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Confidences (Ft. Yûji)
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Confidences (Ft. Yûji)
Hoshino Mitsue
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Quelle journée délirante. Vraiment. Je voulais simplement envoyer un courrier au États-Unis à la base et voilà qu'à présent je me retrouvais devant la porte menant à l'appartement de l'homme pour lequel je venais de me rendre compte avoir développé des sentiments. Ajoutons à cela que l'homme en question était mon professeur de théâtre à l'université et que nous avions laisser notre passion nous emporter en pleine rue, nous avions donc désormais un beau bordel. Pourtant, lorsqu'il m'avait demandé si je préférais aller jusqu'à Tokyo ou rejoindre son appartement, j'aurai pu décidé qu'il était plus sage de choisir l'option café en plein centre ville. Je savais que les choses pouvaient déraper à nouveau, non pas que l'idée me déplaise, mais il y avait certaines choses dont  nous devions parler.

Le trajet jusqu'à chez lui s'était alors déroulé dans le silence. Très bien, ça aurait au moins le mérite de me permettre de rassembler mes idées. Je n'avais pas la moindre idée de la façon dont j'allais aborder ce sujet épineux. Comment présenter les choses ? Je ne voulais pas qu'il s'imagine que je médisait sur ma mère gratuitement et encore moins qu'il pense que je rejetais la responsabilité de mes erreurs sur elle. Je savais cependant qu'il ne me brusquerait pas, il savait écouter, il me l'avait déjà prouvé. A l'époque, j'avais été surprise qu'il se montre si compréhensif après que je lui ai bêtement menti. Tout ça me paraissait si loin maintenant, pourtant seul quelques mois s'étaient écoulés.

Je découvrais donc pour la première fois son immeuble, apparemment, il vivait dans les étages les plus élevés, j'évitais pour le moment de le regarder. Je me sentais un peu anxieuse de ce qui allait suivre. Après tout, j'allais entrer dans son appartement, chez lui. Machinalement, je me déchaussais dans l'entrée, enfilant les chaussons qu'il m'avait indiqué et restait plantée un moment dans l'entrée. C'était marrant de constater à quel point son appartement reflétait sa personnalité. Je laissais un instant mon regard se balader d'un coin à l'autre avant qu'il ne me propose à boire. Bonne idée, je commençais un peu à paniquer et je sentais que ma gorge devenait sèche. Il allait falloir que je me détende.

« Je veux bien un café, merci. »

Il m'avait également demandé si je préférais qu'on s'installe au salon ou à la table de la cuisine. Je ne savais pas vraiment ce qui était le mieux. Je me disais que nous asseoir à la table me forcerait à le regarder directement et je n'était pas certaine de pouvoir soutenir son regard et puis, dans le canapé, avec un peu de chance je pourrai m'y enfoncer tellement profondément que je pourrai disparaître, c'était une idée.

« Va pour le salon. »

Sans vraiment attendre de réaction de sa part, je décidais enfin de bouger de l'entrée, me dirigeant vers le dit salon. Cependant, j'attendais qu'il me rejoigne avant de m’asseoir. Ce n'est qu'une fois installé avec nos boissons devant nous que je réalisais que c'était le moment. Je pris alors une grande inspiration.

« Je t'ai parlé de ma sœur et même un peu de mon père, mais tu as dut remarquer que je n'ai pas mentionné ma mère... »


En effet, j'avais volontairement émis d'en parler quand nous avions discuté de ma famille aux États-Unis. Je n'avais pas la moindre idée des rapports qu'il avait avec ses parents, ni même de sa vision à lui de la famille. Je savais simplement qu'il était fils unique, il me l'avait confié plus tôt dans la journée. Alors je ne savais pas comment il réagirait face à ma relation conflictuelle avec ma mère.

« Il y a une bonne raison à ça... Disons que c'est un sujet sensible et c'est de ça que je voulais te parler. Je t'ai dis que j'avais beaucoup changé depuis que j'étais au Japon, il faut que tu saches ce que je voulais dire par là. »

Pouvait-il voir à quel point je redoutais sa réaction, à quel point j'avais peur de voir de la déception apparaître sur son visage quand je lui aurai tout raconté. On dit souvent que l'erreur est humaine, mais mes erreurs à moi me poursuivaient encore aujourd'hui...



Koizumi Yûji
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Après bien des rebondissements en cette fraiche après-midi de novembre, voilà que Yûji emmenait Mitsue chez lui. Dans son appartement, où personne d’autre en dehors de sa mère n’avait encore mis les pieds. C’était tout simplement surréaliste. Ce qui se tramait, il n’en savait trop rien, mais de toute façon, vu l’ampleur qu’avaient pris les choses et le stade où ils en étaient, il n’était plus possible de prétendre que rien ne s’était passé.
N’importe qui aurait pu trouver son appartement trop sobre, trop impersonnel. On n’y trouvait pas de photos posées sur les étagères ou accrochées aux murs. Les décorations étaient également assez rares, et on sentait qu’il n’y avait que le strict minimum dans les étagères. De manière générale, Yûji n’était pas quelqu’un qui avait tendance à accumuler les choses pour la collection. Ce qu’on trouvait le plus chez lui, c’étaient des livres. Il en avait une étagère entière. Il appréciait la lecture qui lui permettait de s’évader et de déconnecter du monde extérieur. L’été, il s’installait sur son petit balcon, dans un fauteuil confortable qu’il s’était acheté, et lisait en profitant de la chaleur saisonnière et de la vue sur la rivière.

Yûji avait proposé à boire à Mitsue. Un café fait maison serait sans doute meilleur que les canettes qu’il avait achetées un peu plus tôt. Surtout qu’il avait pris du thé à la jeune femme et qu’il n’était même pas sûr qu’elle aime cela. D’ordinaire, il se serait fait du thé, mais l’eau mettrait plus longtemps à bouillir alors il décida de la suivre pour un café. Ca ne lui ferait pas de mal, nerveux qu’il était. Il lui avait également proposé de choisir entre la cuisine et le salon pour leur discussion, en espérant que cela convaincrait Mitsue de quitter l’entrée de son appartement. Etait-elle si intimidée que cela ? Cela pouvait se comprendre. Ce n’était pas chez elle, et cela devait être très différent de la résidence.

