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Confidences (Ft. Yûji)
Hoshino Mitsue
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Notre étreinte avait été si passionnée, si intense et surtout si inattendue. Rien de tout cela n'avait été calculé, finalement c'était un peu notre truc, surtout le mien en fait, quand il s'agissait de lui, j'avais toujours agis sans vraiment y réfléchir, me laissant guider par l'impulsion du moment. Pourtant, en temps normal, je suis le genre de personne qui observe beaucoup et qui prend son temps. Mais sans que je ne me l'explique, quelque chose chez Yûji m'a irrémédiablement attirée vers lui. Je ne crois pas au destin et à ce genre de truc, je pense plutôt que dans la vie, il faut  provoquer la chance et ne pas attendre que ça nous tombe dessus. Mais entre lui et moi, c'est différent et cet instant que nous venons de passer m’apparaît comme une évidence. Pourtant si j'avais écouté ma raison, je ne serai certainement pas ici, blottie au creux de ces bras dans cette étreinte douce et chaleureuse. Et au fond, je sais que c'est la même chose pour lui, notre relation s'annonce bien compliquée, pleine d'obstacle a surmonter. Mais finalement, il y a des choses qui ne s'explique tout simplement pas et notre histoire semble être une de ses choses. Après tout, on ne choisi pas la personne dont on tombe amoureux et ça n'a jamais été aussi vrai que pour nous.

Le fil de mes pensées s'interrompt lorsque je le sens s'éloigner pour s'éclipser un moment. Je frisonne alors que je me retrouve seule sur le canapé. J'aurai pu rester des heures dans ses bras, juste lui et moi profitant de la présence de l'autre. Je savais que la réalité n'allait pas tarder à nous rattraper mais je voulais que cet instant, qui semblait comme hors du temps, dure encore. Je laissais mon regard balayer la pièce du regard sans se poser sur un endroit précis quand je l'entendis revenir vers moi. Je reposais alors les yeux sur lui tandis qu'il m'enveloppait dans un plaid, je le laissais faire sans broncher, après tout, j'étais toujours nue comme un ver et nous avions beau être à l'intérieur, la saison était loin d'être chaude. Je hochais doucement la tête lorsqu'il m'indiqua où se trouvait la salle de bain.

« Merci, je ferai vite. »

Je ne me levais cependant pas de suite, quelque chose me disait que ce n'était pas tout. Il ne me regardait pas tandis que j'essayais d’accrocher son regard. Je ne savais pas vraiment s'il était gêné par la situation ou simplement perdu dans ses pensées comme moi un peu plus tôt, alors je ne dis rien, lui laissant le temps de rassembler ses idées s'il en avait besoin, mais je n’eus pas a attendre trop longtemps. Ce qu'il venait de dire fit s’accélérer les battements de mon cœur tandis qu'un sourire idiot devait se dessiner sur mon visage. Je le connaissais suffisamment maintenant pour savoir qu'il n'était pas du genre à faire des grandes déclarations, mais la simplicité de ses mots me suffisait amplement et je comprenais parfaitement ce qu'il ressentait, parce que je ressentais la même chose. J'étais heureuse moi aussi et c'était grâce à lui. Je me penchais alors vers lui, posant un baiser tendre sur ses lèvres avant de me lever. Le sourire que je lui lançait alors en disait long sur mes sentiments et je savais qu'il le comprendrais. Je pris alors la direction de la salle de bain.

« Je n'en ai pas pour longtemps, promis. »

Une fois sous la douche, je laissais l'eau chaude couler le long de me visage, reprenant peu à peu pied avec la réalité. Je savais que si nous voulions que notre histoire fonctionne, nous allions devoir rester caché et que ça n'allait pas être de tout repos. J'imagine que je vais devoir m'habituer à cette salle de bain et cet appartement de façon générale, parce que je crois bien que ce sera le seul endroit ou nous pourrons nous retrouver tout les deux sans crainte d'être surpris. Je ressortis de la salle de bain quelques minutes plus tard et rejoignis Yûji.

