mais en ce moment, j'ai besoin qu'il m'éclaire, qu'il parle, qu'il crie, hurle, je ne sais pas, mais qu'il m'explique.

Il ne semble même pas m'entendre ou me sentir, et mon rythme cardiaque commence à s'affoler. Sa réaction me fait un peu peur et je lui demande ce qu'il se passe, bien malgré moi. J'essaie une nouvelle fois de le rassurer après ma question vaine, mais son regard s'humidifie. Bien trop rapidement, il craque encore une fois. Les larmes coulent toutes seules de ses yeux, et mon cœur se serre. Je ne pense pas être capable de supporter autant de tristesse dans une seule journée, je vais finir par pleurer moi aussi, s'il continue à me faire peur et me transmettre sa peine. Mon visage est déformé par l'inquiétude, ma lèvre se coince entre mes dents, je ne sais pas quoi faire. Comment réagir dans ce genre de cas ? Est-ce que je réfléchis trop alors qu'il a seulement besoin d'être consolé ? Ses poings sont sur ses paupières closes, comme si cela allait lui permettre de se cacher, de s'isoler, mais il n'a pas besoin de ça. « Ne meurs pas ! Ne m’abandonne pas ! » Ses propos me surprennent, et je reste pantois pendant plusieurs secondes, le temps que je comprenne correctement ce qu'il vient de me dire.

Je n'ai pas rêvé, ces mots douloureux viennent bien de sortir de sa bouche, c'est un fait. Je dois dire que je suis plutôt minable en tant qu'ami : les bras ballants, je me demande quoi faire, quoi dire, comment réagir. Je serre les dents pour me retenir de craquer à mon tour, parce qu'avoir un gamin aussi adorable pleurer à chaudes larmes devant moi, ne me laisse pas indifférent. Des souvenirs douloureux sont également en train de refaire surface dans ma tête, et si je leur permets de s'infiltrer jusqu'à mon cœur, je ne serai plus capable de garder le contrôle sur mes larmes. Combien de fois ai-je crié les mots de Shin à la mort de mes parents ? Je refusais qu'ils meurent, je n'acceptais pas qu'ils m'abandonnent, et pourtant, c'est un fait aujourd'hui, ils ne sont plus là pour me consoler ou me soutenir. Je sens mon nez picoter et un sentiment désagréable me prendre. Je lève les yeux au ciel afin de chasser toutes mes pensées négatives, mais je ne peux malheureusement pas cacher mes yeux brillants d'émotion. Je prends une grande inspiration silencieuse afin de me donner du courage, et avec douceur, attrape les poignets de Shin. « regardes-moi » ma voix refuse de sortir, et mes mots ne sont que murmures. Je tire lentement ses bras vers moi afin de voir ses yeux, puis en tenant d'une main ses deux poignets contre mon torse, je viens poser mes doigts libres sur sa joue afin d'effacer les larmes sur ses joues.

« écoutes-moi, Shin, je ne t'abandonnerai pas. Tu m'entends ? Je ne te laisserai pas tomber. » Mon cœur bat rapidement contre ma cage thoracique lorsque je prononce ces mots. Pourquoi ai-je l'impression que ces paroles prennent un tout autre sens au fond de moi. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, je suis en train de devenir fou, Shin est en train de me changer. Il n'y a que peu de temps qu'il est ici, mais je le sens déjà.

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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Dim 18 Oct - 22:20


What are you doing ?
Qi Yi + me
Comment puis-je rester chez lui en espérant cacher mes terribles secrets ? Normalement, je suis capable de mentir sans éprouver des remords ou même sans me faire démasquer. Mon quotidien a toujours été violent et rempli de haine, j’ai donc appris rapidement que la vérité ne me serait qu’aucun secours. Mon instinct de survie a pris le dessus et me pousse à mentir puisque personne ne viendra me sauver. Je resterai toujours sous l’emprise de cet homme effrayant, seule sa disparition me rendrait ma liberté mais alors ce serait ma grand-mère ainsi que ma mère qui me retiendraient prisonnier. Ma bonne étoile devait avoir perdu son chemin car en 22 ans d’existence j’ai toujours seul et malheureux…

Mes émotions me submergent sans que je puisse comprendre ce qui se passe. Pourquoi je me mets encore à pleurer alors que mon professeur vient seulement de me dire qu’il souffrait de plusieurs allergies ? Les battements de mon cœur se sont affolés, comme si on venait de donner le top départ pour un sprint. Je vais finir par avoir une crise cardiaque si cela continue. Mes larmes se sont mises à couler le long de mes joues. Je lève immédiatement mes poings serrés pour me cacher derrière. Je ne veux pas que Qi Yi me voit ainsi ! Je veux quitter son appartement mais est-ce que je supporterai le faites de m’éloigner de lui ? Je suis tellement pris dans un tourbillon de sentiments contradictoires que je ne remarque pas tout de suite que mes paroles sont vraiment effrayantes. « Ne meurs pas ! Ne m’abandonne pas ! » Mon professeur va finir par avoir peur. Il va me mettre dehors et je me retrouverai comme un pauvre idiot dans la rue. Combien de temps il s’écoule avant que Qi Yi ne réagisse ? Je ne sais pas mais cela me parait une éternité ! Je continue de pleurer sans faire attention au monde qui m’entoure. Je veux trouver la force de me tourner vers lui et de me blottir dans ses bras sauf que j’en suis incapable. Je me souviens trop bien de cette douce sensation, de ce bien-être. Je ne souhaite pas retrouver ses émotions car je suis certain que ce n’est pas normal. C’est compliqué parce que je dois quand même avouer que je meurs d’envie de me retrouver une nouvelle fois dans ses bras. Merde ! Qu’est-ce qui m’arrive ?