Yûji s’affaira rapidement avec la cafetière et une fois que les deux boissons furent prêtes et fumantes, il posa les tasses sur un plateau et se dirigea vers le coin salon de son appartement avant de le déposer sur la table basse dotée d’une vitre en verre. Il s’installa le premier, comme si la jeune femme attendait qu’il le fasse pour l’imiter. La témérité qui l’avait animée plus tôt semblait s’être totalement évaporée. La discussion qu’elle voulait aborder devait être particulièrement sérieuse.
Lorsqu’elle évoqua à nouveau sa famille, Yûji comprit de quoi il s’agissait. Elle avait certainement un poids sur la conscience lié à sa famille et voulait s’en soulager avant d’entamer quoi que ce soit avec lui. Yûji était un être perspicace qui cernait facilement les gens. Il se contenta donc d’acquiescer en ponctuant son geste d’un « hm hm » typiquement japonais, pour signaler qu’il l’écoutait attentivement et n’avait pas l’intention de l’interrompre. Elle poursuivit en annonçant la couleur : sa mère était un sujet sensible dont elle voulait lui parler. Elle voulait aussi lui expliquer ce que signifiait le fait qu’elle ait beaucoup changé entre les Etats-Unis et le Japon.

Yûji ne loupa pas le regard inquiet que portait Mitsue, comme si elle s’inquiétait de son jugement, de ses réactions face aux révélations à venir. Il en avait vu d’autres, et vu l’état de sa propre famille, il était vraiment la dernière personne qui se permettrait d’émettre une quelconque critique sur le sujet. Mais il supposa qu’il était important pour elle d’être rassurée. Il s’exprima donc brièvement, comme à son habitude :

« Je t’écoute. Tu peux parler sincèrement, je ne jugerai rien. »

Encore une fois, il en avait vu d’autres. Que ce soit familialement ou amicalement, il avait été témoin ou cœur de tas de polémiques en tous genres, et quand on voit qu’il était capable de s’imaginer en relation avec une fille de 10 ans sa cadette, on pouvait vite comprendre que le jugement n’était pas vraiment un mot de son vocabulaire. Prêt à écouter les révélations de la jeune femme, il porta la tasse de café à ses lèvres, souffla dessus et but quelques gorgées pour s’énergiser un peu.



Hoshino Mitsue
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Je ne savais pas trop si je devais le regarder ou pas. A vrai dire, si je voulais garder le fil de mes pensées et que mon récit reste un minimum cohérent, il valait mieux que j'évite de trop croiser son regard. Je savais qu'il pouvait me déstabiliser, et ce même si, comme il venait de me le dire, il n'était pas dans le jugement. Je posais donc les yeux sur le café posé devant moi et tandis que je suivais des yeux la légère vapeur qui s'en échappait, je me replongeait dans mes vieux souvenirs.

« Ma mère est une femme matérialiste pour qui l'image compte plus que tout. Son statut dans la société est ce qui lui importe le plus... Bien plus que le bonheur de ses enfants.»

Pas très glorieux comme entrée en matière, mais c'était bel et bien le genre de femme qu'elle était, je cherchais encore ce que mon père pouvait trouver de bon en elle, lui qui était si fou d'elle. Je me demandais parfois si elle ne l'avait pas ensorcelé ou un truc dans ce genre là.

« J'adore la danse, vraiment, mais je n'ai jamais pu envisager de faire autre chose de ma vie. J'étais encore une petite fille quand j'ai innocemment dit à ma mère que je voulais devenir danseuse. Alors elle m'a inscrit à des cours et a tout fait pour que ma vie entière ne tourne plus qu'autour de la danse. »

Je marquais une courte pause, à l'époque je ne me rendais pas vraiment compte de la tournure que prenaient les choses, j'étais une petite fille qui adorait la danse et qui était tout simplement heureuse de voir que sa mère l'encourageait dans cette voix.

« Plus je grandissais, plus il devenait évident que j'étais douée, le travail payait et je voyais ma mère être fière de moi. Je voulais qu'elle le soit, j'avais l'impression d'être proche d'elle. Mais j'ignorais qu'en réalité, j'étais juste son faire valoir pour briller en société. Elle se vantait que sa fille soit parmi les meilleures. Mais ça ne suffisait pas, il fallait que je sois la numéro un, quitte a écraser tous les autres. »


Je soupirais, il ne m'avait pas interrompue une seule fois et je lui en était reconnaissante. Je ne savais pas si j'aurai pu aller au bout dans le cas contraire. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas repensé à tout ça et c'était la première fois que j'en parlais depuis mon arrivée au Japon. Je me penchais alors, attrapant la tasse posée devant moi, j'avais l'impression d'avoir déjà parlé des heures et il fallait que je boive un peu avant de reprendre. Je décidais de la garder en main, laissant sa douce chaleur réchauffer mes doigts.

« Quand je suis entrée au lycée, ma mère a jugé qu'il serai bien que j'intègre une école spécialisée dans les arts de la scène. Le niveau était très élevé et ma mère avait réussi à me convaincre que j'étais au dessus des autres, que je méritais plus... J'ai fais des choses dont je ne suis pas fière, j'ai harcelé et intimidé les autres élèves, j'ai fais beaucoup de mal... Je déteste celle que j'étais à cette époque là, prétentieuse, hautaine... Tu sais, je crois que j'ai brisé la vie de plusieurs personnes... Et plus je devenais cette fille détestable, plus ma mère était fière de moi. Mais je n'aimais pas celle que je devenais. »

Quand j'étais plus jeune, je me fichais pas mal des autres et du mal que je pouvais faire, pourvu que ma mère soit satisfaite. En grandissant, j'avais petit à petit ouvert les yeux. Je n'avais pas besoin de tout ça, si je voulais qu'on me reconnaisse en tant que danseuse, c'était avant tout pour mon travail et si d'autres devaient être plus doués que moi, il me faudrait travailler plus et non pas tenter de les détruire, ça ne me rendait pas heureuse et je savais bien que malgré les apparences, je n'avais pas vraiment d'amis. Soit les gens me détestaient, soit ils avaient peur de moi. Et je savais que je ne pouvais rejeter éternellement la faute sur ma mère et l'influence qu'elle avait sur moi, après tout, je restais seule responsable de mes actes et que je l'ai fait pour satisfaire ma mère n'était pas une excuse.

« Et puis un jour, il y a eu cette histoire de scandale... »

Je jetais alors un coup d’œil dans sa direction.