« C'est bon, j'ai fini, tu peux y aller toi aussi si tu veux. »

Je laissais passer un petit silence de quelques secondes avant de reprendre.

« Ho et... moi aussi je suis heureuse, heureuse d'être là avec toi. »



Koizumi Yûji
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Il y avait des choses qui ne s’expliquaient pas, et les sentiments amoureux en faisaient partie. C’était un fait. Yûji était complètement submergé par des choses qu’il n’expliquait pas de façon rationnelle, ce qui avait un côté frustrant pour lui. Mais bon, il s’y ferait sans doute, petit à petit. Blotti dans l’étreinte qu’il avait entamée avec Mitsue, il se laissait aller à l’absence totale de réflexion. Il profitait juste de l’instant présent, sachant pertinemment que la suite de l’histoire ne serait pas de tout repos. Rien n’était simple, mais ils avaient clairement choisi de se mettre des bâtons dans les roues. Mais avoir peur que tout bascule pouvait aussi avoir un impact positif : celui de profiter à fond, d’éviter de se prendre la tête pour des futilités et de prendre soin l’un de l’autre à tout prix. Puis ce serait un peu stimulant aussi. Yûji serait capable de s’ennuyer dans une relation de couple standard, lui qui se lassait de tout si vite.

Il s’était finalement éclipsé un moment, le temps de faire un peu de « nettoyage » et d’aller récupérer un plaid pour la jeune femme, tout en lui installant le nécessaire dans sa salle de bains. Il s’était hâté de revenir, imaginant sans peine qu’elle puisse être intimidée dans cet appartement qu’elle ne connaissait pas et dans lequel elle n’avait aucun repère. Le plaid déposé sur ses épaules, il lui avait proposé de prendre une douche, ce qu’elle accueillit positivement. Il avait eu peur d’être maladroit mais il semblait qu’il avait bien agi.
Il s’était rassis sur le canapé, à ses côtés, mais sans la regarder. Il avait fini par lâcher une phrase qui en disait long sur ses sentiments. Yûji était connu pour être franc, mais pas dans le domaine du relationnel. D’habitude il était d’une hypocrisie maladive pour se débarrasser des parasites le plus habilement possible. Mais Mitsue n’avait rien d’un parasite et il n’avait aucune envie de se débarrasser d’elle, bien au contraire. Il voulait apprendre à la connaître. Rire avec elle. Débattre sur des bêtises. Faire tout ce qu’il n’avait pas fait durant sa jeunesse. Tout simplement.

Le sourire que Mitsue lui avait décoché en disait long sur ce qu’elle avait envie de lui dire, et Yûji n’avait pas eu besoin que des mots franchissent ses lèvres pour comprendre. Son baiser tendre était déjà bien efficace. L’électricité du moment précédent s’était désormais dissipé, mais une atmosphère cotonneuse flottait encore autour d’eux. Elle répéta qu’elle n’en aurait pas pour longtemps, et il la regarda s’éloigner, enveloppée du plaid. Il se laissa retomber contre le dossier du canapé, pensif. Quelle aventure tout de même. Ils risquaient gros à se lancer dans une relation interdite et taboue, mais au diable la sécurité. Mais ils vivraient cachés. Se comporteraient comme un prof et une élève standard à l’université. Peut-être qu’il arrêterait d’y travailler. Avec le travail d’acteur, ça commençait de toute manière à devenir difficile. Mais bon, il verrait. Il était tout de même engagé auprès d’autres étudiants.

Perdu dans ses pensées, il ne vit pas tout de suite la jeune fille revenir près de lui, l’invitant à prendre sa propre douche. Oui, ce serait mieux. Mais avant qu’il ne puisse réagir, elle lui retourna ses mots précédents, et son cœur rata un battement. Elle était si belle, si sincère, si … elle.

« Merci. »

Il la prit une nouvelle fois dans ses bras, la serrant fort contre lui comme si elle risquait de s’enfuir dans la minute qui suivait. Puis il se leva et s’éclipsa dans la salle de bains. L’eau brûlante sur son corps lui fit du bien. Il sentait encore le souvenir des mains délicates de Mitsue se balader partout. Il frissonna. C’était quand même surréaliste, toute cette histoire.
Lorsqu’il revint dans la pièce principale, il fut soulagé de voir qu’elle était toujours là.