Lorsque ses mains se posent sur mes poignets, je retiens ma respiration et résiste un peu. C’est un réflexe ! Je reçois trop souvent des coups pour ne pas savoir ce que cela signifie. Je sais que mon professeur ne ferait pas une telle chose, pourtant mon corps réagit bien malgré lui. Quand je n’ai plus la force de lui opposer une certaine résistance, je le laisse m’emprisonner les poignets. Mes yeux plongent dans les siens, je sens que je suis perdu. Je pourrais rester ainsi à le regarder pendant des heures. Mes poignets reposent contre son torse pendant que ses doigts essuient les larmes qui laissent des traces sur mes joues. « Écoutes-moi, Shin, je ne t'abandonnerai pas. Tu m'entends ? Je ne te laisserai pas tomber. » Ses paroles sont rassurantes mais elles me paraissent vides. Je baisse la tête car je ne veux pas lui montrer que sa promesse me tient vraiment à cœur. Cela me fait plaisir de l’entendre me dire une telle chose. Je veux y croire mais mon existence m’a prouvé que personne ne restait jamais près de moi. Mon cœur bat très fort dans ma poitrine, cela me fait mal. Je voudrais tellement me jeter dans ses bras et rester près de lui. Je veux croire en cette belle promesse… Je finis par sortir de mon silence. « Ne fait pas de promesse que tu ne peux pas tenir. » Ma voix semble froide et cruelle. Je ne veux pas être ainsi avec lui. Je désire tellement que Qi Yi fasse attention à moi, pas seulement en tant que professeur. Cela m’effraie de ressentir une telle chose. Est-ce normal ? Je fixe toujours le sol parce que je ne trouverai jamais le courage de continuer si je le regarde. Il est tellement beau…

« Vous finissez toujours par me laisser là-bas… » Je ne sais pas comment lui dire ce que je vis chez moi. Je ressens comme un poids au niveau de ma poitrine, ne trouvant jamais la force de m’en débarrasser je suis surpris de vouloir le faire avec lui. Je tire sur mes poignets pour que mon professeur me lâche. Ma respiration est plus bruyante, plus haletante. Je tente de reprendre le contrôle de mon rythme cardiaque à défaut de celui de mon existence. Je lève les yeux vers son visage, cherchant à lire sur ce dernier que jamais il ne m’abandonnera. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai commencé à changer… Je passe mes bras autour de sa taille, colle mon corps contre le sien. Mon visage reposant contre sa poitrine. Je ferme les yeux comme pour graver dans ma mémoire. « Ne me dis pas que tu ne me laissera pas si tu n’es pas capable de tenir ta promesse… Ne me laisse pas y croire si tout cela n’est que mensonge… » Je ne veux pas que Qi Yi se sente obligé de me rassurer parce que je lui inspire de la pitié. Je souhaite seulement pour une fois dans ma vie compter pour quelqu’un. Les fins heureuses des contes de fées n’existent pas, j’en ai bien conscience. Je sais que personne ne viendra voler à mon secours. Je resterai toujours prisonnier de cette famille. Je voudrais tellement croire que quelque part sur cette planète, il y a une personne qui ferait tout pour moi…




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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Jeu 22 Oct - 0:41



what are you doing ?


tenue ♦ Mes doigts touchent à peine ses poignets qu'il réagit immédiatement. Mon cerveau se déconnecte quelques micro secondes, mes mains l'ayant lâché, mais aussitôt j'entoure de nouveau ses poignets. Je ne force pas, je ne le retiens pas de se débattre non plus, comme si le droit lui était retiré les autres fois. Je ne peux plus faire d'erreurs. Quelqu'un s'amuse à faire du mal à Shin, et c'est une chose que je ne peux tolérer. J'aimerai connaître l'état de son corps, savoir s'il en garde des séquelles, tenter de panser ses blessures, même celles qui ne peuvent être soignées physiquement. Mais qui suis-je dans sa vie pour vouloir y entrer aussi vite ? Qui est-il pour moi pour que je veuille le protéger à ce point ?

Mes gestes se font doux sur ses bras, je ne veux pas qu'il pense que je suis comme son quotidien. Je ne suis pas habituellement dans sa routine, par conséquent, je ne peux pas le connaître par cœur, ni même savoir ce qu'il se passe en dehors des cours, mais ma conscience me demande de changer ces faits. Même s'il faut que je m'immisce lentement dans sa tête, je patienterai le temps qu'il faudra, jusqu'à ce qu'il ose tout me raconter. La colère est toujours présente quelque part au fond de moi, et c'est difficile de faire abstraction de mon ventre qui se tord, mais je dois canaliser cette frayeur chez Shin. Je me doute que ce ne sera pas évident, mais je ne peux pas l'abandonner. Je ne peux même plus m'imaginer ne pas le regarder et faire comme s'il était un élève banal. Je sais d'avance que mon comportement va changer envers lui en cours, et que je vais davantage chercher à savoir s'il va bien. Il faut qu'il aille bien, je l'en aiderai.

Une fois ses mouvements de défense calmés, il plonge ses yeux dans les miens, alors que je referme mes doigts sur ses poignets. Sans pour autant lui faire de mal ou le brusquer. Je ramène ses bras contre moi, je ne sais pas ce que je fais. Mes principes devraient m'interdire une telle proximité, mais sa faiblesse me brise en mille morceaux. Rien que de savoir que quelqu'un ou plusieurs personnes lui font du mal me donne envie de le prendre dans mes bras. Je garde tout de même un minimum de contrôle sur mes pulsions et, une de mes mains tenant avec douceur ses poignets contre mon torse, je glisse mes doigts libres sur l'une de ses joues. J'essuie les larmes qui coulent, les traces qu'elles font afin que je puisse voir plus rapidement son sourire adorable sur ses lèvres. Je ne pourrai pas supporter de le voir dans cet état une fois de plus, pas en ma présence, pas à cause de moi. Je devrais être plus franc et moins énigmatique sur ce que je raconte, cela éviterait les malentendus.