« J'en avais entendu parlé, mais je ne pensais pas que c'était vrai. Pourtant quand c'est sorti dans la presse, ça a fait beaucoup de bruit. Apparemment, certains professeurs avaient des relations sexuelles avec des élèves en échanges de bonnes notes. Quand mon père l'a appris, il a voulu m'envoyer ici directement, m'éloigner de ce monde perverti comme il disait. Je l'ai tout de même convaincu de me laisser terminer le lycée avant. C'est comme ça que j'ai atterri ici il y a quatre ans. Je l'ai pris comme une chance de recommencer à zéro et de faire mieux... Pourtant, encore maintenant, j'ai honte de tout ce que j'ai pu faire...  »

Ça faisait beaucoup de révélations d'un coup et j'espérais que ce n'était pas trop pour lui. Je vidais ma tasse tandis que le silence s'installait à nouveau. J'avais enfin pu mettre des mots sur tout ça et peu importe quelle serait sa réaction, ça m'avait fait du bien d'en parler à quelqu'un.



Koizumi Yûji
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Yûji ne savait absolument pas à quoi il devait s’attendre. Allait-elle lui annoncer qu’elle avait été enceinte par le passé à cause d’une histoire glauque ? Après tout, il se passait des choses plus sombres aux Etats-Unis qu’au Japon, en tout cas c’était l’image qu’il en avait. Elle aurait pu lui annoncer que sa mère était dans un milieu pas très glorieux. Il ne savait vraiment pas ce que Mitsue comptait lui révéler. Il s’était donc contenté de lui dire qu’il l’écouterait et ne la jugerait pas.

Et c’est ce qu’il fit. Il fut attentif au moindre détail. Lorsqu’elle dépeignit sa mère, Yûji ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour son propre père. Dans son cas à lui, ce n’était pas tant le statut et la renommée, mais il ne pouvait pas imaginer son fils unique ailleurs qu’à la reprise de son cabinet d’architecture. Il avait tout fait pour formater Yûji dans cette direction mais n’y était pas parvenu. Quelque part, il se retrouvait à plusieurs endroits du discours de Mitsue.
Apprendre que la passion de l’étudiante lui était venu innocemment lorsqu’elle était enfant et que sa mère en avait bâti tout un business le rendit triste. Lui avait au moins eu la chance de vivre de sa passion en secret et de la développer loin des obligations de son père. Il avait réussi à fuir son parcours tout tracé et tracer le sien lui-même. Mitsue, elle, était condamnée à vivre de sa passion tout en sachant que sa mère y était pour quelque chose, quoi qu’il arrive.

Il trouva encore plus triste la suite de la conversation, lorsque la danseuse expliqua comment sa mère se servait du talent de sa fille pour briller en société et bien se faire voir. Son estomac se noua : vraiment, il y avait des gens qui devraient réellement s’abstenir de faire des enfants si c’était pour obtenir un tel résultat. C’était honteux. Il avait envie de réagir, mais il était quelqu’un de respectueux et craignait que s’il l’interrompait, elle ait du mal à mettre de l’ordre dans ses idées par la suite. Il se contenta donc de bien mémoriser tout ce qu’elle était en train de lui avouer pour réagir ensuite. Lorsqu’elle avait marqué une pause pour boire un peu de café, il avait déjà commencé à deviner la suite.

Yûji ne fut donc qu’à moitié surpris lorsqu’elle lui avoua avoir été exécrable et méchante avec certaines personnes pour réussir. En étudiant à la Kirin Art School, des cas comme Mitsue, il en avait vu passer à la pelle. C’était d’un triste. C’était fou à quel point le monde des arts de la scène était compétitif et pouvait rendre mauvais. Mais quand il voyait comment Mitsue était aujourd’hui, il ne pouvait que se dire qu’elle avait subi la forte influence de sa mère. Après tout, on disait souvent que les filles étaient assez fusionnelles avec leurs mères et avaient parfois du mal à s’affranchir de leurs ordres, maquillés sous forme de conseils. Il était content que la jeune femme se soit éloigné de l’image d’elle qu’elle était en train de dépeindre. De toute façon, si elle était restée cette enfant pourrie-gâtée et détestable, il n’aurait certainement pas posé les yeux sur elle. Même si cela n’aurait rien changé à sa beauté envoûtante, l’alchimie n’aurait tout simplement pas fonctionné, car Yûji détestait profondément les gens imbus d’eux-mêmes et qui croyaient que tout était acquis grâce à la notoriété.

La conclusion du récit de Mitsue fut glaçante. Comment, en tant que professeur, pouvait-on se permettre de profiter de mineurs voulant réussir dans leur vie professionnelle pour obtenir des faveurs sexuelles ? Ca le dégoûtait. Certains pourraient le regarder en disant qu’il était très mal placé pour penser ainsi, sauf que dans son cas, il n’avait jamais soudoyé Mitsue pour des faveurs, quelles qu’elles soient, pour lui donner de bons résultats. S’il devait se passer quelque chose entre eux, ce serait parce qu’ils l’auraient décidé ensemble et non parce qu’il y aurait une récompense à la clé derrière. Quelle horreur. Yûji n’avait de toute façon jamais rien pu faire avec qui que ce soit sans sentiments, c’était au-dessus de ses forces. Il était vraiment désolé pour Mitsue et espérait juste qu’elle n’avait pas reçu d’avance de ces tarés de professeurs à l’époque.

Maintenant qu’elle avait terminé son discours, il fallait qu’il remette de l’ordre dans ses idées pour exprimer son ressenti. Et mine de rien, vu comment elle s’était ouverte à lui, il pouvait également en faire de même. Il avait déjà commencé à semer quelques informations petit à petit sur lui, mais vu qu’ils avaient un passé similaire, il pouvait très bien déballer son sac dès maintenant histoire de tout poser à plat dès le début. Comme ça, chacun saurait dans quelle direction il se dirigeait.

« Tout d’abord, merci de t’être confiée à moi. Ca a dû être difficile de poser des mots sur tout ça, tout autant que de l’avoir vécu. »

Il marqua une pause, but un peu de café et reprit :

« Je trouve que c’est inadmissible que des enseignants profitent de leur statut pour obtenir des faveurs sexuelles. Pour être franc, ça me dégoûte. J’espère qu’on ne t’a pas fait du chantage. »

Non mais réellement, ça lui retournait les tripes d’entendre des choses pareilles. Et pour secouer un Yûji qui était quasiment aussi émotif qu’une pierre tombale, il en fallait.