« As-tu envie de faire quelque chose de particulier ? »

Il était un peu déboussolé. Avant leur dérapage, ils s’avouaient leurs péchés du passé. Avant encore, elle lui parlait de sa sœur aux Etats-Unis. Et maintenant, il lui sortait une telle banalité. Il n’était pas à l’aise avec ce genre de choses, et cela se sentait. Indéniablement.



Hoshino Mitsue
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Lorsque j'étais revenue prêt de lui, il m'avait prise dans ses bras et j'avais senti dans cette nouvelle étreinte comme une crainte émanant de lui. Comme s'il avait peur que je m'en aille ou que je disparaisse. Il m'avait serré si fort contre lui que ça m'avait un peu surprise, mais mon corps avait répondu, lui rendant son étreinte naturellement, comme si ma place était là, blottie au creux de ses bras. Non vraiment, il n'avait aucune crainte à avoir, je n'irai nulle part, pas sans lui.

Une fois qu'il fut parti à son tour vers la salle de bain, je restais plantée un moment au milieu de son appartement, ne sachant pas quoi faire. Je réalisais à peine tout ce qui venait de sa passer. Comment autant de choses pouvaient elles se produire en une seule journée ? Tout ça n'avait pas vraiment de sens, ça ne devait être qu'une journée banale de plus, mais il s'était trouvé sur ma route et j'avais perdu tout contrôle, ne me laissant plus guider que par ce que je ressentais pour lui, par tout ces sentiments que j'avais essayé d'ignorer trop longtemps. Et maintenant ? Je savais que ça allait être compliqué, pour nous deux, mais il était clair que je ferai en sorte que ça puisse fonctionner entre nous, en dépits de tout ce que pourrait nous dicter la société ou les autres.

J'étais encore en train de réfléchir à tout ça quand j’entendis à nouveau sa voix s'élever dans la pièce. Je n'avais même pas bougé depuis qu'il s'était éclipsé. Je ne pu m’empêcher de sourire bêtement en posant les yeux sur lui, comment ne pas sourire lorsqu'on aperçoit celui qui fait battre notre cœur ? Il allait vraiment falloir que je sorte mon meilleur jeu d'acteur lorsque nous serions à l'université, sinon il était clair que certains allaient vite se poser des questions. Mais pour l'heure, nous étions en privé, donc je n'avais pas à me retenir.

Sa question témoignait du fait qu'il n'était pas totalement à l'aise avec la situation et je le comprenais, tout était allé si vite, il y avait de quoi perdre pied. De mon côté, je ne savais pas trop non plus comment appréhender les choses après tout ça.

« Je ne sais pas trop. »

A vrai dire, mon seul projet de la journée avait été d'envoyer ma lettre à ma sœur, pour le reste il n'y avait rien d'urgent qui m'attendait et de toute façon, notre rencontre dans la rue avait éclipsé tout le reste. Et maintenant que notre moment de folie semblait être retombé, je me sentais comme vidée de toute énergie, comme si toutes les émotions qui m'avaient traversées au court de ses dernières heures avaient été trop intenses. Et c'était d'ailleurs le cas, je n'avais jamais ressentis autant de choses en aussi peu de temps et jamais aussi fort. J’étouffais un bâillement de fatigue avant de reprendre.

« Dis ? Tu crois qu'on y arrivera ? »

Je faisais bien évidement référence à notre relation. Non pas que je doute de nos sentiments respectifs, tout ce que nous venions de vivre me suffisait pour savoir que nous tenions assez l'un à l'autre. Mais je ne pouvais m’empêcher d'avoir peur pour la suite, peur que d'autres cherche à nous séparer parce que selon ce que dictait la société, nous n'étions pas sensé nous aimer.