Après mes mots, mon regard se porte sur mon pouce qui caresse sa pommette, sous prétexte que j'essuie ses larmes. Sa peau est celle d'un enfant, douce, sans défauts. Je remarque que la sienne est plus bronzée que la plupart des japonais ordinaires. C'est un détail qui m'avait échappé, mais moi-même n'ai pas la peau très claire, peut-être est-ce pour cela que ça ne m'a pas étonné. Je ne sais pas à quoi joue mon cœur, mais il ne semble pas vouloir se calmer. J'ai même l'impression d'entendre ses battements dans mon oreille, pulsant dans chacune de mes veines à une vitesse rapide. Shin devrait pouvoir le sentir, ses mains se reposant contre mon torse, à l'emplacement même de mon organe vital, je me demande s'il ne l'entend pas non plus. « Ne fait pas de promesse que tu ne peux pas tenir. » Son ton dur et froid me surprend, mes yeux s'agrandissant en même temps que mes sourcils se soulèvent. Je me sens un peu blessé qu'il pense que je le prends à la légère, et la pression sur ses poignets se fait moins forte. Je suis prêt à le lâcher, mes yeux se baissent et je ne sais plus comment faire. Que dire pour qu'il me croie, qu'il me fasse un minimum confiance. Il ne se rend pas compte à quel point mes mots sont importants, significatifs.

« Vous finissez toujours par me laisser là-bas… » Mon regard cherche le sien, mais je ne parviens pas à la capter. Il le garde baissé, comme honteux, mais je ne comprends pas ce qu'il veut dire. Où est, ce « là-bas » dont il me parle ? Il ne peine pas à libérer ses poignets de mon emprise, mes bras pendent le long de mon corps, je ne sais pas comment prendre sa réaction. Je me sens rejeté et peiné par ses gestes. Lorsque ses yeux plongent dans les miens, je ne sais pas ce que je dois comprendre. Je ne parviens pas à y lire quoi que ce soit, bien trop concentré à essayer de trouver une solution au problème actuel. Comment l'aider ? Comment ? Je crois que je suis tout aussi perdu que lui. Lorsque je sens des bras entourer ma taille et son odeur caresser mon nez, je n'hésite pas une seule seconde à passer mes mains dans son dos. Fermant les yeux afin de profiter de ce moment, je l'écoute patiemment. « Ne me dis pas que tu ne me laissera pas si tu n’es pas capable de tenir ta promesse… Ne me laisse pas y croire si tout cela n’est que mensonge… »

Les mêmes questions tournent en boucle dans ma tête, et je suis incapable d'y mettre de l'ordre. Mon étreinte se resserre, je ne veux pas l'abandonner, je voudrai tellement qu'il le comprenne. Peu importe ce qu'il a fait, ce qu'il vit, ou ce qu'il fera à l'avenir, je le soutiendrai. Ce ne sont pas des pensées ou des promesses en l'air. Nos contacts physiques sont réels et existent bel et bien. Rien ne peut nier le fait que j'aime l'avoir contre moi et voir son sourire. « Shin. » Ma voix est basse, grave, sérieuse, mais rassurante et douce. Je le recule un peu de moi et cherche à capter son regard. J'inspire profondément, les mains sur ses avant-bras, que je prends le soin de tenir doucement pour ne pas l'effrayer. « Que dois-je dire ou faire pour que tu me croies ? Je ferai tout mon possible pour que tu m'accordes un peu de ta confiance. »

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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Sam 24 Oct - 22:27


What are you doing ?
Qi Yi + me
Mes paroles sonnent comme un appel au secours… probablement est-ce mon envie la plus secrète ? Je ne sais pas trop comment expliquer mon comportement envers lui. Mon professeur ne devrait pas supporter une personne aussi nuisible pour lui. Je ne vais lui causer que des ennuis. Je dois le laisser tranquille pour que Qi Yi puisse continuer son existence paisiblement. Ma présence est mauvaise pour lui. Une toute petite voix au fond de moi dit que je dois fuir de toute urgence pare que plus je reste près de lui plus cela devient compliqué de prendre du recul. Je ne comprends pas pourquoi ni comment je peux ressentir une telle chose mais c’est ainsi. Mon professeur d’anglais est une personne pour laquelle j’ai beaucoup d’estime, de respect et d’attachement. Son comportement avec moi est véritablement différent de celui des autres enseignants. Je ne suis pas uniquement un étudiant parmi d’autres… C’est un peu compliqué !

« Ne me dis pas que tu ne me laissera pas si tu n’es pas capable de tenir ta promesse… Ne me laisse pas y croire si tout cela n’est que mensonge… » Mon discours est un peu effrayant surtout quand je lui demande de ne pas me dire de telles choses car je risque d’y croire. L’intonation de sa voix me donne des frissons le long de ma colonne vertébrale. Je comprends que ses paroles ne sont pas vides de sens mais je ne peux pas m’empêcher de ressentir une certaine angoisse. Que vais-je devenir si jamais il finit par m’abandonner comme tous les autres ? Je ne crois pas être capable de le supporter. Mes bras étreignent son corps, mon visage repose sur son torse. Je ferme les yeux pour savourer cet instant car je ne sais pas combien de temps cela durera. Il ne faut pas pousser le bouchon un peu trop loin. Les battements de mon cœur s’accélèrent. Comment dois-je interpréter cette réaction ? Je ne sais pas ! Je suis un peu perdu ! Je veux seulement que jamais il ne m’abandonne. Cette idée me fait paniquer complètement. Je ne dois pas devenir dépendant de lui. C’est une mauvaise chose.