« Pour ce qui est de ta mère … Je suis désolé de ce que tu as traversé. J’imagine que tu as rompu le contact avec elle. Mais … Même si la transition est un peu nulle, ça va me permettre de te parler de ma propre histoire. Comme ça tu sauras toi aussi à quoi t’en tenir en me fréquentant. »

Il soupira. Il ne s’attendait pas à déballer sa vie privée à Mitsue de but en blanc, pas comme ça. Il se serait imaginé lui dévoiler de petites bribes de son passé petit à petit, mais vu ce qu’elle venait de lui balancer, il aurait été inconvenu de rester secret, et surtout, il lui serait difficile de réagir à ses propos sans faire écho à sa propre expérience. C’était donc plus simple qu’elle sache.

« Comme tu sais, je suis fils unique. Mon père est un architecte renommé, et ma mère une célèbre peintre. Je suis plus ou moins né dans l’art. J’ai été balloté d’école privée en école privée. J’ai découvert le théâtre en club scolaire, et ça me permettait de m’échapper du quotidien. Cependant, ce quotidien m’a vite rattrapé car mon père voulait absolument que je suive ses traces, sans tenir compte à un seul instant que je n’avais aucun intérêt pour l’architecture. »

Il était temps de lui dévoiler ce qui s’était passé lors de sa fuite en Corée. Au fond, comme elle, il avait fui son pays natal pour prendre un nouveau départ.

« Nous ne sommes pas si différents au fond. Mon père m’a envoyé à Séoul pour entamer des négociations avec ses partenaires coréens juste après avoir obtenu ma prépa. J’avais tout un tas de directives, sauf que je ne me suis jamais pointé au rendez-vous. J’ai utilisé l’argent prêté pour me prendre un appart’, chercher un petit boulot et m’inscrire à une école d’arts de la scène renommée. Je ne suis pas très fier de certains choix de ma vie. Je bossais d’abord dans un restaurant pour payer mon loyer, car mon père m’avait coupé les vivres. »

Il marqua une nouvelle pause, finissant son café d’une traite.

« Après une histoire avec une fille de la fac qui s’est très mal terminée, j’ai décidé que je ne serai plus jamais amoureux. »

Il savait que Mitsue allait tiquer à cette phrase, mais tant pis.

« Je n’en suis pas fier, mais j’ai travaillé un moment comment host. Mais je me contentais juste de tenir compagnie aux femmes, je n’aurais pas pu faire plus. J’ai fini mes études, j’ai commencé à travailler comme professeur remplaçant, puis titulaire, ce qui m’a permis de lâcher mon job détesté. Et après, sans trop savoir pourquoi, j’ai atterri dans un groupe de musique qui cherchait un guitariste. Car oui, je fais de la guitare sur mon temps libre. J’ai fait un bout de chemin avec eux, mais les scandales se sont accumulés jusqu’à la dissolution du groupe. J’ai fini par prendre la décision de rentrer au Japon, et c’est pour ça que je suis là depuis environ un an et demi. Je n’ai toujours pas revu mon père depuis. »

Lui aussi avait révélé ses démons. Assez sommairement, et il avait omis volontairement plusieurs détails. Mitsue n’avait pas besoin de savoir qu’il avait eu un crush sur une étudiante, elle allait se dire qu’il avait un problème avec ça. Il s’était contenté du strict nécessaire pour comprendre son histoire, et les détails viendraient sûrement plus tard.

« Tout ça pour te dire que je ne te jugerai jamais pour ce que tu as vécu. Tu as été influencée par ta mère, et l’essentiel est que tu aies réussi à te détacher de cette image de toi que tu détestais. Tant qu’aujourd’hui tu es bien dans ta peau, ça me suffit. Et j’apprécie la personne que tu es aujourd’hui. »



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Il avait raison, mettre des mots sur tout ça n'avait pas été simple. La preuve, il m'avait fallu des années loin de ma mère avant d'en parler à quelqu'un. Après tout, venir au Japon était sans doute la meilleure chose qui ait pu m'arriver, même si au début c'était surtout la décision de mon père. Aujourd'hui je lui en était reconnaissante. Il avait eu raison, changer d'environnement m'avait aidé à évoluer dans une autre direction que celle que ma mère avait prévue pour moi. J'avais eu beau me rendre compte que son influence était néfaste, je savais que si j'étais restée à son contact, j'aurai toujours ressentit cette pression qu'elle mettait sur mes épaules. J'avais eu peur au début qu'elle reporte cette attention sur ma sœur, mais d'après ce qu'elle m'en avait dit, ce n'était pas le cas. Pourvu qu'elle ne me dise pas ça uniquement pour me rassurer.

Il m'avait alors remerciée de m'être confiée à lui. De mon côté, je lui était reconnaissante de m'avoir écoutée. Ça m'avait semblé important qu'il sache tout ça. J'avais beau être différente, ça faisait partie de moi et d'une façon ou d'une autre, c'était aussi ces événements qui faisaient de moi celle que j'étais aujourd'hui. Il continua en réagissant à cette histoire sordide concernant mes professeurs de l'époque. Je secouais la tête dans un signe négatif, non aucun d'eux n'étaient venu me faire de chantage.

« Ne t'en fais pas pour ça, je n'ai pas été mêlée à tout ça. D'autres filles m'en avaient parlé mais, je voulais que ma réussite, ou non, dépende de moi, de mon travail et de rien d'autre. »

En réalité, je n'aurai jamais été capable de faire une chose pareil. Je ne comprenais pas que d'autres en soient arrivé là. Je savais que la compétition était rude et que les places étaient chers dans notre domaine, mais j'aurai préféré que tout s'arrête que d'en arriver à une telle extrémité.

Il enchaîna alors sur ma relation avec ma mère, supposant, à juste titre, que j'avais rompu le contact avec elle. En effet, depuis que j'étais ici, je n'avais pas cherché à la contacter. Il m'arrivait d'en parler avec mon père de temps en temps, mais les rares fois où nous arrivions à nous appeler, nous préférions discuter d'autres choses, nous savions tout les deux que c'était un sujet sensible. Alors nous préférions éviter de nous disputer à son sujet. Je soupirais, parfois, j'enviais ces familles heureuses où tout semblait aller pour le mieux. Et en parlant de famille, il avait fait un remarque concernant son histoire à lui, visiblement lui aussi voulait me confier des choses. Son soupire fit alors écho au mien et je me demandais si lui aussi avait des choses qui lui pesaient sur le cœur.