Koizumi Yûji
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Le passage sous la douche avait permis à Yûji de remettre ses idées en place, et d’y mettre un peu d’ordre au passage. Ok, ils avaient cédé à leurs pulsions et à leurs sentiments qui les consumaient depuis des mois. Le retour en arrière n’était désormais plus envisageable. Et maintenant ? Maintenant, il allait falloir redoubler de prudence, être vigilant partout où ils iraient et éviter au maximum d’attirer l’attention sur eux. Ils ne pourraient certainement pas faire des activités de couples banales telles que se rendre dans un café et partager une pâtisserie, aller à Disney – même si de toute façon, il détestait cet endroit -, aller au cinéma ou au restaurant. Ils devraient se contenter d’activités discrètes et cachées. Ils se verraient principalement dans l’appartement de Yûji, puisque Mitsue vivait à la résidence universitaire. Il était tout simplement hors de question qu’un professeur de l’université mette les pieds là-bas. Il faudrait être préparé, et avoir un mental d’acier.

De retour de sa douche revigorante, le jeune acteur rejoignit Mitsue dans le canapé. Il avait posé cette question d’une banalité déconcertante, en total déséquilibre avec le reste de cette journée folle. Surtout que les passe-temps de Yûji étaient essentiellement solitaires : de la lecture, des balades dans son quartier -mais ça ils pouvaient faire une croix dessus. Ce n’était pas le profil à jouer aux jeux vidéo, à regarder des séries ou des films, même si ça lui arrivait parfois. C’était essentiellement professionnel et quand on passait ses journées sur les planches ou derrière une caméra, on n’y passait pas forcément sa soirée. Il aimait aussi juste se poser sur son balcon et regarder la rivière Tamagawa au loin, mais ce n’était pas encore la saison. Quant à Mitsue, il ne savait pas ce qu’elle appréciait. D’ailleurs, elle répondit qu’elle ne savait pas trop ce qu’elle souhaitait faire, sans doute aussi déboussolée que lui. Il soupira, impuissant face à cette situation, et resta silencieux un moment.

Mitsue brisa à nouveau le silence en demandant s’ils allaient y parvenir. A surmonter tous les obstacles qui allaient se dresser sur leur chemin. La réponse n’était pas binaire pour le coup, ce ne pouvait pas être un « oui » franc ou un « non » catégorique. Tout allait dépendre d’eux, leurs convictions, leur implication et des facteurs extérieurs liés à l’entourage. Conscient qu’il n’allait être qu’à moitié rassurant, le jeune homme répondit tout de même :

« J’aimerais pouvoir te dire un oui assuré, mais je préfère être lucide. Je pense que nous en sommes capables, mais qu’on va devoir être très patients, prudents et surtout ne pas céder à la pression extérieure. »

Ni à leurs pulsions physiques, puisqu’apparemment ils s’attiraient comme des aimants. Le baiser volé sur le banc en face de la rivière était une exception, mais ils devaient éviter au maximum de prendre des risques inutiles.

« Mais je pense aussi que vivre dans sa zone de confort est le meilleur moyen de vivre une vie lassante. Je suis prêt à prendre les risques nécessaires pour qu’on y arrive. »

Voilà ce qu’il pouvait dire avec certitude. Il savait qu’il allait peut-être perdre son boulot, sa crédibilité, mais peut-être que non. Car il y avait encore la possibilité de cesser d’être professeur, de se concentrer sur sa carrière d’acteur et leur statut serait déjà mieux accepté par la société, quoiqu’encore fragilement. Et puis Mitsue entrerait dans sa 4ème année d’études, et si elle n’avait pas l’intention de poursuivre dans un master, ce serait sa dernière année en tant qu’étudiante. Après quoi elle devrait trouver du travail et à partir du moment où ils deviendraient tous deux des jeunes actifs, ça irait mieux.

« Tu comptes poursuivre tes études au-delà de la 4ème année ? »

Autant se fixer tout de suite, il serait plus simple d’organiser tout le reste en posant les bases.