Je le sens qui me repousse avec délicatesse, son intention n’est pas de m’effrayer mais je suis triste de devoir déjà quitter ses bras. Je me laisse faire car il doit me dire quelque chose. Je le vois sur son visage, son expression me bouleverse. Quand il prononce mon prénom, je ne peux réprimer un frisson d’excitation. Pourquoi ? Je ne comprends pas bien ma réaction. « Que dois-je dire ou faire pour que tu me croies ? Je ferai tout mon possible pour que tu m'accordes un peu de ta confiance. » Je me mords la lèvre inférieure car je m’en veux de lui causer du souci. Mon comportement est quelque peu déroutant car je lui demande de ne pas m’abandonner comme tous les autres sans être capable de lui dire comment faire. Comment puis-je lui répondre alors que je ne sais pas moi-même comment on doit s’y prendre pour me rassurer. « Prouve-le-moi. » Je pense que je serai seulement convaincu par des actions. On m’a trop souvent promis des choses et j’ai toujours été déçu. Comme il me repousse, je profite de cette issue de secours pour fuir comme un lâche devant son expression sérieuse. Intérieurement, je me dispute car je ne veux pas lui donner la sensation d’être une girouette. Je me retourne vers les légumes ainsi que la viande hachée.

« Est-ce que tu as un cuiseur de riz ? Je vais faire un riz sauté aux légumes et à la viande hachée. Je pense que tu en auras assez pour toi et ta femme. » En parlant, je reprends le couteau pour finir de couper la viande. Je m’en veux de me montrer distant tout d’un coup mais sa présence me perturbe. Je ne sais pas pourquoi je réagis ainsi. Je ne dois pas envahir son espace personnel et encore moins avoir une attitude qui pourrait lui causer des ennuis avec sa femme ou les autres enseignants. Je ressens comme un poids au niveau de la poitrine. Il est difficile de respirer tout d’un coup. Je ne dois pas lui montrer que je suis entrain de paniquer car je serai bien incapable de lui dire pourquoi… enfin je sais bien pourquoi je réagis ainsi mais ce n’est pas possible ?! Ce serait complètement fou ! « Est-ce qu’elle ne sera pas fâchée que je cuisine pour vous ? » Non mais pourquoi je fais une fixation sur sa femme ?! C’est idiot ! Il trouvera tout seul un mensonge pour se préserver des ennuis. Lorsque je parle de sa femme, je sens mon cœur se serrer un peu plus. Je dois cesser d’être ainsi mais je ne sais pas pourquoi je suis comme ça. Il est évident que mon professeur d’anglais est marié…




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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Jeu 29 Oct - 0:04



what are you doing ?


tenue ♦ Je le supplie du regard de me dire quoi faire. Je veux réellement l'aider et le comprendre, même si je sais parfaitement que ce ne sera pas simple. Si mes pensées vont au bon endroit, une personne encore inconnue pour moi lui fait regretter de vivre, et pour un gamin de 22 ans, ce n'est pas l'idéal pour se construire. Il a besoin de soutien, de preuves qu'on l'aime, et je ne ressens pas cela chez lui. J'ai l'impression qu'il manque de beaucoup de choses, et ça ne me plaît absolument pas. Jamais je n'aurai pensé avoir ce genre de réflexions sur un gosse, mais Shin est différent des autres. Il a accepté que je l'aide, sans pour autant réussir à s'ouvrir. Je lui laisserai du temps, autant qu'il en faudra pour qu'il ait confiance en moi.

Après mes paroles, il mord sa lèvre inférieure, j'en viens à me demander ce à quoi il pense, s'il connaît déjà la réponse à ma question, et s'il a décidé de me communiquer quelque chose d'important. « Prouve-le-moi. » Je ne réfléchis pas plus longtemps avant de lui répondre « d'accord » avec un signe de tête positif. Je ferai tout pour lui montrer que je ne suis pas « tout le monde », et que personne ne sera capable d'y arriver, à part moi. Je m'accrocherai jusqu'au bout, quoi qu'il m'en coûte. Je reste pantois quelques secondes, lorsqu'il s'enfuit de notre étreinte. Je le fixe, un peu dans le vide, parce qu'il s'est retourné, reportant son attention sur les légumes. J'ai un peu de mal à le suivre. Une fois, il me prend dans ses bras, celle d'après, il me fuit pour faire autre chose. Que dois-je comprendre ?

« Est-ce que tu as un cuiseur de riz ? Je vais faire un riz sauté aux légumes et à la viande hachée. Je pense que tu en auras assez pour toi et ta femme. » Je hausse un sourcil. Ma femme ? Mais où va-t-il tirer pareilles conclusions ? Ai-je l'air marié ? Ou même en couple ? En colocation ? À l'entrée, aucune paire de chaussures féminines, que ce soit des baskets, des bottes, ou des talons hauts. Dans mon appartement entier, il n'y a aucune photographie de mariage, de couples, de batifolage ou même de romance. Je n'accroche déjà pas d'images de ma famille … Ma sœur m'a souvent dit que j'étais une personne vide, tout comme les murs de chez moi, que je semblais trop insensible et détaché des choses précieuses. Je pense seulement que les souvenirs sont les meilleures photos que nous pouvons garder des personnes chères. Mes parents étaient et sont toujours très importants pour moi, les êtres que j'ai aimé le plus au monde jusqu'à aujourd'hui, et je sais parfaitement qu'il n'en sera jamais autrement. Je suis un peu perdu dans mes pensées, avoir ce genre de souvenirs en mémoire ne me laisse pas insensible, bien au contraire de ce que pense ma sœur.