Je décidais donc de l'écouter attentivement. Il m'avait laissé ouvrir mon cœur, c'était désormais à moi d'entendre ce qu'il avait à dire. Ainsi, pour lui, ça avait été son père qui avait tenté de diriger sa vie. Je ne comprenais pas comment, ni pourquoi des parents pouvaient vouloir tout contrôler de la sorte. Le plus important n'était-il pas que les enfants s'épanouissent ? J'avais peut être une vision idéalisée de la chose. Toujours était-il que l'architecture n'avait jamais été un centre d'intérêt pour lui, en effet, je l'imaginais très mal dans cette voie, peut être était-ce parce que je l'avais toujours vu et connu en tant qu'artiste.

Je ne pu m’empêcher de sourire lorsqu'il me raconta comment son histoire avait débuté en Corée. Alors comme ça il avait juste disparu des radars de son père du jour au lendemain. C'était tout de même assez triste de devoir en arriver là pour pouvoir vivre sa vie comme il l'entendait. Visiblement, les choses n'avaient pas été facile, forcément, livré à lui même dans un pays étranger, sans aucun soutien, avait dut être une épreuve.

Il marqua une nouvelle pause, le temps de finir son café. Et les mots qu'il prononça ensuite me pétrifièrent sur place. Il avait décidé qu'il ne serait plus jamais amoureux ? Que devais-je comprendre d'une telle révélation ? Je ne m'attendais pas à de grandes déclarations, déjà parce que ce n'était pas son genre et ensuite parce qu'il était bien trop tôt pour ce genre de chose entre nous. Mais je ne pouvais m’empêcher de me demander ce que cette phrase pouvait signifier pour nous. Est-ce que notre histoire, certes naissante, comptait vraiment ? J'essayais alors de me refaire le film de notre journée, avais-je imaginé ce que j'avais vu dans son regard lorsque nous étions dehors ? N'était-ce pas juste le reflet de mes propres sentiments que j'avais aperçu ? Je ne pouvais pas continuer à me torturer comme ça, d'autant plus qu'il n'avait pas terminé son récit, alors je tentais tant bien que mal de me concentrer sur ce qu'il disait.

Il était désormais en train de m'expliquer la suite de son parcours. Une fois de plus, je ne l'aurai jamais imaginé en tant qu'host, ça ne lui correspondait pas du tout. D'ailleurs, il précisa qu'il se contentait de tenir compagnie aux femmes sans aller plus loin. Il n'était pas fait pour ça, il le savait et moi aussi. C'est ainsi qu'une fois ses études terminées, il avait accepté un poste de professeur, je comprenais un peu mieux pourquoi il avait accepté, ce n'était pas son rêve, mais ça restait  tout de même mieux que ce boulot qu'il détestait. Une chose en entraînant une autre, il avait intégré un groupe musique, une expérience qui avait duré un temps mais qui avait pris fin suite à de trop nombreux scandales. Il avait ensuite pris la décision de rentrer au Japon. Apparemment, il n'avait toujours pas confronté son père. Je ne pouvais pas le blâmer pour ça, j'étais bien placée pour savoir que ce n'était pas évident et je ne savais pas si je pourrai face à ma mère un jour. Je restais silencieuse tandis qu'il terminait en disant qu'il ne me jugerai jamais sur tout ce que j'avais vécu et qu'il appréciait la personne que j'étais aujourd'hui.

Je ne savais pas vraiment quoi dire, ça faisait beaucoup d'informations, autant pour lui que pour moi et il me fallait un moment pour digérer tout ça. Il n'avait pas tord quand il disait que nous n'étions pas si différents, nos parcours n'étaient pas identiques, pourtant il y avait plusieurs similitudes et je me sentais mal pour lui qu'il ait dut traverser tout ça. Je savais à quel point ça pouvait être difficile. Lui et moi avions tout les deux fait des choses dont nous n'étions pas fiers. J'avais envie de me lever et de le prendre dans mes bras, mais dans ma tête résonnaient à nouveau ces paroles prononcées quelques minutes plus tôt. Il ne voulait plus tomber amoureux, je sentais mon cœur se serrer en y repensant. Alors je restais assise bêtement, sans esquisser le moindre geste.

« Merci, je n'aurai jamais pu imaginer tout ce que tu as traversé, ça n'a pas dut être facile pour toi non plus. »

J'étais soulagée que tout ça ait été enfin dit.

« J'avais peur que tu sois déçu en apprenant tout ça, que ta vision de moi change... »




Koizumi Yûji
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L’un comme l’autre venait de dévoiler des choses particulièrement douloureuses de leurs passés respectifs. Si Mitsue avait eu peur qu’il la juge et que le regard de Yûji change en apprenant toutes ces révélations la concernant, qu’en était-il de lui, cet idiot qui avait osé lui dire qu’il ne voulait plus jamais tomber amoureux ? Parce qu’évidemment, il était maladroit avec les mots. C’était ce qu’il pensait à l’époque où il avait tout plaqué pour devenir host, mais pas ce qu’il pensait actuellement. Sauf que ça, concrètement, vu la façon dont il avait posé les choses, il était impossible que Mitsue l’ait interprété de la bonne manière. Surtout qu’elle restait une femme dans une position complexe, entichée de son professeur et déjà très incertaine de leur possible avenir mutuel. Si en plus elle entendait des choses pareilles, comment être à l’aise ? Il allait falloir réparer cela.

Yûji avait écouté avec attention les propos de Mitsue et avait été rassuré lorsqu’elle lui avait confié qu’elle n’avait pas été mêlée aux histoires sordides qui impliquaient ses professeurs de lycée. Il avait immédiatement reconnu son côté ambitieux mais honnête lorsqu’elle avait dit avoir souhaité réussir par le biais de ses propres efforts et pas en se servant des bonnes faveurs des autres. Elle avait tout à fait raison mais malheureusement, tout le monde ne voyait pas les choses sous le même angle et certaines personnes cédaient à cette vile tentation que d’obtenir gain de cause par des faveurs pas très glorieuses.

Yûji avait également dévoilé une bonne partie de son histoire, en choisissant bien les informations qu’il voulait transmettre. Pas qu’il ne fasse pas confiance à la jeune femme, il avait compris avec le temps que c’était une personne fiable, mais surtout car il y avait des choses qu’elle n’avait pas besoin de savoir pour le moment, et qui n’apporteraient absolument rien à leur relation. Il s’était pourtant permis d’être assez con pour lui balancer qu’il ne voulait plus tomber amoureux. Sur le moment, cela lui avait paru normal d’exprimer cela pour justifier l’acceptation d’un job aussi dégradant que celui de host, mais maintenant que le silence était retombé entre eux après qu’il ait déballé toute sa vie de ces dernières années, il réalisait à quel point c’était délicat et maladroit une fois prononcé à voix haute. Il s’en voulait, mais ne savait comment rattraper cela sans paraître encore plus malaisant.