Hoshino Mitsue
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Ma question était sortie toute seule sans que je l'ai vue venir. C'était peut être un timing un peu étrange après tout ce qui c'était passé aujourd'hui, mais question timing, on en était peut être plus à ça prêt. Mais de toute façon, c'était quelque chose dont nous allions devoir parler tôt ou tard et au fond de nous, je pense que nous le savions tout les deux. Nous ne pourrions pas avoir une relation de couple comme les autres alors autant s'y préparer dès maintenant. Vivre cachés ne me dérangeait pas en sois, mais j'étais bien consciente que pour garder le secret, j'allais finir par être obligée de mentir à mon entourage. D'un côté, être loin de ma famille était un avantage, j'aurai été bien incapable de garder un tel secret face à eux.

Yûji prit un moment avant de répondre, moment que je lui accordait bien volontiers, je savais que c'était une situation délicate. Être patients et prudents, c'était les mots qu'il avait employé et je n'étais pas certaine que ça soit les adjectifs qui me qualifiaient le mieux au contraire, mais il avait raison. Pour ce qui était de ne pas céder à la pression extérieure, je ne m'en faisais pas trop, après tout, nous avions tout les deux choisi des voix dans lesquelles la pression était constante, c'était ainsi dans lorsqu'on choisissait d'évoluer dans le domaine des arts de la scène, d'autant plus dans son cas en tant qu'acteur. Parce qu'évidement, il ne nous avait pas suffit de nous lancer dans une relation tabou entre un professeur et une étudiante, il avait fallu que nous choisissions des métiers médiatisé et avec sa carrière d'acteur qui commençait à décoller, les médias allaient avoir les yeux rivés sur lui. De quoi nous rendre la tâche encore plus compliquée qu'elle ne l'était. Malgré tout, il semblait sûr de lui, sûr de vouloir faire en sorte que ça fonctionne. C'était rassurant de savoir que nous voulions avancer dans la même direction. Non pas que j'en ai douté, mais ça faisait du bien de l'entendre.

« J'imagine que je vais pouvoir mettre à profit les cours que tu m'as donné quand on se croisera sur le campus pour faire comme si de rien n'était. »

J'essayais de détendre l’atmosphère, mais cette plaisanterie avait un fond de vérité, comment faire comme s'il n'y avait rien entre nous alors que ma seule envie était de passer plus de temps avec lui, de l'embrasser ou le serrer dans mes bras ? Tout cela allait être impossible en dehors de cet appartement.

Il me demanda alors si je comptais poursuivre mes études après ma 4ème année. Je ne m'étais pas vraiment posé la question et il était peut être temps que je le fasse, parce que si tout se passait comme prévu, j'allais entamer cette 4ème année en question à la prochaine rentrée. Hors de question d'échouer une nouvelle fois, j'avais bien trop travailler pour ça. Je n'étais pas certaine de vouloir me lancer dans un master, je voulais monter sur scène, me lancer dans de nouveau projet et construire ma carrière, c'était mon but depuis toujours. Mais la question qu'il aurait du se poser était de savoir si j'allais rester au Japon une fois mon diplôme obtenu. Ça aussi il allait falloir qu'on en parle. Mon père m'avait envoyé ici pour que je fasse des études et il s'attendait à ce que je rentre après. La seule chose qui changerait la donne soit que ma carrière décolle ici, il me restait donc un peu plus d'un an...

Je posais les yeux sur Yûji en me mordant la lèvre, devais-je lui en parler maintenant ? N'avions nous déjà pas assez de sujet à propos desquels nous inquiéter pour le moment ? Je soupirais avant de lui répondre.

« Je n'ai pas prévu de faire un master, j'aimerais lancer ma carrière... »


Je savais que je pouvais tout lui dire, il pouvait tout entendre, il me l'avait prouvé aujourd'hui quand je lui avais parlé de mon passé et puis, si je voulais que notre relation se passe bien, je ne pouvais pas lui cacher ce genre de chose.

« Mais Yûji, il faut que tu saches une chose... Je te l'ai dis plus tôt, mon père m'a fait venir ici pour mes études, à la base, il n'était pas prévu que je reste une fois que j'aurai mon diplôme. »


Mais les choses avaient changé, moi j'avais changé. Et je m'étais construite une vie ici, une vie que je n'avais pas envie de quitter. Les débuts avaient été compliqués mais désormais, je me sentais bien au Japon et même si ne plus voir ma famille était parfois difficile, je ne me voyais pas tout quitter pour retourner aux États-Unis, restait à convaincre mon père que j'avais fais le choix opposé au sien, comment lui faire comprendre que je souhaitais faire ma vie dans le pays qu'il avait fuit ?