« Est-ce qu’elle ne sera pas fâchée que je cuisine pour vous ? » Je lève les yeux au ciel, et croise les bras sur ma poitrine. Je le regarde fixement. Sérieusement, Shin ? Il me pose vraiment cette question ? Je ressens une pointe de tristesse dans sa voix, mais je ne sais pas vraiment comment l'interpréter. Serait-il déçu qu'il y ait éventuellement quelqu'un dans ma vie ? Peut-être aurait-il du y réfléchir avant d'apparaître sur le pas de ma porte. « Je ne suis pas marié. » Je capte son regard, tout en le regardant avec étonnement. Je suis plus surpris par ma déclaration franche et directe que par sa réaction. Je lui montre le dos de mes mains en confirmant mes dires. « Aucune alliance, pas même de fiançailles. » Je réfléchis quelques secondes avant de le tirer vers moi, avec un sourire amusé. « Tu sais quoi ? On va se changer les idées. Arrêtes ça. » Je lui fais lâcher le couteau en le posant sur un plan de travail, et prends un torchon pour essuyer ses mains. J'attrape ensuite l'un d'entre elles et l'entraîne sans le brusquer à ma suite vers le salon. D'un signe du doigt, je lui ordonne de s'asseoir sur le canapé, sans même ouvrir la bouche et vais éteindre les lumières qui vont finir par nous brûler les yeux. J'allume l'écran plat, puis l'allogène : vieille habitude à cause de ma mère. Je pose mes fesses à côté de lui, respectant sans le vouloir une certaine distance entre nos corps et prends la télécommande. « On va commander ce que tu aimes manger et ne rien faire en regardant la télé. Tu es d'accord ? »

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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Dim 1 Nov - 18:57


What are you doing ?
Qi Yi + me
« Est-ce que tu as un cuiseur de riz ? Je vais faire un riz sauté aux légumes et à la viande hachée. Je pense que tu en auras assez pour toi et ta femme. » Je me suis détournée de sa présence, de son corps car cette proximité me met plutôt mal à l’aise. Je ne comprends pas pourquoi mon cœur s’emballe ainsi quand je suis près de lui. Je tente de reprendre mes esprits en parlant d’un sujet assez neutre : la cuisine. Je sens bien que mes questions ne sont pas aussi innocentes que je le voudrais. Ma curiosité a toujours été mal placée. On me disait souvent que je devrais tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler car je finirais par avoir des ennuis. Je ne sais pas pourquoi je tiens tellement à savoir si mon professeur partage sa vie avec quelqu’un ou pas. Je dois me mordre l’intérieur de la joue et me disputer pour rester concentrer sur ses légumes. Quelle est son expression pendant que je l’interroge ainsi ? Est-ce qu’il se moque de ma naïveté ? Mon esprit est en proie au doute. Comment vais-je pouvoir partir de chez lui dignement ou avec humour ? Cela risque d’être compliqué. Mon cœur bat fort dans ma poitrine. Je suis tenté de me tourner vers lui ou de tendre la main pour le toucher mais je ne dois pas. Prenant une grande inspiration, je continue de me renseigner. « Est-ce qu’elle ne sera pas fâchée que je cuisine pour vous ? » Oh mon dieu ! Réponds-moi que tu es seul ! Je ne sais pas expliquer pourquoi je ne veux surtout pas entendre que son cœur est déjà pris. Qu’est-ce qui m’arrive ? Je dois rester calme et impassible pourtant j’entends bien que ma voix laisse entendre ma tristesse. Je suis furieux après moi ! Qi Yi est mon professeur ! Je suis seulement son élève. C’est tout ! Notre relation se borgne à ce simple constat alors pourquoi cela me fait autant mal ?

Je suis tellement accaparé par mes pensées que je manque presque sa réponse. Heureusement mes oreilles sont assez fines pour m’apporter ses paroles « Je ne suis pas marié. » Les battements de mon cœur cessent immédiatement. Je me retourne vers lui avec une expression où se mélangent la joie et le désespoir. Pourquoi suis-je si heureux de le savoir célibataire ? Cela ne veut pas dire que son existence est vide. Il est probablement amoureux de quelqu’un. Il ne s’est peut-être pas encore déclaré. ARGH ! Je ne sais pas ce qui me prend mais je ne dois pas penser ainsi. Mon professeur est uniquement un enseignant, il se préoccupe de moi uniquement parce que c’est son boulot. C’est un peu comme les coachs qui sont omniprésents dans la vie de leurs joueurs. Notre relation se résume simplement à ça ! Il a beau me dire qu’il est engagé nulle part, cela me rend triste quand même. Il a dû ressentir que quelque chose n’allait pas car il me tire vers lui puis m’annonce « Tu sais quoi ? On va se changer les idées. Arrêtes ça. » Je suis surpris par son autorité et la situation. Pourquoi ne puis-je pas continuer à cuisiner ? J’ai fais quelque chose de mal ? Se changer les idées ? Il entend quoi par là ? Mon cœur s’affole. Je le laisse m’enlever le couteau des mains et les essuyer avec un torchon. Mon regarde reste fixé sur mes mains comme si les réponses à mes questions se trouvaient inscrites dessus. Que dois-je faire ?