Le jeune homme avait senti que Mitsue avait eu l’air de vouloir se rapprocher de lui, mais sans vraiment qu’il n’explique pourquoi, elle semblait s’être ravisée. Sans doute à cause de cette fameuse phrase qu’il n’aurait jamais dû dire et qui allait le hanter. Cependant, avant qu’il n’ait pu tenter une sommaire excuse bidon, elle avait repris la parole, brisant enfin le silence qui s’était installé entre eux. Elle le remerciait de s’être confié à son tour, et compatissait face aux difficultés qu’il avait dû surmonter. Elle ajouta qu’elle avait eu peur de sa déception vis-à-vis de sa personnalité. Il soupira. S’il y avait bien un timing pour rattraper sa bêtise précédente, c’était maintenant ou jamais Yûji. Il prit une inspiration, et répondit :

« Merci d’avoir écouté. Je pense que nous avons eu tous les deux un parcours difficile mais c’est aussi ce qui nous a permis d’être plus forts et plus préparés aux obstacles à venir. »

Par obstacles, il faisait référence notamment à leur relation et aux conséquences qui risquaient de s’ensuivre. Elle avait su gérer des scandales dans son lycée impliquant des professeurs et des élèves, même si pour cela il avait fallu que son père l’éloigne de son pays. Il avait assumé les rumeurs à la con le concernant et concernant son groupe, PRAYER. Ils étaient prêts à faire face à l’adversité. Normalement. Mais pour cela, il fallait dissiper les malentendus, sinon cette prétendue relation risquait de s’arrêter avant même d’avoir commencé. Et cette idée ne lui plaisait pas particulièrement. Car il voulait être auprès d’elle, et c’était à peu près la seule chose dont il était sûr.

« Au fait, par rapport à ce que j’ai dit tout à l’heure. J’ai conscience d’avoir été terriblement maladroit. Quand j’ai dit que je ne voulais plus tomber amoureux, je … »

Il marqua une pause, mal à l’aise. Il était terriblement mauvais pour exprimer ses émotions et ses sentiments. Mais à un moment donné il fallait assumer ses mots.

« … C’était ce que je pensais à l’époque. Je n’avais pas confiance en moi, et je me suis convaincu de ne plus jamais tomber amoureux pour justifier le fait que j’acceptais de devenir host. »

Nouvelle pause.

« En même temps, qui aurait voulu partager une relation avec un homme qui passait le plus clair de son temps avec d’autres femmes, même si c’était juste pour discuter ? »

Car ces femmes ne se gênaient pas pour lui faire des avances, lui parler de manière mielleuse et rien que de repenser à cette époque, il en avait des frissons. Mais d’un autre côté, cela avait été sa thérapie pour passer à autre chose et pour se guérir de ses blessures.

« Bref. Je ne veux pas que tu penses que je joue avec toi. »

Il n’était pas capable d’en dire plus de toute façon. Les grandes déclarations ce n’était pas son truc. Il avait de plus, certes, des sentiments très forts pour elle, mais ils étaient à un stade bien trop peu avancé de leur relation pour qu’il s’adonne à des déclarations folles. Mais au moins, il était soulagé d’avoir clarifié sa situation car il sentait que cela avait jeté un énorme froid entre eux. Il espérait donc qu’elle comprendrait son point de vue et qu’il ne l’avait pas trop heurtée.

« Je suis désolé si je t’ai blessée. Je ne suis pas très doué … avec les femmes. »



Hoshino Mitsue
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Avions-nous un avenir tout les deux ? La question tournait en boucle dans ma tête. Je m'étais imaginée que les choses pouvaient continuer, aller plus loin entre nous, mais une simple phrase avait réussi à me faire douter. Et si j'étais la seule à vraiment envisager une vraie relation ? Je n'avais pas rêvé, il avait bel et bien dit qu'il ne voulait plus jamais tomber amoureux, qu'il l'avait décidé. Il me l'avait dit à moi après tout ce qui c'était passé cet après midi. Je ne voulais pas lui laisser voir que ça m'avait touché, mais il était loin d'être bête et il savait parfaitement voir mes changements de comportement, que je le veuille ou non. J'avais préféré ne même pas mentionner ce qu'il avait dit lorsque j'avais enfin rompu le silence entre nous. Je ne voulais pas souffrir inutilement s'il venait à confirmer ce qu'il avait dit. Pourquoi mon cœur me faisait-il si mal ? Je ne pouvais pas déjà être attachée à ce point, que m'avait-il fait ?

Lui non plus n'avait pas l'air de vouloir en parler, comme si finalement, ce n'était qu'un détail insignifiant dans la conversation. Très bien, nous n'allions donc pas en parler. Pas maintenant en tout cas, parce que moi, je n'avais pas le courage d'amener ce sujet sur le tapis. Pourtant, les mots qu'il prononça me laissèrent perplexe. Il disait que ce que nous avions vécu nous avait rendu plus forts. J'étais d'accord avec ça, mais c'était la suite qui me perturbait un peu. Ça ne collait pas. Est-ce que j’étais en train de perdre la tête ? Il parlait d'obstacles à venir et je savais qu'il faisait référence à notre éventuelle relation qui serai compliquée. Mais bon sang, que voulait-il dire au juste ? J'ouvrais la bouche pour répondre, mais pour dire quoi ? Je ne savais même plus, alors je la refermais. Je devais avoir l'air d'une idiote. Parfait, toujours plus.

Mais il avait dut voir que quelque chose n'allait pas chez moi et certainement comprendre mieux que moi ce qui se passait. Il avait alors repris la parole quand moi j'étais incapable de le faire. Il m’expliqua alors que ça avait été maladroit de sa part, que s'il avait dit ça, c'était par rapport au contexte de sa vie à ce moment là.