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Au vu de leur situation délicate, la bulle romantique entre eux n’aurait pas pu rester indéfiniment. Elle avait rapidement éclaté, les ramenant brusquement à la réalité. C’est bon, ils avaient batifolé, s’étaient dit de belles choses prometteuses, et maintenant la vie leur mettait une claque à chacun et leur rappelait qu’ils allaient galérer bien fort.

En termes de prudence, côté relations personnelles, cela ne serait pas bien difficile pour Yûji. Fâché avec son père, quasiment pas d’amis car il était socialement handicapé et ne savait pas s’attacher aux gens. Le plus dur serait éventuellement de ne pas en parler à sa mère. Mais fouineuse et curieuse qu’elle était, elle ne pourrait jamais tenir sa langue, il allait donc falloir serrer les dents à chaque fois qu’elle lui lancerait une pique sur son célibat, et qu’elle essaierait tant bien que mal de l’inscrire à des gôkon car ça l’ennuyait que son fils unique finisse vieux garçon. Bah si elle savait … Rien qu’à cette pensée, Yûji grimaça. Il adorait sa mère, mais elle restait une dame qui aimait les petits potins de quartier. Mais il était également possible qu’elle assène une gifle monumentale à son fils lorsqu’il lui dirait que Mitsue était -ou avait été, selon combien de temps il tiendrait avant de craquer, son étudiante. Et une fois la colère passée, elle s’adoucirait. En revanche, pour ce qui était de son père, cela ferait juste un motif supplémentaire pour creuser le fossé entre eux. Quelle joie en perspective.

La petite blague de Mitsue ramena Yûji à la réalité, et il sourit légèrement. Ce qui pouvait équivaloir à un rire franc chez une personne normale. Yûji ne réagissait pas au même rythme que les autres. Quant au rire, c’était quelque chose d’extrêmement rare chez lui. Il donnait le meilleur de lui-même sur scène quand on lui refilait des rôles comiques, mais il préférait les rôles au caractère profond, avec une véritable introspection et un intérêt pour le background de ce dernier. Cependant, avec sa carrière naissante, il prenait ce qu’on lui proposait, et s’il devait faire le pitre à l’écran, il le ferait. Mais dans la réalité, il était quelqu’un d’extrêmement sobre. Il se demanda d’ailleurs si Mitsue ne risquait pas de s’ennuyer avec quelqu’un d’aussi plat que lui. Mais bon. C’était un autre sujet.

« Promets-moi de faire ta meilleure pokerface quand tu me croiseras. »

La question de la poursuite d’études vint sur le tapis juste ensuite. Le professeur voulait savoir dans quoi ils mettaient les pieds pour être le plus méticuleux possible. Lorsqu’il la vit se mordre la lèvre inférieure, il sentit qu’il avait touché une corde sensible. Un paramètre auquel il n’avait pas pensé ? Il fut soulagé l’espace d’un instant lorsqu’elle avoua ne pas vouloir poursuivre son master et lancer rapidement sa carrière. Ouf, cela voulait dire encore un an à tenir cachés. Car après tout une fois diplômée, il pouvait rester prof et s’afficher avec elle que ça ne poserait plus de soucis. Quoique, les rumeurs du « elle était son étudiante et a sûrement couché avec lui pour réussir » pourraient leur être fatales à tous les deux. Ouais, oublions ça. Il n’eut pas le temps de s’inquiéter davantage car Mitsue lui donna directement matière à pâlir. Il n’avait absolument pas prévu que sa famille souhaite qu’elle rentre aux Etats-Unis après ses études au Japon. Que faire de cette information ? Il n’en était pas le maître, malheureusement. Il se hasarda donc à poser une question :

« Je vois. C’est le choix de ton père. Mais toi, qu’est-ce que tu veux faire ? Car c’est ça le plus important, je pense. »

Il était bien placé pour savoir que si on cédait aux envies et caprices de nos parents qui tentaient de vivre leurs rêves par procuration à travers leurs enfants, on ne vivait sa vie qu’à moitié et on n’était pas heureux. C’est pour cela qu’il avait pété un plomb et tout plaqué pour s’enfuir en Corée du Sud il y a une dizaine d’années. Et il ne serait pas celui qu’il était aujourd’hui s’il avait fait ces études d’architecte pour reprendre le cabinet familial.