Il m’entraine dans son salon où je dois m’asseoir sur le canapé. Étrangement son autorité ne m’effraie pas. Docilement je me rends sur le canapé et prend place au bord. Je ne suis pas chez moi, je ne vais pas m’installer comme je le fais ordinairement. Ce serait malpoli ! Qi Yi éteint les lumières en dehors de l’allogène puis prend place près de moi. Je le regarde faire sans rien dire. Je ne sais pas ce qu’il a en tête et cela m’angoisse. « On va commander ce que tu aimes manger et ne rien faire en regardant la télé. Tu es d'accord ? » Son annonce me surprend. Je le regarde avec des yeux ronds comme des soucoupes. Il est sérieux ?! Je me penche vers lui, posant une main sur l’une de ses cuisses. « Tu es sérieux ? » Ma voix doit trahir mon excitation. Un grand sourire étire mes lèvres. « On peut vraiment commander quelque chose à manger ? On va vraiment regarder la télé ? » Qi Yi ne peut pas imaginer comment ses activités me paraissent merveilleuses. Je n’ai pas le temps de regarder la télé et il est interdit de commander à manger chez moi. Mes yeux pétillent. « Waouh ! On peut commander ce que je veux ? Je vais pouvoir prendre des kilos !!! » Je lui prends la main et la pose sous mon t-shirt sur mes abdos. « Regarde comme je suis maigre ! Je n’ai pas le droit de manger autre chose que la cuisine de ma famille. » Je ne rends pas compte que mon geste peut être hyper sensuel. Je dois quand même avouer que sentir ses doigts sur ma peau me provoque des frissons délicieux dans le dos. Pourquoi ai-je envie de sentir ses mains partout sur mon corps ? Je ne remarque même pas que j'ai la bouche entrouverte légèrement et que ma position peut prêter à confusion. Je suis près de lui, mes genoux touchants sa cuisse. Je lâche sa main et me recule. « Euh… comment on fait ? »



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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Lun 2 Nov - 0:45



what are you doing ?


tenue ♦ S'il est venu ici, c'est bien pour se changer les idées. Cuisiner … Je ne sais pas si c'est vraiment la bonne solution de le laisser faire, ou même de l'aider. Cela doit être une corvée pour lui de préparer des plats, aidant certainement sa famille avec le restaurant familial. Cependant, je ne peux pas me permettre de le remettre dans le même contexte que son quotidien, je dois changer cela, même si ce ne sera pas grand chose, n'étant pas habitué à recevoir un invité. Je lui demande donc d'arrêter ce qu'il fait. Du moins, je ne lui en laisse pas le choix, je retire doucement le couteau entre ses doigts, le balance dans l'évier, aux côtés des légumes et prends un torchon environnant pour essuyer ses mains mouillées. Je fais bien attention à ne pas être trop brusque, mais peut-être suis-je trop doux. Je ne sais pas vraiment.

Je ne nous laisse pas le temps de réfléchir à la question, saisis l'une de ses mains encore un peu humides malheureusement, et le tire à ma suite jusqu'au salon. Bien que ce ne soit pas loin, puisque la cuisine n'est pas une pièce à elle seule, je me permets d'apprécier ce simple contact. Il perturbe non seulement mes habitudes, mais en plus je me découvre des tendances étranges envers ce gosse. Je dois me ressaisir immédiatement avant que mes pensées n'aillent trop loin. Arrivant près du canapé, d'un signe de doigt, je le lui montre, signifiant qu'il doit y prendre place, tandis que je m'occupe de la luminosité. Je ne suis pas très poli, mais je ne m'en rends compte qu'après. Ce sont des gestes qu'avaient mes parents, et visiblement, je deviens comme eux en vieillissant. Ce petit souvenir me fait très légèrement sourire, avant que je ne reporte mon attention sur le gamin, assit au bout du canapé. Je lève les yeux au ciel avant de poser mes fesses non loin de lui à mon tour, laissant tout de même une petite marge entre nos deux corps. Distance de sécurité ? Peut-être.

« On va commander ce que tu aimes manger et ne rien faire en regardant la télé. Tu es d'accord ? » Sa réaction n'attend pas, ses yeux s'arrondissent largement et je prends le temps de l'observer avec attention. Sa surprise ne semble pas désagréable, et je ne tarde pas à confirmer mes pensées avec ce qu'il suit. « Tu es sérieux ? » Mes yeux se portent sur la main qui vient de se poser sur ma cuisse. Ce n'est plus de la surprise qui agrandit mes paupières, mes globes oculaires vont carrément rouler sur le sol. Je n'ose même plus bouger, la proximité entre nos visages me rend vraiment bizarre. À le voir d'aussi près, je me dis que c'est un très beau gamin. J'essaie vainement de chasser ce genre de pensées. Je ne dois pas, qu'est-ce qu'il me prend ? Son sourire est communicatif, mes lèvres s'étirent bien malgré moi, mais je suis tout de même heureux de le voir dans cet état, qu'avec des larmes salissant ses joues. « On peut vraiment commander quelque chose à manger ? On va vraiment regarder la télé ? » Je me contente de hocher la tête pour confirmer ses dires, oubliant progressivement qu'il soit si proche de moi, et que son souffle se répercute sur mon visage.

Il a l'air vraiment heureux d'entendre ma proposition, mais plusieurs autres questions hantent mon esprit. Quel genre de vie a-t-il chez lui ? Avec ses parents et ses sœurs ? Est-ce qu'elles vivent encore avec eux ou bien ont-elles une vie ? Sur qui peut-il compter lorsqu'il a besoin de parler ? Je me le demande réellement, parce que s'il est ici, c'est qu'il n'a pas grand monde. Cette constatation m'attriste. « Waouh ! On peut commander ce que je veux ? Je vais pouvoir prendre des kilos !!! »  Sa main vient chercher la mienne pour la poser sous ses vêtements, sur son ventre. Je peux aisément ressentir ses muscles, mais aussi sa taille fine. Je m'apprête à lui répondre que oui, il peut commander ce qu'il veut, mais mes mots se bloquent lorsque je me rends compte que je touche le corps d'un de mes étudiants. « Regarde comme je suis maigre ! Je n’ai pas le droit de manger autre chose que la cuisine de ma famille. » Je ne l'entends qu'à peine. Cette peau sous mes doigts … L'envie de la caresser et de la serrer dans ma paume me prend, c'est incontrôlable, mais avant même que je ne réagisse, il se recule de moi. Je tente de garder mon calme, Shin ne semble même pas affecté par ce qu'il vient de faire. Me toucher à la cuisse, passe encore même si ça ne se fait pas, mais m'inciter à glisser mes doigts sur sa peau … Mon cœur devient fou. Je dois vite reprendre le contrôle de la situation.