« Alors tu... »


Je m’interrompis alors qu'il ajoutait qu'il ne voulait pas que je pense qu'il jouait avec moi. Au fond, je pouvais comprendre qu'il ait été dans cet état d'esprit. Si, comme il l'avait dit il sortait d'une histoire qui s'était mal finie et qu'en plus il se voyait un peu obligé d'accepter ce boulot d'host, ça avait peut être été une façon de se protéger. Je décidais de le regarder à nouveau, je ne savais toujours pas quoi dire, mais je sentais le poids de mon cœur s’alléger peu à peu. Il pris une dernière fois la parole pour s'excuser s'il m'avait blesser, me confiant qu'il n'était pas très doué avec les femmes. Je le voyais vulnérable, il n'avait pas l'habitude de montrer ses faiblesses de cette façon et il le faisait pour moi. Je décidais cette fois pour de bon de me rapprocher de lui, debout devant lui, je me penchais pour être à hauteur de son visage.

« Ce n'est pas grave... »

Je le regardais intensément, comme si c'était la première fois que je le voyais.

« Si tu as du mal à exprimer les choses, montre les moi. »

Je restais alors penchée vers lui, plongeant mes yeux dans les siens, comment un seul homme pouvait-il me faire ressentir autant de choses ?



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Yûji ne savait pas si ses mots avaient correctement atteint Mitsue. Il avait été sincère avec elle, en s’exprimant avec le plus d’honnêteté possible. Mais comme il avait déjà été maladroit juste avant, il se disait que peut-être elle resterait vexée. Après tout, il ne connaissait pas bien le fonctionnement des femmes et à quel point elles pouvaient être plus sensibles aux détails que les hommes. Mais bon, il avait envie d’apprendre à la comprendre.
Heureusement pour lui, Mitsue prit relativement bien la chose. Du moins, elle avait commencé à s’exprimer mais s’était interrompue lorsqu’il avait fini son explication en essayant de lui dire qu’il ne jouait pas avec elle, qu’il était sérieux, et juste terriblement maladroit et pas doué. Pourtant, sur scène, il maîtrisait le verbe presque parfaitement et n’avait pas de mal à donner la réplique. Tant que c’était factice et purement fictif. Mais là c’était la réalité, il ne jouait plus sur une scène devant un public. C’était sa vie, dont il était acteur et non pas spectateur. Et c’étaient ses mots et ses choix qui feraient avancer l’histoire.

La jeune femme s’était à nouveau approchée de lui, comme elle l’avait fait lorsqu’ils étaient assis sur ce banc un peu plus tôt. Il savait où elle voulait en venir, en réduisant l’écart qui se trouvait entre leurs deux visages. Il soutint son regard intense, comme si sa vie entière en dépendait. Et ce qu’elle dit le laissa perplexe : lui montrer les choses plutôt que de les dire ? Très bien. Ce serait effectivement plus simple pour lui d’agir plutôt que de parler, il éviterait sans doute des maladresses. Mais c’était qu’elle savait vraiment comment se comporter pour lui faire perdre les pédales et manipuler ses émotions ! Mais dans le bon sens, bien évidemment. Cette femme lui faisait tourner la tête. Il devenait fou. Fou d’elle.

« Tu veux que je te montre ? »

Il la mettait en garde, comme s’il signalait que ce qu’il s’apprêtait à faire était irréversible, et qu’aucun retour en arrière ne serait envisageable. Mais Mitsue semblait très bien savoir ce qu’elle voulait, sinon elle n’aurait pas accepté de venir ici, de se rapprocher de lui et encore moins de se dévoiler à lui comme elle l’avait fait.
D’abord hésitant, de peur d’être brusque, il posa lentement sa main derrière la nuque de la jeune femme, ses doigts s’entremêlant dans ses cheveux. Il exerça une légère pression sur sa tête pour la rapprocher de la sienne, avant de l’embrasser avec une tendresse dont il ne se pensait même pas capable, tant la tension était revenue le hanter depuis qu’elle lui avait dit de lui montrer ce qu’il ressentait pour elle. Il resserra ses doigts sur la nuque de Mitsue pour avoir plus de prise, et prolongea son baiser, cette fois de manière plus intense. Son autre main vint se placer dans le bas du dos de son étudiante et une fois de plus, il exerça une légère pression pour la rapprocher de lui, afin de sentir le contact de leurs deux corps. Une douce chaleur irradia dans tout son corps, lui procurant une sensation d’ivresse.
Le baiser prit fin, ne serait-ce que pour qu’ils puissent reprendre leur souffle. Yûji accrocha le regard de la jeune femme, avec des yeux qui en disaient long sur ses intentions.

« Tu es sûre de toi ? Je ne voudrais pas forcer les choses ou te blesser. »

C’était sa dernière mise en garde avant de totalement perdre pied. Si elle répondait par l’affirmative, la suite des événements risquait de devenir particulièrement intense entre eux. Lui-même était prêt, même si une petite voix lui disait que c’était peut-être un peu tôt, qu’ils feraient mieux d’apprendre à se connaître avant de plonger dans l’intimité. Mais vu toutes les émotions qui les traversaient depuis des heures, il était quasiment impossible de leur faire entendre raison. Ils apprendraient à se connaître après. Leur relation était spéciale et complexe : il n’y avait de toute façon pas de règle pour vivre une relation amoureuse, quelle qu’elle soit.



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J'avais pleinement conscience de ce que le rapprochement que j'avais opéré pouvait provoquer comme réaction. Je ne savais pas si c'était le bon moment, mais comment pouvait-on savoir ce genre de chose ? Je n'étais certaine que d'une chose, je le voulais prêt de moi, je voulais retrouver cette chaleur que j'avais ressentie lorsqu'il m'avait prise dans ses bras. Et j'avais pensé que s'il n'était pas à l'aise avec les mots, se serait peut être plus facile pour lui de me montrer les choses. Pour autant, même si j'en mourrais d'envie, je n'avais pas provoqué de contact. Mais je n'en avait pas besoin, dès lors que j'avais approché mon visage du sien, j'avais vu son regard changer, j'avais retrouvé les mêmes émotions dans ses yeux qu'un peu plus tôt.