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C'était frustrant de savoir que nous ne pourrions en parler avec personne. Généralement, c'est le genre de chose qu'on se raconte entre copines. Surtout que depuis que j'étais arrivée au  Japon, je n'avais jamais eu de relation sérieuse. Et il avait fallu que je tombe amoureuse de mon prof. A bien y réfléchir, je me demandais s'il était possible d'avoir une histoire encore plus compliquée que la notre. Alors oui, nous nous étions laissé porter par les événements aujourd'hui, comme si tout le reste n'avait plus d'importance et je devais reconnaître que ça m'avait fait du bien, mais il fallait bien que nous remettions les pieds sur terre à un moment ou l'autre. Ce moment, c'était maintenant, il s'agissait de ne pas faire de boulette si nous voulions que ça fonctionne.

Je le vis sourire à ma petite plaisanterie, signe qu'elle avait fonctionné. J'avais appris à décrypter ce genre de chose chez lui. En ça, nous étions assez différents, tout chez moi pouvait trahir mon humeur du moment, heureusement pour nous, le théâtre m'avait beaucoup aidé avec ça et j'arrivais à bien mieux cacher mes émotions qu'avant. Restait a espérer que se serai suffisant pour ne pas nous faire griller sur le campus. Je sens que les prochains mois risque d'être compliqué.

« J'essaierai, promis. »

Et en parlant du campus, la discussion s'était logiquement orientée vers mes études et ce que j'envisageais de faire après ma quatrième année. Yûji venait à peine d'apprendre aujourd'hui que je venais des États-Unis, pas étonnant donc qu'il ignore qu'il était prévu que j'y retourne. Mais en quatre ans, les choses avaient beaucoup évolué pour moi. Je n'avais pas spécialement d'attente en arrivant ici, bien au contraire. Je n'avais pas souhaité tout ça, mais aujourd'hui, les choses étaient totalement  différentes et je ne me voyais pas repartir. J'avais beau avoir vécu 18 ans là-bas, c'était ici que je me sentais chez moi. Mais il allait falloir que je montre très persuasive auprès de mon père. Lui qui était si protecteur envers ses filles, je l'avais toujours considéré que le seul homme de ma vie, peut être Yûji allait-il changé la donne, mais ça, il était encore trop tôt pour le savoir.

Je savais que cette information serai un nouveau sujet épineux pour nous, mais j'avais préféré le mettre au courant tout de suite, je préférais être honnête plutôt qu'il ne l'apprenne par surprise plus tard. Je voyais bien qu'il ne s'était pas attendu à ça, il ne l'avait même pas envisagé une seconde, pas étonnant avec le nombres de révélations que je lui avait faite aujourd'hui. Je soupirais alors un peu dépitée tandis qu'il me demandais ce que moi je voulais, jugeant que c'était plus important que les choix de mon père. Il n'avait pas tord, il s'agissait de ma vie et donc des mes choix, mais ça ne serait pas si facile de le convaincre.

« En réalité, ça fait des mois que j'y pense maintenant. C'est ici que j'ai commencé à me construire une vie et je n'ai pas envie de tout abandonner encore une fois, mais mon père à beau être un homme formidable que j'aime de tout mon cœur, il est aussi extrêmement têtu, ce ne sera pas facile de lui faire entendre tout ça. »

Peut être que mes grands parents pourraient-ils être des alliés dans cette histoire ? Après tout, ils n'avaient jamais totalement réussi à accepter le départ de leur fils.