« Euh… comment on fait ? » Je me reconnecte au présent, et lui adresse un sourire, que je ne calcule même pas. Je me lève machinalement et vais prendre ma tablette sur mon bureau pas loin. Je la lui tends et prends place à côté de lui de nouveau. « Cherche ce que tu veux manger dans un premier temps. » Je suis encore troublé par le fait qu'il ait été si proche, et qu'il soit si à l'aise maintenant. Mon cœur a du mal à se remettre de ses émotions, et mon corps a réagit par quelques frissons. Si pour lui ce genre de contacts est normal, alors je devrais simplement m'y habituer.

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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Mar 3 Nov - 0:09


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Qi Yi + me
Est-ce que mes oreilles ont bien entendu sa proposition ? Je ne sais pas comment gérer cette subjection de sa part. Est-ce que je dois mal le prendre ? Il a peur de que je l’empoisonne ? Pourtant je vais uniquement utiliser des produits se trouvant dans ses placards et son frigo. Il ne veut pas avoir à faire semblant d’aimer ma cuisine ? C’est bien la première fois que l’on refuse que je prépare un repas alors je ne sais pas comment je dois réagir. Je me laisse faire docilement pendant que Qi Yi retire de mes mains le couteau et prend un essuie pour me sécher les mains. Ce contact quelque peu maternel me fait rougir de plaisir. Cette douceur, cette retenue dont il fait preuve me rendent heureux. Personne ne m’a encore touché ainsi. Je pourrais me mettre à pleurer devant tant de bienveillance de sa part pourtant je me retiens. Je ne veux pas l’inquiéter et encore moins soulever des questions. Quand il a fini de m’essuyer les mains, pas entièrement mais son initiative est tellement adorable que je ne lui dirai rien, il m’ordonne silencieusement de m’installer sur le canapé. Étrangement j’obéis mais en plus cela me fait plaisir. Je ne dois pas avoir toute ma tête pour trouver son ordre adorable. Je m’installe au bord du canapé car je ne suis pas chez moi, je ne veux pas que mon professeur pense que j’ai de mauvaises manières. Lorsque ce dernier prend place près de moi, je me sens super nerveux. Je ne comprends pas pourquoi mais sa présence provoque des émotions étranges en moi.

« On va commander ce que tu aimes manger et ne rien faire en regardant la télé. Tu es d'accord ? » Cette proposition provoque une explosion de joie en moi. Qi Yi ne peut pas imaginer comment cette perspective est paradisiaque pour moi. A la maison, il est carrément interdit de manger autre chose que les plats que nous cuisinons avec les restes du restaurant. Ne pouvant pas avoir une journée uniquement pour moi, je ne suis jamais sorti avec mes camarades. Je vais enfin savoir ce que cela fait de manger autre chose que la cuisine de mon père ! J’en suis plus qu’heureux ! Ma joie est peut-être un peu excessive car je pose ma main sur la cuisse de mon professeur puis attrape sa main pour la glisser sous mon t-shirt. Ses doigts posés sur mes abdos, je lui fais remarquer que je suis maigre mais en même temps c’est un mensonge. La danse a sculpté mon corps. Mon ventre est aussi dur de la pierre et mes tablettes de chocolat se sentent très facilement. Je me mords la lèvre inférieure parce que je n’ai jamais parlé de ma passion de peur de provoquer des moqueries. On se défoule déjà assez sur ma personne chez moi pour que je donne de quoi le faire en dehors. C’est difficile pourtant de garder le secret sur ma passion. Mon esprit est aussi confus par les sensations étranges que provoque la pression des doigts de Qi Yi sur mon ventre. Est-ce normal de ressentir des frissons ? Est-ce normal de vouloir sentir sa main parcourir mon corps ?

Les battements de mon cœur deviennent irréguliers. Je ferme les yeux en espérant qu’il n’a pas vu ma confusion. Je ne comprends pas pourquoi je ressens une telle chose pour lui. Je dois avouer que Qi Yi est vraiment beau et que ses lèvres donnent envie de les caresser, de les embrasser. Oups ! Il faut vraiment que je prenne mes distances. Je recule en faisant comme si je faisais une telle chose avec tout le monde mais ce n’est pas le cas. Personne ne me touche ainsi et je ne touche personne comme ça. Je ne sais pas ce qui me prend. Je voudrais fuir mais en même temps je veux rester près de lui. Je lui ai demandé de me prouver qu’il resterait près de moi quoiqu’il arrive. Que penserait-il si je le fuyais juste parce que mes pensées m’ont effrayé ? Cela me perturbe car je n’ai jamais eu envie que l’on me touche ainsi…