Je l'avais vu pendant un bref instant perplexe face à ce que je venais de lui dire. Il répéta mes mots, les transformant en question. Oui c'était ce que je voulais, qu'il me montre ce qu'il ressentait, je n'avais pas peur. Je hochais alors lentement la tête en réponse. Je savais que derrière cette question, il y avait comme un avertissement, que nous ne pourrions plus revenir en arrière après ça. Mais je le savais déjà, sinon je n'aurai pas agit de cette façon et lui aussi le savait.
L'instant d'après, il posa sa main derrière ma nuque, glissant au passage ses doigts dans mes cheveux et tandis que je le sentais exercer une pression pour que nos lèvres se rencontrent, je fermais lentement les yeux. Il m'embrassa d'abord avec tendresse et alors qu'il resserrait sa prise sur ma nuque, je glissais moi aussi une main dans ses cheveux, laissant l'autre se poser sur sa joue. Le baiser s'intensifia et je sentis sa main se poser dans le bas de mon dos pour me reprocher de lui. A nouveau, je sentais cette chaleur m'envahir et lorsque le baiser prit fin, je croisais son regard brûlant d'une passion qui trahissait ses pensées. Je me sentis alors rougir, j'avais eu un aperçu de tout ça lorsque nous étions sur notre banc, mais je ne m'imaginais provoquer autant de choses chez lui.

Alors il me demanda si j'étais sûre de moi. Il s'inquiétait de me blesser ou que je me sente forcée. Je lui sourit alors, il n'avait pas à s'en faire, je n'avais jamais été aussi sûre de moi qu'en cet instant.

« Je suis sûre de moi... »

Je l'embrassais alors avant de suivre sa mâchoire et de descendre dans son cou, laissant des petits baisers sur mon passage. Nous n'avions plus à craindre que qui se soit nous voit, on aurait pu penser que c'était trop tôt, les choses avaient certes évolué aujourd'hui, mais il fallait se rendre à l'évidence, cette tension entre nous était là depuis un moment, nous avions fait taire nos sentiments trop longtemps et de toute façon, je ne voulais pas me détacher de lui.

« Et tu ne me forces à rien, c'est moi qui te l'ai demandé. »

Après tout, c'était bel et bien le cas, il n'avait rien tenté avant que je ne décide de me rapprocher, c'était moi qui avait provoqué ça et je n'avais pas l'intention de faire marche arrière.



Koizumi Yûji
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Yûji essayait de faire taire la petite voix dans sa tête lui sommant de calmer ses ardeurs, qu’elle était jeune, qu’il était encore son enseignant et qu’il ne fallait pas céder aux pulsions tentatrices. Son côté rationnel le rappelait à l’ordre, lui disant que ce qu’il faisait était interdit, malsain, tabou. Parfait pour le mettre à l’aise dans un moment d’intimité, n’est-ce pas ? Et pourtant, il ne faisait rien de mal, de dangereux, d’irréparable. Mitsue était consentante, elle savait ce qu’elle voulait, et elle était majeure et vaccinée. Dans ses deux pays qui plus est. Mais bon, c’était un joyeux bordel dans la tête du nippon, et ce à juste titre. Pourquoi ne pouvait-il pas se laisser aller et répondre au proverbe du « on n’a qu’une vie » ?

Il ne voulait pas mal faire. Il lui avait donc demandé si elle était sûre d’elle. Il ne manquerait plus qu’elle se force ou qu’il fasse une bêtise dans sa passion. Elle lui avait répondu par l’affirmative, un sourire aux lèvres. Lorsqu’ils s’étaient embrassés juste avant, il n’avait pas été le seul à chercher un contact physique : Mitsue avait également joué avec ses cheveux, et ses joues étaient encore légèrement rougies, ce qui la rendait encore plus adorable à ses yeux. Il était complètement dingue d’elle. Comment avait-il pu ne pas craquer avant ? Sûrement en laissant sa rationalité s’exprimer à la place de son cœur, comme à son habitude.

Mitsue avait à nouveau embrassé Yûji, à croire qu’ils ne pouvaient plus se passer des lèvres l’un de l’autre. Cela devenait totalement incontrôlable au fur et à mesure que le jour déclinait. Maintenant qu’il savait qu’elle était réellement d’accord pour aller plus loin, même si elle le lui avait fait comprendre depuis un moment, Yûji se détendait petit à petit vis-à-vis de ses responsabilités et de son sens de la morale. Et lorsqu’elle conclut qu’il ne la forçait en aucun cas, que c’était elle qui le lui avait demandé, il lâcha totalement prise.

Tout bascula instantanément. A chaque fois qu’il l’embrassait, c’était de plus en plus intense. Une immense chaleur l’avait envahi dans tout son être, comme s’il ne fallait surtout plus arrêter tout ce cheminement. Instinctivement, il avait allongé Mitsue sur le canapé sur lequel ils se trouvaient. Dire qu’il n’y a même pas quinze minutes, ils étaient en train de se déballer leurs vies privées et leurs passés douteux pour vider leurs sacs, et que maintenant ils s’apprêtaient à s’unir pour la première fois. Drôle de rythme et drôle de timing, mais Yûji n’écoutait déjà plus sa raison. Ses mains se baladaient avec habileté sur le corps de la femme qui lui faisait tourner la tête. Tantôt au niveau de son visage où il apposait des caresses délicates, tantôt au niveau du creux de sa poitrine, avec une certaine retenue tout de même, comme s’il était intimidé. Il n’osait pas encore glisser ses doigts sous les vêtements de Mitsue, comme s’il avait besoin qu’elle le guide et lui montre que tout irait bien, qu’il ne faisait pas une immense connerie. Il était juste penché au-dessus d’elle, observant son visage angélique tout en laissant promener ses mains, pour s’imprégner de chaque partie du corps de Mitsue et être sûr de les mémoriser par la suite. Cela faisait des années qu’il n’avait pas ressenti toutes ces émotions folles pour quelqu’un, et il avait presque l’impression d’être de nouveau l’adolescent qui ne savait pas par où commencer. Il espérait que la jeune femme ne le prendrait pas trop pour un blaireau. Trente-deux ans et complètement débutant avec les femmes. Pauvre de lui. Mais en vrai, si Mitsue baissait les dernières barrières, il recouvrirait sans doute ses réflexes. Il avait juste peur de lui faire du mal. Elle était trop précieuse pour cela.

Il voulait lui dire tout ce qu’il avait envie de partager avec elle, mais les mots ne passaient pas la barrière de sa bouche. Comme elle l’avait fait remarquer plus tôt, il n’était pas doué avec les paroles. Ce seraient donc des gestes. Il se pencha sur elle et notamment de sa nuque, dans laquelle il déposa des baisers tantôt tendres, tantôt plus sauvages. Il remonta au niveau de son oreille également, et finit par murmurer, les yeux fermés :

« Mitsue. Je te veux. »

Les mots étaient posés, et la suite des événements était désormais inévitable.



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