Koizumi Yûji
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La frustration chez Mitsue était palpable, Yûji le sentait. Il s’imaginait qu’elle aurait eu envie, dans une relation normale, de partager ses doutes et ses réussites avec son entourage. Lui, ce n’était pas quelque chose de nécessaire. Il ne voyait pas vraiment avec qui converser de tout cela en dehors de sa mère. Mais les visions d’horreur qu’il avait eues un peu plus tôt avaient suffi à le dissuader de la mettre au parfum pour le moment. Mais pour la jeune femme, ça devait être bien plus délicat.

Mitsue avait promis d’essayer d’être la plus discrète et neutre possible sur le campus. Il savait que c’était beaucoup lui demander, de ne pas être elle-même, de refouler ses sentiments et de jouer un rôle. Dans son cas, cela faisait tellement d’années qu’il portait des masques partout où il se rendait, qu’il n’y prêtait même plus attention. Véritable caméléon, il s’adaptait à la majorité des situations avec une habilité déconcertante. Même si là, cette situation était assez inédite pour lui et risquait de lui donner du fil à retordre. Le jeune homme avait même de plus en plus de mal à définir ce qui était vraiment lui, et ce qui faisait partie de ses rôles. C’était un peu triste. Mais il était pourtant si sociable et jovial quand il était plus jeune, que c’était difficile d’imaginer qu’il soit devenu un tel mur humain.

Le professeur avait demandé à Mitsue ce qu’elle prévoyait à l’issue de sa quatrième année. Elle semblait un peu indécise, mais convaincue de ne pas vouloir poursuivre dans un master. Ce n’était pas la voie la plus plébiscitée pour ceux qui choisissaient les arts de la scène en général. Ils préféraient se lancer le plus tôt possible, l’âge comptant pas mal dans le milieu. Yûji avait eu de la chance d’avoir cette opportunité dans le domaine du petit écran, car sinon il aurait sans doute fini professeur à vie. Il n’aurait pas regretté ce choix puisqu’il aimait malgré tout ses expériences d’enseignement, qui l’avaient mené à des rencontres inoubliables. Mais il y aurait sans doute eu un petit manque à combler dans sa vie professionnelle.

La nouvelle tomba. Une difficulté de plus qui venait noircir le tableau. Le père de la jeune femme avait pour ferme intention que sa fille retourne aux Etats-Unis à la fin de ses études. Bon, ce n’était pas une grande révélation, c’était souvent ce genre de scénarios avec les étudiants venus étudier loin de chez eux. Mais elle avait vingt-deux ans, bientôt vingt-trois, et elle était en mesure de faire ses propres choix normalement. Il s’était donc permis de lui poser la question en ce sens. Sa réponse fut rassurante à ses oreilles, et dans tous les cas, il comprenait son point de vue de manière objective. Lorsqu’on passait de nombreuses années dans le même pays, on finissait naturellement par s’y plaire et à avoir envie d’y rester. La preuve était que Yûji n’avait jamais voulu vivre en Corée du Sud et y avait pourtant passé 10 ans de sa vie. Mais il entendit aussi que son père était têtu, ce qui lui rappela sa propre situation.

« On a plus en commun que ce qu’on pouvait imaginer, finalement. Mais je suis certain que tu sauras trouver les mots pour le convaincre, si c’est ce que tu souhaites vraiment. »

Il espérait juste qu’elle ne prenait pas cette décision juste à cause de lui. Il n’osait pas demander, ayant un peu peur de l’influencer et qu’elle se sente obligée de lui répondre qu’il comptait dans la balance pour le rassurer.

« Bon, on a beaucoup de facteurs à gérer, mais en prenant les choses petit à petit, on devrait s’en sortir. Je l’espère. »

Il sourit à nouveau, légèrement. Jetant un coup d’œil à la fenêtre, il constata que le jour commençait doucement à décliner et que le ciel se teintait d’orange. Mince, ils avaient passé autant de temps ensemble ? Il espérait qu’elle n’aurait pas d’ennuis.

« Tu n’as pas d’obligations particulières ou de couvre-feu en vivant à la Résidence ? Je ne voudrais pas te causer d’ennuis. »



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