Me tendant sa tablette, il me dit de chercher ce que je veux manger et on commandera. Je regarde la tablette avec des yeux grands comme des soucoupes. C’est bien la première fois que j’ai entre les mains un tel engin électronique. Je vois mon reflet dans l’écran. Est-ce normal ? Je me mords l’intérieur des joues car je ne sais pas quoi faire. Est-ce que cela s’allume tout seul ? C’est comme mon téléphone ? Ma sœur Aruka m’a offert pour mon dernier anniversaire un super téléphone Samsung mais elle a mis au moins deux semaines pour m’expliquer comment il fonctionnait. Je ne suis pas très amateur des nouvelles technologies parce que je n’ai pas la possibilité d’en avoir. Je ne gagne rien en travaillant au restaurant familial. Mes parents estiment que le faites de m’héberger est bien généreux de leur part alors me donner un salaire même pas en rêve. Je suis frustré de ne pas savoir me servir de sa tablette. Je la fixe comme si elle allait me dire quoi faire. Machinalement, je tends la main vers lui pour attirer son attention mais je ne remarque pas immédiatement que mes doigts caressent sa nuque. Je me tourne vers lui, les larmes aux yeux. « Qi Yi… » Je me mords la lèvre pour me retenir de pleurer. Ma main caresse toujours sa nuque. « Comment cela fonctionne ? » Je suis frustré de devoir lui demander son aide mais je n’y connais vraiment rien !!!!



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MessageSujet: Re: what are you doing ? ♦ ichinose & yan   Dim 8 Nov - 21:49



what are you doing ?


tenue ♦ Je ne sais pas vraiment comment interpréter ses gestes. S'ils sont réellement innocents, sans arrières pensées, ou s'il pense que je vais réagir. Je pourrais avoir l'impression qu'il me charme, mais ses réactions sont tellement naturelles que je doute qu'il soit aussi fourbe ou confiant à ce niveau-là. Je me demande même s'il a déjà eu des relations, parce que si c'était le cas, il ferait un peu plus attention à ses mouvements. Mettre ma main cuisse est une chose déjà plutôt sérieuse, du moins pour moi, mais m'amener à caresser sa peau nue sous ses vêtements, en prétextant qu'il veut me montrer à quel point il est mince … C'est déjà un peu plus indécent. Je vais bientôt passer pour un pédophile, ou un pervers, s'il continue sur cette voie, même si je n'ai que vingt-huit ans et qu'il est majeur, mais psychologiquement, ça m'affecte assez de savoir que nous sommes aussi proches. J'aimerai pouvoir lui en toucher un mot, mais je ne peux pas. J'aurai peur qu'il le prenne mal, qu'il se braque ou que je veuille moi-même le prendre de nouveau dans mes bras. Il est peut-être encombrant dans la vie de quelqu'un qui vit seul, mais rapidement, je m'habitue à sa présence. Ce n'est pas si mal d'avoir un peu de compagnie, de conversation, du mouvement dans l'appartement. Je n'ai même pas un bocal à poissons, pour prétexter que je ne suis pas seul, je ne m'attache pas à ce genre de choses.

La décoration de mon appartement en soi est banale. Aucun effet personnel, juste un coup de peinture, des meubles et de l'électronique. Rien de mirobolant, de fabuleux, d'extraordinaire. Pas de photos d'amis, de famille, de soirées, de souvenirs. Il n'y a vraiment rien de tout ça, sur les murs ou sur des surfaces plates. Mes parents le faisaient, mais j'ai arrêté de m'attacher à des images figées depuis longtemps. Shin est quelqu'un qui manque d'affection ou de faits normaux. Même regarder la télé semble être inhabituel vu son état lorsque je le lui ai proposé, et c'est un fait qui me trouble. De plus en plus de questions sur son quotidien de vie me narguent, mais je ne peux pas lui en parler. Pas maintenant. Alors je m'esquive un peu en me levant du canapé afin de chercher ma tablette. Inutile de prendre mon ordinateur portable pour une si petite recherche. Il ne suffit que d'un bouton pour allumer la tablette, pas le pc. Je la lui mets dans les mains sans penser une seule seconde qu'il ne saurait pas s'en servir. Quel jeune ne touche pas à la technologie de nos jours ? Je prends de nouveau place à côté de lui, au même emplacement, gardant une certaine distance, afin que je ne repense pas à mes doigts sur sa peau lisse.

Je l'observe et attends qu'il fasse quelque chose, mais soit son esprit est lent à comprendre ce qu'il faut faire avec, soit il y a un problème. Il regarde l'objet avec des yeux ronds, comme s'il n'avait jamais vu un truc pareil, ce qui me fait plisser les yeux, de nouvelles questions m'assaillent, mais je n'y prête pas d'attention, concentré sur Shin. Quelques secondes passent, il se contente de regarder fixement la tablette comme si elle allait faire ce dont il a envie par la pensée. Il tend son bras sans même jeter un œil à ce qu'il fait, et en me penchant un peu afin de ne pas avoir sa main sur le visage, je sens ses doigts trouver leur chemin sur ma nuque. Je me replace correctement, comme si de rien n'était, jusqu'à ce qu'il prononce mon prénom sur un ton de supplication. Ses yeux sont brillants et je mords l'intérieur de ma lèvre. Non plus de larmes, je refuse d'en voir de nouveau sur son visage. « Comment cela fonctionne ? » Sans même réfléchir plus longtemps, je m'approche de lui, collant les côtés de nos corps, et passe une de mes mains au dessus de ses bras afin d'appuyer sur le bouton de la tablette. La marque s'affiche avec une petite animation, et l'écran d'accueil apparaît. « Tu as vu où j'ai appuyé ? Il te suffit juste de rester dessus quelques secondes, jusqu'à ce que tu vois l'écran s'allumer. » Je suis absorbé par l'objet, et j'appuie sur l'icône de chrome pour que la page s'ouvre, puis je tape sur la barre de recherche, laissant le clavier apparaître. Je reporte ensuite mon attention sur la présence humaine près de moi et me rends compte que nous sommes vraiment près l'un de l'autre. J'essaie d'en faire abstraction en gardant une expression neutre. « Dis-moi ce que tu veux manger. »

Paroles de Qiyi : #9E7160


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